L’étrange histoire de Benjamin Button.
Réalisation : David Fincher.
Scénario : Eric Roth.
Production : Frank Marshall, Ceán Chaffin et Kathleen Kennedy.
Musique : Alexandre Desplat.
Société de production : Warner Bros., Paramount Pictures et The Kennedy/Marshall Company.
Distributeur : Paramount Pictures.
Première mondiale : 10 décembre 2008 (Sydney).
Date de sortie USA : 25 décembre 2008.
Date de sortie française : 4 février 2009.
Titre original : The Curious Case of Benjamin Button.
Durée : 2h46.
Budget : 150 millions de dollars.
Box-office mondial : 335,8 millions de dollars.
Box-office USA : 127,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 595 615 entrées.
Résumé.
Benjamin Button est quelqu’un qui va vivre sa vie à l’envers. Il nait vieux à 80 ans et plus le temps passe, plus il grandit et rajeunit.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting.
Benjamin Button : Brad Pitt (VF : Jean-Pierre Michaël).
Daisy Fuller : Cate Blanchett (VF : Isabelle Gardien).
Caroline : Julia Ormond (VF : Agathe Schumacher).
Queenie : Taraji P. Henson (VF : Annie Milon).
Thomas Button : Jason Flemyng (VF : Xavier Fagnon).
Elizabeth Abbott : Tilda Swinton (VF : Laurence Bréheret).
Mike : Jared Harris (VF : Jean-François Vlérick).
Tizzy : Mahershala Ali (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Ngunda Oti : Rampai Mohadi (VF : Franck Soumah).
Daisy (6 ans) : Elle Fanning (VF : Émilie Rault).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
L’étrange histoire de Benjamin Button est l’adaptation de la nouvelle du même nom de F. Scott Fitzgerald publiée en 1922.
Les droits d’adaptation ont été achetés dans les années 1980 et passera entre les mains de plusieurs réalisateurs (Frank Oz, Steven Spielberg, Ron Howard…). Il faudra attendre 2007 pour que le projet se lance enfin.
Selon les scènes, Brad Pitt avait cinq heures de maquillage par jour.
Le tournage s’est déroulé du 6 novembre 2006 au 5 mars 2007 au Canada, Louisiane et Californie.
Notre critique de L’étrange histoire de Benjamin Button.
Vu le synopsis, on salue l’originalité car il y a matière à faire.
Concept totalement loufoque mais porteur car de sérieux sujets vont pouvoir être traités. Déjà le rejet et la peur de la différence, tant l’apparence de Benjamin effraye les gens (surtout dans son enfance évidemment). Si ça pouvait évoquer une maladie, on n’aura jamais pour autant le fin mot de l’histoire et on prend donc le constat de cette façon. Mais il va y avoir une thématique domaine : la vie, avec ses hauts et ses bas. Il y a une certaine exposition négative dans le sens que plus Benjamin grandit et rajeunit, plus il voit les autres vieillir et mourir. Cela impacte aussi les romances, la maturité et vivre tout court. Tout est une question d’équilibre.
Néanmoins, on s’attendait quand même à beaucoup mieux comme développement et approfondissement sur ce sujet. Rien n’amène vraiment à une réflexion sur comment profiter de la vie, comment aborder la mort, comment gérer les relations, subir le temps qui passe, les regrets de la jeunesse… Même si ça aurait pu être redondant, il est dommage que personne ne semble vraiment surpris de voir un homme rajeunir.
Le scénario de L’étrange histoire de Benjamin Button n’offre d’ailleurs aucun moment vraiment fort et impactant. Si on ne s’ennuie pas vraiment, c’est assez déséquilibré dans le traitement du temps, s’attardant parfois trop longtemps sur des séquences assez basiques. Tout s’accélère aussi trop vite sur la fin.
Il n’y a pas grande prouesse du casting de L’étrange histoire de Benjamin Button qui fait correctement le job. Benjamin est presque plus intéressant quand il est enfant que quand il est adulte. Durant sa jeunesse, il doit supporter le regard des autres, il vit en maison de retraite où son apparence passe plus inaperçue malgré son immaturité enfantine. Il se sent prisonnier d’un corps qu’il ne maîtrise pas. Une fois adulte, c’est devenu un personnage lambda qui fait sa vie. Pourtant, il est conscient que sa vie va tôt ou tard devenir plus instable en redevenant en apparence à un adolescent et à un enfant. Malheureusement, ça manque de développement sur ce mal-être qui va l’envahir.
Daisy est clairement inintéressante tout en étant par moment détestable. Enfant, elle est touchante et empathique. En grandissant, elle pense surtout à elle, reniant presque son ami avant de se raviser et, à son tour, devenir un personnage classique sans grande saveur. Les autres rôles ne sont là que de passage et n’arrivent pas à donner de l’épaisseur à l’intrigue.
Le temps, c’est justement ce que le réalisateur va devoir gérer de plusieurs façons. La première dans la narration où on va débuter à une période de quelqu’un qui raconte l’histoire. Puis sur la vie de Benjamin où on va traverser toute sa vie et donc plusieurs décennies. On ne verra l’écoulement de la chronologie qu’à travers le visage de Benjamin ainsi que quelques événements du monde mais ça reste superflu.
Puis il y a bien sûr ce vieillissement inversé. Les effets numériques sont appelés en renfort et ça donne vraiment un rendu étrange et parfois irréel car on a du mal à s’imaginer ça. C’est quand le maquillage prend le relais que c’est plus convaincant. La mise en scène reste donc bien simpliste. De même que la bande originale qui n’arrive pas à poser une ambiance suffisamment fantastique ou émouvante.
L’étrange histoire de Benjamin Button avait un concept audacieux mais qui ne parvient pas à aller au fond des choses sur l’écoulement du temps et de la vie.







