Night call.
Réalisation : Dan Gilroy.
Scénario : Dan Gilroy.
Production : Jennifer Fox, Tony Gilroy, Jake Gyllenhaal, David Lancaster et Michel Litvak.
Musique : James Newton Howard.
Société de production : Bold Films, Nightcrawler et Sierra / Affinity.
Distributeur : Open Road Films.
Première mondiale : 5 septembre 2014 (Toronto).
Date de sortie USA : 31 octobre 2014.
Date de sortie française : 26 novembre 2014.
Titre original : Nightcrawler.
Durée : 1h57.
Budget : 8,5 millions de dollars.
Box-office mondial : 47,4 millions de dollars.
Box-office USA : 32,4 millions de dollars.
Entrées françaises : 422 512 entrées.
Résumé.
Lou Bloom se lance dans le journalisme en filmant différentes scènes de crimes ou d’accidents pour les revendre aux chaines. Sa quête du spectaculaire va lui faire franchir les limites.
Achats.

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Casting.
Lou Bloom : Jake Gyllenhaal (VF : Rémi Bichet).
Nina Romina : Rene Russo (VF : Véronique Augereau).
Rick : Riz Ahmed (VF : Antoine Schoumsky).
Joe Loder : Bill Paxton (VF : Gilles Morvan).
Fronteiri : Michael Hyatt (VF : Ivana Coppola).
Frank Kruse : Kevin Rahm (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Jake Gyllenhaal a perdu une dizaine de kilos pour son rôle.
Le tournage s’est déroulé en Californie.
Notre critique de Night call.
Partons dans les coulisses du journalisme… voyeuriste.
On a souvent conscience du fonctionnement des médias mais il y a aussi une autre facette que va dénoncer Night call : la recherche du spectaculaire. On n’est pas vraiment dans le milieu ultra professionnel et les médias grands publics mais plus dans la petite chaîne locale avec un pigiste novice qui va grimper. Pour obtenir l’audience, il faut surprendre, choquer et montrer des blessés, des morts, des accidents, du sang… et ça fait vendre. De ce fait, le petit pigiste va aller vers le sensationnel et c’est ce que le scénario dénonce.
On se trouve ici à la fois à la place du spectateur qui voit les images et on ne décroche pas du film, de l’autre on devient complice car à la fois on a encore envie de voir mais aussi on est sur les scènes accidentogènes ou criminelles et ça nous rend aussi complice. L’histoire parvient à donner un certain sentiment de malaise tant ça dépasse l’éthique et la morale avec cette forme d’hypocrisie car ça choque mais on n’en fait pas l’impasse non plus. Malgré ce qui est filmé, on est plus dans du psychologique que dans le gore sanglant tape à l’oeil.
Et ça, on le doit à Jake Gyllenhaal qui livre une prestation glaçante en ayant en plus souvent les yeux grands ouverts tel un prédateur qui ne perd pas sa proie du regard. Ce pigiste ne semble pas si bien dans sa tête, baratinant tout le monde sous ses airs d’homme innocent et motivé. Il passe son temps à manipuler les autres et l’appât du gain va lui monter à la tête. Il ne va plus chercher à juste filmer, il va trafiquer les scènes, déformer la vérité pour vendre ses vidéos plus chères et plus il gagne en popularité, plus il va même jusqu’à vouloir provoquer les incidents pour être le premier sur les lieux.
Il sera aidé par Rick, quelqu’un de bien plus sage et innocent mais qui a besoin d’un job pour avoir un salaire. Il devient dépendant et devient un pantin. Il a la tête sur les épaules car il voit que ça va trop loin et se retrouve un peu piégé par sa situation. Nina est la productrice qui a besoin de plus d’audience pour prolonger son contrat et elle va conseiller et aider Lou afin d’avoir de plus en plus d’images vendeuses pour l’audimat. Elle pense plus à son travail qu’au respect de l’humanité.
Le film va se dérouler quasi exclusivement de nuit car c’est là que les crimes ou accidents sont les plus fréquents. C’est ce qui va donner un sentiment de danger avec en plus une visibilité faible, souvent éclairée par des phares de voiture ou la torche de la caméra. La réalisation ne vise pas le spectaculaire dans la mise en scène, privilégiant plus le malaise même si on l’avoue, on aurait apprécié que ce soit encore plus marqué. La bande originale est bien simple et aurait mérité de donner une immersion plus intense.
Night call traite d’un sujet très dérangeant sur le voyeurisme malsain du journalisme appuyé par un acteur angoissant.







