Niko, le petit renne.
Réalisation : Michael Hegner et Kari Juusonen.
Scénario : Hannu Tuomainen et Marteinn Thorisson.
Production : Hannu Tuomainen, Moe Honan, Petteri Pasanen et Jana Bohl.
Musique : Stephen McKeon.
Société de production : Cinemaker Oy, Anima Vitae, A. Film, Animaker, Europool, Magma Films, TV2 Danmark, The Weinstein Company, Ulysses Filmproduktion, Universum Film, Yleisradio et ZDF Tivi.
Distributeur : Nordisk Film.
Date de sortie finlandaise : 10 octobre 2008.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 17 décembre 2008.
Titre original : Niko – Lentäjän poika.
Titre anglais : The flight before Christmas.
Durée : 1h21.
Budget : 6,1 millions d’euros.
Box-office mondial : 21,9 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 608 852 entrées.
Résumé.
Niko est un petit renne qui ne connait pas son père mais qui est persuadé qu’il fait partie de la Brigade Volante du Père-Noël. Lorsque des loups décident de la tuer, Niko part à leur recherche pour les prévenir.
Casting.
Niko : Olli Jantunen (VF : Valentin Maupin).
Julius : Hannu-Pekka Björkman (VF : Denis Boileau).
Wilma : Vuokko Hovatta (VF : Véronique Alycia).
Essie : Minttu Mustakallio (VF : Laura Préjean).
Loucifer : Vesa Vierikko (VF : Féodor Atkine).
Binocle : Risto Kaskilahti (VF : Guillaume Lebon).
Smily : Jussi Lampi (VF : Pascal Casanova).
Oona : Elina Knihtilä (VF : Valérie Siclay).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Dans les premières ébauches du scénario, Niko a eu pour nom Rusty, Pietu et Pyry.
Notre critique de Niko, le petit renne.
Petit film d’animation propice à Noël, de quoi se changer les idées.
On sent bien que ce film est à destination du jeune public car tout est assez enfantin dans son histoire. Pas de gravité, pas de dangers, aucune tension véritable… tout est sympathique. Pour autant, on ne s’ennuie pas car c’est plein de positivité et on voit surtout un enfant qui veut retrouver son père et qui part à l’aventure. Ce qui reste surprenant est que finalement, le scénario n’est pas vraiment du recyclage de ce qu’on a déjà vu grâce à des péripéties correctes, même dans un environnement de Noël.
On s’attarde ainsi vraiment sur les rennes et ça permet d’apporter un peu de nouveauté. On pourrait juste regretter pas plus d’originalité dans ses thèmes car ça tourne autour de la famille, de l’amitié, de la solidarité, de la rédemption… et bien évidemment, de la magie. Le film manque néanmoins de grandes émotions mais on salue l’absence d’humour bête et méchant.
Niko est donc le héros de ce film (normal vu le titre) et il est assez caricatural dans sa personnalité. Têtu de vouloir voler, facilement enthousiaste, à fond dans son rêve et idolâtrant un père qu’il n’a jamais vu, il n’offre aucune surprise ni grande profondeur. Mais il a tout pour être gentil et on s’attache à lui quand même. Julius est déjà plus intéressant car il fait presque figure de père adoptif et très protecteur envers le jeune renne.
Il contraste avec Wilma, l’invitée du périple qui est très aventureuse et qui brave tous les dangers. De l’autre côté de l’échiquier, les loups sont là pour être les méchants. Assez cliché et seulement Binocle veut casser son image et devenir gentil. Il doit ça au contact d’une chienne qui est intégrée dans l’histoire de façon étrange et un peu trop bancale.
Forcément, à une époque où les gros studios d’animation poussent le visuel de plus en plus loin, les petits studios sont un peu plus à la traîne et ça se ressent. Les graphismes sont bons mais sans plus, parfois on est presque dans le style jeu vidéo du début des années 2000. Certains décors manquent de texture, l’environnement manque de vie et il y a même une solution de facilité d’avoir mis ça dans un paysage enneigé pour faire un peu « cache misère ». L’animation aussi manque de fluidité par moment. Mais on se console avec une réalisation efficace qui offre même parfois de belles compositions d’images et un bon rythme. Bon point aussi sur une bande originale convaincante.
Niko, le petit renne est un bon petit film d’animation pour Noël et un jeune public. Pour les adultes, il ne faut pas être trop exigeants.







