Margaret.
Réalisation : Kenneth Lonergan.
Scénario : Kenneth Lonergan.
Production : Gary Gilbert, Sydney Pollack, Scott Rudin et Blair Beard.
Musique : Nico Muhly.
Société de production : Fox Searchlight Pictures, Camelot Pictures, Gilbert Films, Mirage Enterprises et Scott Rudin Productions.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Date de sortie USA : 30 septembre 2011.
Date de sortie française : 29 août 2012.
Titre original : Margaret.
Durée : 2h30.
Budget : 14 millions de dollars.
Box-office mondial : 564 864 dollars.
Box-office USA : 46 495 dollars.
Entrées françaises : 503 entrées.
Résumé.
Lisa est témoin d’un accident mortel de la circulation dont elle en est en partie la cause. Elle cache la vérité et ce secret la pèse.
Casting de Margaret.
Lisa Cohen : Anna Paquin (VF : Séverine Cayron).
M. Aaron Caije : Matt Damon (VF : Damien Boisseau).
Jason Maretti Berstone : Mark Ruffalo (VF : Marc Weiss).
Paul Hirsh : Kieran Culkin (VF : Emmanuel Deconinck).
Monica Sloane : Olivia Thirlby (VF : Inconnue).
John Andrew Van Tassel : Matthew Broderick (VF : David Pion).
Ramon Cameron : Jean Reno (VF : lui-même).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le montage avait une durée initiale de trois heures mais les studios imposèrent qu’il fasse deux heures et demi. Des conflits sont apparus dans la production afin d’avoir le dernier mot. Martin Scorsese a prêté main forte pour le montage mais sa version fut aussi refusée. La sortie du film, prévue pour 2007, fut repoussée à 2011 en raison des différents procès.
Le tournage s’est déroulé de septembre à novembre 2005 à New York.
Notre critique de Margaret.
Un pitch en apparence mystérieux et captivant, on s’attend alors à quelque chose d’intense.
Le tout début du film est sur cette lancée jusqu’à l’accident. S’ensuit alors plus de deux heures à combler mais malheureusement, c’est du grand n’importe quoi. Alors pas dans le sens que ça part en vrille complet, mais que ça part sur tellement d’intrigues secondaires que la principale en est négligée. Certes, on voit en partie une adolescente choquée et un côté enquête pour rétablir la vérité, mais il n’y a strictement rien d’haletant alors que c’est la base de l’intrigue. À la place, on a droit à la romance de la mère et sa pression de ses pièces de théâtres, aux premières expériences de l’adolescente, à un débat politique houleux sur l’américanisme face au monde arabe.. En clair, que des éléments qui ne servent à rien si ce n’est rallonger interminablement l’histoire. Tout le potentiel s’en retrouve gâché par tout ça. On finit par vite s’ennuyer et se demander pourquoi on ne se concentre pas sur le potentiel émotionnel d’un traumatisme et de la culpabilité.
Un des points à retenir du film est la performance convaincante d’Anna Paquin. Elle offre beaucoup de facettes à son personnage. Cependant, ce même rôle manque d’attachement car peu approfondi au final. Dans les scènes dramatiques, on comprend son désarroi et les remords mais c’est en partie survolé. On voit mal le traumatisme sur le temps, elle cherche à se battre pour dire ce qu’il s’est réellement passé mais dans un sens, on ne voit pas les conséquences qu’elle ait également menti. Les rôles secondaires sont encore plus inintéressants (le pire étant celui incarné par Jean Reno). La présence de Mark Ruffalo (en tant que chauffeur de bus) ne sert à rien et pour Matt Damon (le professeur), on pensait que son rôle serait plus important car lui aussi se trouve inutile. Le film pêche vraiment sur le développement des protagonistes et c’est bien dommage.
Afin de tenir une telle durée de film, il faut une réalisation maîtrisée. Même si elle n’est pas mauvaise, on sent vraiment trop la longueur. Beaucoup de séquences auraient pu être supprimées afin de rester sur l’essentiel et les émotions. Tout est trop distillé et déséquilibré. La lenteur pourrait servir à appuyer un axe dramatique mais cela ne prend pas du tout ici. Il y a quand même quelques scènes bien travaillées artistiquement à travers l’éclairage mais c’est tout. Même la bande originale se veut effacée et les chants d’opéra ici et là semblent en désaccord avec le propos du film. On conclue par le choix du titre qui est juste un poème mentionné dans une rapide scène. Curieux car d’autres titres auraient été plus percutants.
Margaret est trop désordonné pour être un film mémorable.







