Midsommar.
Réalisation : Ari Aster.
Scénario : Ari Aster.
Production : Patrik Andersson et Lars Knudsen.
Musique : Bobby Krlic.
Société de production : A24, B-Reel Films, Nordisk Film et Square Peg.
Distributeur : A24.
Première mondiale : 24 juin 2019 (Los Angeles).
Date de sortie USA : 3 juillet 2019.
Date de sortie française : 31 juillet 2019.
Titre original : Midsommar.
Durée : 2h27.
Budget : 9 millions de dollars.
Box-office mondial : 48,5 millions de dollars.
Box-office USA : 27,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 121 390 entrées.
Résumé.
Dani et Christian sont sur le point de se séparer. Lorsque Dani subit une tragédie familiale, Christian ne veut pas la laisser seule et l’emmène en Suède avec des amis pour assister à un festival aux étranges coutumes ancestrales.
Casting de Midsommar.
Dani Ardor : Florence Pugh (VF : Kelly Marot).
Christian Hughes : Jack Reynor (VF : Gauthier Battoue).
Mark : Will Poulter (VF : Alexis Ballesteros).
Josh : William Jackson Harper (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Pelle : Vilhelm Blomgren (VF : Benjamin Gasquet).
Simon : Archie Madekwe (VF : Fabian Wolfrom).
Connie : Ellora Torchia (VF : Caroline Santini).
Siv : Gunnel Fred (VF : Catherine Griffoni).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Il existe une version director’s cut qui contient trente minutes de scènes en plus.
Le tournage s’est déroulé du 5 août au 6 octobre 2018 en Hongrie.
Notre critique de Midsommar.
Classé comme un film d’horreur avec une action dans un pays où il fait toujours jour, voilà une idée intéressante.
Soyons direct, ce n’est clairement pas le film d’horreur qu’on a l’habitude de voir. On pourrait presque dire qu’il n’a pas trop sa place dans ce genre tant le scénario est à la fois aussi étrange que fascinant. La première moitié de l’intrigue est plutôt simple, nous présentant une ancienne tradition suédoise dans un village reculé par des habitants très respectueux des codes. D’un point de vue extérieur, on pourrait les qualifier de marginaux voire même d’une sorte de secte où tout semble tout joli. Puis la seconde moitié va être plus tendu avec des actes glauques et qui vont provoquer le malaise.
En effet, comme c’est dit à un moment, doit-on juger les coutumes d’une autre culture ? Selon le regard qu’on porte, c’est un film qui peut soulever des questions. Néanmoins, même si l’ambiance est très particulière, on a l’impression qu’on ne va pas assez au fond des choses, faisant par moment du surplace sans chercher à creuser davantage son sujet. Il y avait pourtant pas mal de bases de posées et à exploiter (comme le deuil de l’héroïne ou encore le couple qui vacille), dommage. On se demande même comment l’histoire va se conclure car il n’y a pas trop de théories possibles.
Dani est ainsi l’héroïne principale et qui va passer par plusieurs stades. Elle débute meurtrie, blessée, ayant vécu une tragédie cruelle qui va complètement la bouleversée, déjà qu’elle vivait sous une certaine tension mentale dépressive. Plus son aventure dans ce village suédois avance, plus elle va se perdre avant de se ressaisir d’une façon bien étrange. C’est comme si elle avait vécu un lavage de cerveau, contrastant complètement par rapport à son vécu. On semble aussi en perdition qu’elle. Florence Pugh livre une superbe performance.
Christian, son conjoint qui voulait la quitter, s’embarque dans une aventure qui le dépasse mais son intérêt pour ses études le pousse à fermer les yeux sur les coutumes des habitants alors que c’est assez révoltant. Il semble mieux vivre tout ça et ça dérange vraiment. Concernant les autres amis, ils ne sont pas particulièrement développés pour qu’on s’intéresse pleinement à eux.
L’un est là par passion, l’autre pour le fun… c’est regrettable de ne pas avoir donner plus de points de vues sur la situation. Il n’y a pas non plus un des habitants qui est mis suffisamment en avant pour mieux les comprendre. En effet, on est plus ici dans une sorte de communion où chacun va vivre les émotions de l’autre.
Ce qu’on ne peut pas nier est bien la qualité de la réalisation. C’est très esthétique et ça tranche avec tous les codes du film d’horreur. Ici, on n’est pas dans les sursauts, l’obscurité… mais plus dans une approche macabre et poétique à la fois. Certaines images sont extrêmement choquantes et ça en donne des frissons. La mise en scène use beaucoup de lenteurs, de mouvements de caméras très posés et lourds, provoquant encore plus d’oppression. Le fait que les habitants soient tous habillés de blancs et dans un environnement fleuri appuient encore plus fortement le décalage. La bande originale joue également sur cette partition dérangeante et se veut même parfois très envoûtante.
Midsommar est très déroutant, provoquant un malaise avec une esthétique remarquable.







