Les rayons et les ombres.
Réalisation : Xavier Giannoli.
Scénario : Jacques Fieschi et Xavier Giannoli.
Production : Olivier Delbosc, Sidonie Dumas et Patrick Godeau.
Musique : Guillaume Roussel.
Société de production : Curiosa Films, Gaumont, UMedia Production Services, Umedia et Waiting For Cinema.
Distributeur : Gaumont.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 18 mars 2026.
Titre original : Les rayons et les ombres.
Durée : 3h15.
Budget : 31 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 865 710 entrées.
Résumé.
Durant des années, Jean Luchaire et Otto Abetz ont œuvré pour la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Lorsque la Seconde Guerre Mondial éclate, Jean se met à collaborer, sa fille Corinne cherche sa place et Otto devient ambassadeur du Reich à Paris.
Achats.

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Casting.
Jean Luchaire : Jean Dujardin.
Corinne Luchaire : Nastya Golubeva Carax.
Otto Abetz : August Diehl.
Guy Crouzet : Vincent Colombe.
Père de Jean Luchaire : André Marcon.
Lydia Rogers : Anna Próchniak.
Delphine : Giorgia Sinicorni.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les rayons et les ombres est tiré d’une histoire vraie.
Notre critique de Les rayons et les ombres.
Encore et toujours un film sur la Seconde Guerre Mondiale, va-t-on vers une approche originale ?
Le plus souvent, on a soit une vision des sauveurs via l’armée, soit via les civils en tant que résistants mais ici, on va partir sur un autre point de vue : les collaborateurs. C’est là que le scénario a donc un grand potentiel surtout qu’on va voir ça à travers trois personnages. Le français via la presse, sa fille française qui va être plus dans le spectacle et l’allemand qui va devenir ambassadeur.
Ainsi, on va voir comment l’information va devenir un outil de propagande pour préparer les mentalités à une autre doctrine et à un autre régime. Puis comment l’ascension dans le cinéma en tant qu’actrice peut aussi créer la chute rapidement. Enfin comment un homme va devoir jouer sur deux tableaux tout en restant loyal.
Malheureusement, le scénario veut trop en faire mais sans rien vraiment faire. Il se veut trop déséquilibré, essayant de rester sur un fil délicat et ça se ressent dans l’écriture. De plus, il n’y a rien de vraiment marquant dans l’histoire, les émotions sont aux abonnées absentes. On n’arrive pas à rentrer pleinement dans le sujet, de voir comment la collaboration a pu faire des ravages et on s’ennuie très rapidement.
Trois protagonistes, on le disait. On commence avec Jean. Ce pacifiste français ne veut plus revivre des années de guerre et cherche à travers le dialogue à rapprocher les pays et les populations pour mieux s’écouter, se comprendre et aller de l’avant. Son idée est louable mais c’est aussi ce qui va l’aveugler. Il est convaincu par le bien-fondé de ce qu’il fait sans voir vraiment ce qui se passe. Il n’est aussi pas si « bon » que ça, ne sachant pas gérer les finances, misant sur l’apparence…
Même si l’acteur s’en sort bien, on a du mal à voir sa souffrance ou son bonheur. Le fait qu’en plus son personnage soit malade n’apporte pas un intérêt supplémentaire sur son personnage. Son ami Otto, ambassadeur allemand, cherche à préserver la relation qu’ils ont mais là aussi, on voit mal l’évolution de sa mentalité à être fidèle au nazisme. On ne sait pas s’il manipule un camp ou s’il est sincère, s’il veut vraiment empêcher cette guerre en laissant passer des choses atroces.
Quant à Corinne, c’est une actrice qui va grimper en célébrité mais en devenant elle aussi malade (permettant de voir les conséquences de la tuberculose à cette époque), tout en étant fille de collaborateur, on assiste à sa dégringolade et à son rejet par la société. Elle en revanche, on voit à quel point elle va mal, que sa santé se dégrade aussi vite que son moral et partant dans les excès pour oublier ça. On compatit plus facilement à ce qu’elle endure.
C’était la question qu’on se posait : est-ce qu’on va voir les 3h15 passer vite ou non ? Et bien… non, c’est vraiment très, très, trop long. Le scénario est dense mais assez vide dans le fond et la mise en scène n’arrange rien. Tout est très lent. Si parfois ça fonctionne pour mieux servir les propos, ici ça ne fait qu’accentuer l’ennui existant. La sobriété aurait pu être évité pour justement marquer davantage les esprits à travers une approche plus audacieuse.
La seule « folie » est la narration entre le présent et le passé mais on trouve que c’est mal géré pour être plus intense. Côté immersion, ça fonctionne bien mais là aussi, on reste encore trop dans les festivités mondaines et pas assez dans la misère sociale durant cette guerre.
Les rayons et les ombres avait un bon sujet mais qui finit par se noyer dans l’ennui et sa longueur.







