Minuit dans l’univers.
Réalisation : George Clooney.
Scénario : Mark L. Smith.
Production : George Clooney, Bard Dorros, Keith Redmon et Grant Heslov.
Musique : Alexandre Desplat.
Société de production : Anonymous Content, Netflix, Smokehouse Pictures, Syndicate Entertainment et Truenorth Productions.
Distributeur : Netflix.
Date de sortie USA : 23 décembre 2020.
Date de sortie française : 23 décembre 2020.
Titre original : The Midnight Sky.
Durée : 1h59.
Budget : 100 millions de dollars.
Résumé.
En 2049, Augustine travaille seul dans une base en Arctique. Il cherche à empêcher le retour de la navette Aether (partie explorer une nouvelle planète habitable) sur Terre suite à une catastrophe planétaire.
Casting de Minuit dans l’univers.
Augustine Lofthouse : George Clooney (VF : Samuel Labarthe).
« Sully » Sullivan : Felicity Jones (VF : Chloé Berthier).
Gordon Adewole : David Oyelowo (VF : Jean-Baptiste Anoumon).
Iris : Caoilinn Springall (VF : Inconnue).
Mitchell : Kyle Chandler (VF : Emmanuel Curtil).
Sanchez : Demián Bichir (VF : Diego Ascencio).
Maya : Tiffany Boone (VF : Fily Keita).
Jean Sullivan : Sophie Rundle (VF : Audrey Sablé).
Augustine Lofthouse (jeune) : Ethan Peck (VF : Inconnue).
Mason Mosley : Tim Russ (VF : Thierry Desroses).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Minuit dans l’univers est l’adaptation du roman du même nom de Lily Brooks-Dalton publié en 2016.
Le projet débute en 2019.
Felicity Jones était réellement enceinte durant le tournage. Le scénario fut réécrit pour intégrer la grossesse au personnage.
George Clooney a perdu une dizaine de kilos pour son rôle.
Le tournage s’est déroulé en Islande, Espagne et Angleterre.
Notre critique de Minuit dans l’univers.
Concept intéressant sur le papier qui peut offrir de beaux moments.
En effet, il est rare de voir des films de science-fiction qui veulent empêcher une mission d’exploration de revenir sur Terre suite à une catastrophe mais dont la communication est difficile entre les deux lieux. Et ce qui débutait plutôt correctement va finir par s’enliser de plus en plus. On suit donc deux intrigues. La première se concentre sur la base Arctique avec une seule personne qui est malade. De quoi donner le poids de la solitude, l’instinct de survie et l’envie de sauver les derniers rescapés dans l’espace. Sauf que progressivement, ça devient de moins en moins intéressant à coup de péripéties de plus en plus présentes.
La seconde intrigue est celle du vaisseau spatiale. Là aussi, on va se retrouver dans un périple qui va donner des imprévus en tout genre pour compliquer le trajet et bien entendu, les communications. On a l’impression de suivre deux histoires qui ne sont finalement pas si liées. On l’avoue, l’ennui se fait sentir car on ne voit pas trop vers quoi on se dirige.
Augustine est un personnage qui avait un gros potentiel mais on a une sensation de gâchis. Désireux de rester sur Terre et dans sa base pour sauver les autres, c’est parce qu’il est malade assez gravement. Il cherche à survivre le plus longtemps possible mais il va être victime à la fois de sa maladie mais également de la solitude qui le pèse et également de ses traumatismes du passé qu’on découvre par petit bout. Solitude qui va disparaître avec Iris, une petite fille dont on ignore beaucoup de chose et qui se veut muette. Dommage car ça va donner des situations de protection de l’adulte envers l’enfant.
Dans l’espace, Sully est enceinte et va devoir gérer la mission. Sauf que sa grossesse n’a pas de grand impact dans l’histoire ni même de message sur la survie de l’humanité. Les autres membres de l’équipage n’ont pas de grand intérêt ni même de réelle personnalité.
Clooney offre une réalisation assez bonne, en revanche, il pêche dans le rythme. L’alternance des intrigues est totalement inégale, on s’attarde trop sur l’une ou sur l’autre et ça ne permet pas de créer vraiment un parallèle dans les situations. On salue en tout cas le fait que la mise en scène soit posée et même lorsqu’il y a plus d’action, cela reste mesuré. Le design du vaisseau est vraiment beau à voir, très épuré mais aussi futuriste comme il le faut. C’est également un film qui nécessite des effets visuels et ceux-ci sont plutôt inégaux, allant du magnifique à quelque chose de plus brouillon. Enfin, bon point pour la bande originale qui se veut très belle et reposante.
Minuit dans l’univers avait un potentiel énorme mais qui se veut gâché pour être trop simple et sans grande profondeur.







