Réalisation : Gabriele Muccino.
Scénario : Brad Desch.
Production : Nicolas Chartier, Sherryl Clark et Craig J. Flores.
Musique : Paolo Buonvino.
Société de production : Voltage Pictures, Busted Shark Productions, Fear of God Films et Andrea Leone Films.
Distributeur : Vertical Entertainment.
Date de sortie italienne : 1er octobre 2015.
Date de sortie USA : 8 juillet 2016.
Date de sortie française : 15 août 2017 (directement en DVD).
Titre original : Fathers and Daughters.
Durée : 1h56.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 22 millions de dollars.
Box-office USA : 5,1 millions de dollars.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Jake a perdu sa femme et doit élever sa fille Katie malgré le traumatisme qu’il a enduré ayant entraîné une maladie. Il est sur le point d’en perdre la garde. 25 ans plus tard, Katie vit avec ses traumatismes d’enfance qui l’empêchent de vivre heureuse.
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Casting.
Jake Davis : Russell Crowe (VF : Emmanuel Jacomy).
Katie Davis : Amanda Seyfried (VF : Marie-Eugénie Maréchal).
Cameron : Aaron Paul (VF : Alexandre Gillet).
Katie (enfant) : Kylie Rogers (VF : Kaycie Chase).
Elizabeth : Diane Kruger (VF : Laura Blanc).
Lucy : Quvenzhané Wallis (VF : Lisa Caruso).
William : Bruce Greenwood (VF : Bernard Lanneau).
Carolyn : Janet McTeer (VF : Déborah Perret).
Teddy Stanton : Jane Fonda (VF : Frédérique Tirmont).
Korman : Octavia Spencer (VF : Laura Zichy).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2012.
Le tournage s’est déroulé de mars à juin 2014 en Pennsylvanie.
Notre critique de Père et fille.
On sent le film touchant arriver, préparons les mouchoirs.
C’est un scénario qui effectivement n’est pas là pour faire sourire et certains pourraient même dire que ça part trop dans le dramatique mais cela reflète aussi une part de réalité. On suit ainsi deux temporalités poignantes à chaque fois. Celle du passé d’un père malade qui va se battre pour subvenir aux besoins de sa fille jusqu’à faire beaucoup de sacrifices. C’est un acte basé sur l’amour familial mais qui va aussi créer des blessures. C’est ainsi qu’on part dans le présent où rien n’est cicatrisé.
On voit ainsi comment les souffrances de l’enfance peut impacter toute une vie jusqu’à créer une personnalité différente. Le fait d’alterner entre les époques permet de voir des liens où douleurs et souvenirs ont des causes profondes. Alors oui, ce n’est pas un film qui va apporter beaucoup d’espoir car ça joue beaucoup sur le mal-être et la difficulté de se reconstruire.
Dans le passé, Jake est un écrivain à succès qui va s’effondrer après le décès de sa femme. Cela va jouer sur sa santé mentale qui va lui créer une maladie physique qu’il ne peut contrôler. C’est un double combat qu’il doit mener entre sa santé mais aussi la bataille juridique de sa belle-soeur qui veut récupérer la garde de sa fille. Il perd complètement pied en tentant de bien faire. Puis il y a Katie, une jeune fille qui n’a plus sa mère et qui voit son père différent et souffrant. Elle va se mettre à avoir plusieurs blessures psychologiques naissantes. Puis on a le présent.
Katie est devenue une étudiante et psychologue. C’est elle qui se résume le mien, elle est « auto-destructrice ». Elle n’arrive plus à ressentir de l’amour, elle couche avec n’importe qui pour « ressentir » quelque chose. Elle a consciente de ses problèmes et elle fuit dès quelqu’un s’attache à elle. Lorsque Cameron entre dans sa vie, il va tout bouleversé. Il est là pour elle, la soutient, l’écoute mais Katie prend peur de cet attachement. Cela rajoute encore plus de douleur au personnage. Belle performance d’Amanda Seyfried pour ce rôle.

Alors en terme de mise en scène, c’est très sobre, il n’y a donc rien de bien spécifique ou folie artistique. La réalisation va donc opter pour le montage alterné, passant d’une époque à l’autre avec une forme de parallélisme. Tout débute « bien » mais à chaque fois que le passé devient plus difficile, le présent sera encore plus douloureux et dramatique. C’est intéressant d’avoir choisi cette méthode pour renforcer l’ambiance peu joyeuse du film. La bande originale est plus simple mais parvient parfaitement lorsqu’il s’agit d’émotions, en particulier sur le final.
Père et fille est très dur à voir, montrant les conséquences de traumatismes d’enfance dans un film poignant.






