Rapide.

Réalisation : Morgan S. Dalibert.
Scénario : Morgan S. Dalibert, Clément Miserez et David Moreau.
Production : David Giordano, Clément Miserez et Matthieu Warter.
Musique : Etienne Forget.
Société de production : Radar Films, France 2 Cinéma, Umedia, uFund, Sofitvciné 12, Cinémage 19, Entourage Sofica 3, France Télévisions et Netflix.
Distributeur : Universal Pictures International France.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 16 avril 2025.
Titre original : Rapide.
Durée : 1h30.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 172 030 entrées.
Résumé de Rapide.
Max aime le sport automobile. Championne en karting, elle rêve dorénavant d’intégrer le monde de la Formule 1. Un monde d’hommes mais elle veut se faire sa place. Elle sera aidée par un pilote qui croit en son potentiel.
Casting de Rapide.
Max : Paola Locatelli.
Stanislas de Clermont Tonnerre : Alban Lenoir.
Mélanie : Mathilde La Musse.
Will Muller : Rik Kleve.
Le Duc : Tchéky Karyo.
Pauline : Anne Marivin.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
À venir.
Notre critique de Rapide.
Les films sur le sport automobile deviennent assez régulier au cinéma mais quand la France se lance dans le sujet, on est intrigué.
La structure du scénario se veut finalement bien classique mais c’est une recette qu’on a l’habitude de voir pour ce genre de thème. Début prometteur, échec, se reconstruire, rebondir, s’entraîner, piloter… Ça va, ça vient, les hauts, les bas… Pourtant, l’histoire va chercher à approfondir un peu plus le sujet. Certes, la course automobile est présente mais en parallèle, on va suivre différentes sous-intrigues. La première sur le sentiment de culpabilité de Max sur une erreur violente du passé. La seconde, sur un directeur technique qui va devoir prouver aux autres que ses idées sont bonnes malgré les moqueries.
Enfin, il y a la rivalité sur le circuit qui est une romance naissante en dehors du paddock. Dommage d’être tombé dans le cliché à ce niveau là car cela n’apporte rien au final au film. Au final, on se retrouve avec une histoire qui n’est pas très novatrice et pourtant, on se laisse facilement prendre au jeu malgré une absence de séquences suffisamment émotionnelles. Il y avait pourtant un fort potentiel à développer.
Max est la pilote casse-cou qui n’a pas peur de la vitesse. Championne en école de pilotage, elle va pourtant devoir surmonter un drame qui l’empêche de reprendre le volant. Cherchant à se ranger, elle est pourtant en manque de sa passion. Une passion très dévorante et elle va tout donner pour réussir. Elle incarne ainsi une force de volonté mais tiraillée également par être dans le mensonge envers sa mère. Une mère qui est handicapée et qui se sent comme un frein pour sa fille, lui interdisant de prendre le volant. Max sera aidée par son directeur technique.
Présenté d’abord comme un ancien pilote excentrique, loufoque et obsédé par les véhicules, il est tout autre lorsqu’il est dans les stands. Il croit au potentiel de la jeune femme et il va se mouiller pour elle. Pas si autoritaire, conseiller hors pair, il faut surtout créer un sentiment de confiance entre les deux tant leur relation est chaotique. Lui aussi a des secrets qui dénaturent leur lien. Le film a bien un pilote « concurrent » mais qui n’est pas si antagoniste que ça. C’est un peu un manque par moment car si le film montre un combat intérieur, les circuits sont une sorte d’arène où il faut un vainqueur.
Un film de courses automobiles, on s’attend à une réalisation à la hauteur et… c’est plutôt bien géré. On a droit à des plans aériens via des drones, donnant un sentiment de vitesse supplémentaire. Sans compter qu’on a des caméras embarquées, permettant de voir vraiment l’actrice dans son siège en train de piloter. C’est vraiment immersif et ça donne beaucoup de dynamisme. En dehors des circuits, la mise en scène est plus classique mais pas désagréable.
En revanche, la bande originale se veut plutôt décevante dans le choix des chansons utilisées. Elles ne collent pas toujours à l’image quand elles ne sont pas tellement entendues (car célèbres) que ça casse tout effet. Même constat sur le mixage sonore qui ne joue pas suffisamment sur la captation des bruits de la voiture et de tout ce qui s’y rapporte, ne permettant pas une pleine immersion sonore.
Rapide est un film français de sport automobile qui ose rivaliser avec les grands et même s’il n’y parvient pas vraiment, on prend un certain plaisir à le regarder et qui nous fait vibrer sur la piste.






