Les incorruptibles.
Réalisation : Brian De Palma.
Scénario : David Mamet.
Production : Art Linson.
Musique : Ennio Morricone.
Société de production : Paramount Pictures.
Distributeur : Paramount Pictures.
Première mondiale : 2 juin 1987 (New York).
Date de sortie USA : 3 juin 1987.
Date de sortie française : 21 octobre 1987.
Titre original : The Untouchables.
Durée : 1h59.
Budget : 25 millions de dollars.
Box-office mondial : 106,2 millions de dollars.
Box-office USA : 76,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 459 380 entrées.
Résumé.
À Chicago dans les années 1930, la prohibition est en place mais Al Capone pratique la contrebande et dirige la ville dans l’ombre. Eliot Ness, agent du Trésor américain, monte une équipe fiable afin de l’arrêter alors que la corruption existe dans la police.
Casting.
Eliot Ness : Kevin Costner (VF : Hervé Bellon).
Jimmy Malone : Sean Connery (VF : Jean-Claude Michel).
Oscar Wallace : Charles Martin Smith (VF : Vincent Violette).
George Stone : Andy García (VF : Thierry Ragueneau).
Al Capone : Robert De Niro (VF : Jacques Frantz).
Frank Nitti : Billy Drago (VF : Philippe Peythieu).
Catherine Ness : Patricia Clarkson (VF : Marie-Martine Bisson).
Mike Dorsett : Richard Bradford (VF : Antoine Marin).
Walter Payne : Jack Kehoe (VF : Roger Crouzet).
George : Brad Sullivan (VF : Jean-Claude Montalban).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les incorruptibles est l’adaptation du livre The Untouchables d’Eliot Ness publié en 1957, retraçant sa traque d’Al Capone.
Bob Hoskins a été envisagé pour le rôle d’Al Capone ; Jeff Bridges, Michael Douglas, Mel Gibson, Harrison Ford, Jack Nicholson, Nick Nolte et Mickey Rourke pour celui d’Eliot Ness.
Robert De Niro a pris 12 kilos pour son rôle.
Albert H. Wolff, un des vrais « Incorruptibles », a servi de consultant sur le film.
Le tournage s’est déroulé du 18 août au 21 novembre 1986 dans l’Illinois.
Notre critique de Les incorruptibles.
Nom célèbre, voir un film sur son arrestation a de quoi attirer.
Le scénario est aussi palpitant que l’enquête. Plus on avance et plus ça monte en intensité car il y a autant de mystères que d’enjeux. En effet, vu que la corruption règne à tout va dans tous les rouages du système et ce au regard de tous, on se demande vraiment comment Ness va réussir à s’en sortir. On entre ainsi dans un sac de nœuds dont le parcours est bourré d’obstacles et ça se ressent dans l’écriture.
C’est très prenant et on alterne ainsi avec la traque, l’action et les séquences dramatiques livrant ainsi de belles émotions. C’est aussi un jeu entre les intouchables et les corrompus, de savoir qui va réussir à coincer qui. On est conquis par le scénario de haute qualité. De plus, c’est une affaire financière. Si on regrette de ne pas voir tout l’enfer de la mafia avec la contrebande, il est intéressant de voir un autre genre d’enquête dans un film policier.
Très beau casting également pour des personnages convaincants. Ness est ainsi un agent fédéral chargé des finances. Pas forcément un homme d’action, il saura pourtant manier l’arme efficacement et usera des muscles à bon escient. Mais c’est son intelligence qui lui permettra de gérer la situation en gardant un moral d’acier. Nous retiendrons surtout Malone, un policier droit dans ses bottes qui ne mâche pas ses mots et qui est un fin stratège. Un beau parleur avec beaucoup de charisme.
Les autres membres du groupe sont moins présents mais on pardonne. Quant à Capone, on le voit finalement très peu mais il en impose à chaque fois. On comprend qu’il dirige la ville sans se cacher et en graissant la patte à tous ceux dont il a besoin. Les gens ont peur donc ils font tout ce qu’il désire pour le couvrir.
Rien à redire non plus sur la réalisation. Tout d’abord pour son immersion temporelle où les décors, les véhicules, les costumes… tout donne un charme. La mise en scène offre aussi de beaux moments, en particulier lors des fusillades qui sont rythmées à bon escient sans tomber dans la surenchère d’action. Il y a aussi un bon travail sur la composition de l’image à quelques reprises même si on n’aurait pas refusé d’avoir un petit cachet graphique supplémentaire pour nous replonger plus lointain dans le temps. La bande originale ne démérite pas créant ainsi une ambiance pesante à l’exception d’une scène dramatique en apparence mais dont la musique fait trop comique malheureusement.
Les incorruptibles est un excellent film aussi bon sur le fond que sur la forme pour l’essor d’un agent qui va faire tomber le plus grand chef de la pègre.







