Les faussaires de Manhattan.
Réalisation : Marielle Heller.
Scénario : Nicole Holofcener et Jeff Whitty.
Production : Anne Carey, Amy Nauiokas, David Yarnell.
Musique : Nate Heller.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, Archer Gray, Bob Industries et TSG Entertainment.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première mondiale : 1er septembre 2018 (Telluride).
Date de sortie USA : 19 octobre 2018.
Date de sortie française : 31 juillet 2019.
Titre original : Can You Ever Forgive Me?.
Durée : 1h46.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 12,4 millions de dollars.
Box-office USA : 8,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 103 253 entrées.
Résumé.
Auteure sans le sou, Lee Israel se lance dans la falsification d’échanges écrits d’auteurs célèbres qu’elle revend aux enchères.
Casting.
Lee Israel : Melissa McCarthy (VF : Véronique Alycia).
Jack Hock : Richard E. Grant (VF : Pierre-François Pistorio).
Anna : Dolly Wells (VF : Karine Texier).
Alan Schmidt : Ben Falcone (VF : Inconnue).
André : Gregory Korostishevsky (VF : Inconnue).
Marjorie : Jane Curtin (VF : Inconnue).
Arlene : Joanna Adler (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les faussaires de Manhattan est l’adaptation de l’autobiographie Can You Ever Forgive Me? de Lee Israel publié en 2008.
Le projet débute en 2011.
Julianne Moore a été envisagée pour le rôle d’Israël ; Sam Rockwell pour celui de Jack Hock.
Le tournage s’est déroulé de janvier à mars 2017 à New York.
Notre critique de Les faussaires de Manhattan.
Escroquerie, besoin de se ressaisir, spirale infernale… de bons ingrédients pour un film réussi.
Si la structure du scénario se veut très classique (présentation, galère, solution, gloire, échec, reconstruction…), l’écriture est tellement prenante qu’on se fait prendre par cette arnaque de plus en plus compliquée et à risques. On voit ainsi une faussaire qui est de plus en plus obsédée par ce qu’elle fait malgré les risques. Si au début tout va bien, quand le FBI se penche sur l’affaire, cela donne plus de tension au film qui en avait besoin. En effet, la première moitié est assez plate avant de s’envoler dans la seconde.
On découvre ainsi l’escroquerie en littérature et c’est intéressant de voir ce domaine tant ce n’est pas ce qui vient le plus à l’esprit. Cependant, on a aussi une impression de tourner en rond car c’est très répétitif. Bien que ça ne provoque pas l’ennui car on se demande jusqu’où ça va aller avant que ça ne parte en vrille (ou non), on a quelques passages inutiles comme la relation amoureuse de son « complice » qui n’apporte rien à l’intrigue principale.
Point fort pour le casting qui est vraiment convaincant et livrant de belles prestations. Lee est peu attachante au début du film car trop renfermée, trop râleuse… avant qu’on commence à compatir pour elle avec ses mésaventures et de voir une femme battante pour s’en sortir grâce à son talent pour l’écriture. On est limite prête à l’aider malgré l’illégalité. Mais son personnage prend encore plus de profondeur quand elle perd davantage pied et qu’elle se rend compte que cela de plus en plus compliqué de tout gérer sans se faire prendre.
Son complice, Jack, est plus excentrique et l’esprit libre, se lançant dans cette arnaque également mais cela créé des tensions dans leur binôme. Mais son esprit retord n’est pas sans risque.
La réalisation n’est pas des plus mémorables car elle se contente de sa zone de confort. C’est le bémol qu’on pourrait reprocher à ce film de ne pas avoir osé une approche artistique plus audacieuse afin de lui donner une touche d’originalité supplémentaire. De plus, on reste dans des teintes assez austères et limites déprimantes. Bien que ça reflète l’état d’esprit de l’héroïne, cette dernière est parfois plus heureuse et ça aurait pu se manifester à l’écran.
Il ya aussi un rythme trop pesant par moment et on a déjà bien compris que ce n’était pas une comédie qu’on regardait. La bande originale ne parvient pas non plus à nous subjuguer et ne nous plonge pas dans cette époque située dans le long-métrage.
Les faussaires de Manhattan est un bon film mais manque la perfection quand même.







