Rambo.
Réalisation : Ted Kotcheff.
Scénario : Michael Kozoll, William Sackheim et Sylvester Stallone.
Production : Buzz Feitshans.
Musique : Jerry Goldsmith.
Société de production : Anabasis N.V., Cinema ’84 et Elcajo Productions.
Distributeur : Orion Pictures.
Date de sortie USA : 22 octobre 1982.
Date de sortie française : 2 mars 1983.
Titre original : First Blood.
Durée : 1h33.
Budget : 15 millions d’entrées.
Box-office mondial : 125,2 millions d’entrées.
Box-office USA : 47,2 millions d’entrées.
Entrées françaises : 3 039 138 entrées.
Résumé.
Vétéran de la guerre du Viêt-Nam, John Rambo est encore perturbé. Il se rend dans une petite ville où il n’est pas le bienvenue et il se trouve traqué par le police locale.
Casting.
John Rambo : Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval).
Samuel Trautman : Richard Crenna (VF : Gabriel Cattand).
Will Teasle : Brian Dennehy (VF : Marc de Georgi).
Dave Kern : Bill McKinney (VF : Serge Lhorca).
Arthur « Art » Galt : Jack Starrett (VF : Georges Aminel).
Balford : Michael Talbott (VF : Jacques Ferrière).
Ward : Chris Mulkey (VF : Mario Santini).
Orvil : John McLiam (VF : Georges Aubert).
Lester : Alf Humphreys (VF : Max André).
Mitch : David Caruso (VF : Lambert Wilson).
Shingleton : David L. Crowley (VF : Georges Poujouly).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Rambo est l’adaptation du roman du même nom de David Morrell publié en 1972.
Une première version du film donnait une durée de trois heures.
Dustin Hoffman, Al Pacino, Steve McQueen, Clint Eastwood, John Travolta, Nick Nolte, Jeff Bridges, Robert De Niro, Michael Douglas et Terence Hill ont été envisagés pour le rôle de Rambo.
Le fait que Lester porte un pansement sur le visage est authentique. Lors de l’évasion de la prison, Stallone a accidentellement cassé le nez d’Alf Humphreys.
Rambo porte un morceau de toile trouvé dans les bois. La toile fut en effet réellement trouvée durant le tournage et fut conservé comme costume. Sylvester Stallone la possède toujours depuis la fin du tournage.
Il existe six exemplaires du couteau que porte Rambo.
Le tournage s’est déroulé du 16 novembre 1981 au 16 avril 1982 au Canada.
Notre critique de Rambo.
Gros bras pour un film de traque, pas bien folichon à première vue.
Il y a du bon et du moins bon dans ce scénario. Dans le négatif, il faut reconnaitre que l’histoire souffre d’incohérence et de manque de crédibilité. Cette chasse à l’homme a une base bancale et ne sert juste qu’à créer des combats, fusillades et explosions. On est face à du très basique avec des dialogues pas forcément super bien écrits. Néanmoins, on ne tombe pas non plus dans la médiocrité. En effet, dans le positif, il y a le traitement du traumatisme. Dommage que ce ne soit pas davantage exploité car il y avait là de quoi marquer fortement les esprits.
Les vestiges de la guerre hante un esprit et ça fait dérailler le personnage. Mais petit à petit, cette idée est mise de côté pour tomber dans le négatif cité ci-dessus. Pourtant, avec du recul, on y voit aussi une autre version de la créature de Frankenstein (créée par une puissance et ne se retrouvant plus parmi les autres) et son concepteur qui tente de le raisonner. C’est clairement la dernière séquence qui se veut touchante pour dénoncer une certaine réalité.
John est donc un ancien soldat qui a vécu les affres de la guerre mais aussi la torture. Troublé déjà depuis son retour, cela le sera davantage lorsqu’il apprend la perte de ses anciens camarades. On le voit fatigué, blessé mentalement et ne faisant plus tout à fait la part des choses entre la réalité et ses douleurs psychiques. Il se sent même rejeté qu’en tant que vétéran il ne soit pas le bienvenue. C’est bien entendu le super soldat expert en tout et qui va survivre à n’importe quoi.
Will Teasle, force de loi dans sa ville, ne voit pas d’un bon œil un ancien soldat et le repousse. Cela va se muer en une forme de rage pour le traquer et l’arrêter. Dommage que ses motivations ne soient pas bien expliquées car il passe un peu pour quelqu’un de bête et méchant. Quant à l’officier de Rambo, il incarne la raison et veut jouer sur le mental pour remettre John sur pied, se rendant compte de l’erreur qu’il a commise.
On ne peut pas dire que la réalisation soit des plus exceptionnelles. Elle se contente de choses simples pour donner de l’action mais on ne ressent strictement aucune tension. Que ce soit en forêt ou en ville, il n’y a pas de séquences marquantes. Heureusement, on ne subit pas une surenchère et tout ce qui est fusillades et explosions restent mesurées. Les musiques ne sont également pas très porteuses et ne donnent donc pas d’émotions.
Rambo n’est pas le simple film d’action à laquelle on pouvait s’attendre et vaut le détour pour le traitement du traumatisme de guerre.







