Ray.
Réalisation : Taylor Hackford.
Scénario : James L. White.
Production : Taylor Hackford, Stuart Benjamin, Howard Baldwin et Karen Baldwin.
Musique : Craig Armstrong et Ray Charles.
Société de production : Universal Pictures, Bristol Bay Productions, Anvil Films, Baldwin Entertainment Group et Walden Media.
Distributeur : Universal Pictures.
Date de sortie USA : 29 octobre 2004.
Date de sortie française : 23 février 2005.
Titre original : Ray.
Durée : 2h33.
Budget : 40 millions de dollars.
Box-office mondial : 124 millions de dollars.
Box-office USA : 75,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 602 295 entrées.
Résumé.
Devenu aveugle dans l’enfance, Ray Charles est passionné par la musique. Il fait preuve de son talent en grandissant et apporte un nouveau style à la chanson. Le succès sur scène ne lui épargne pas les soucis dans la vie privée.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting.
Ray Charles : Jamie Foxx (VF : Julien Kramer).
Della Bea Robinson : Kerry Washington (VF : Emmanuelle Rivière).
Margie Hendricks : Regina King (VF : Dominique Wenta).
Mary Ann Fisher : Aunjanue Ellis (VF : Laëtitia Laburthe-Tolra).
Jeff Brown : Clifton Powell (VF : Gabriel Le Doze).
Joe Adams : Harry Lennix (VF : Christophe Peyroux).
Fathead Newman : Bokeem Woodbine (VF : Pascal Casanova).
Aretha Robinson : Sharon Warren (VF : Dorothée Pousséo).
Ahmet Ertegün : Curtis Armstrong (VF : Jérôme Pauwels).
Jerry Wexler : Richard Schiff (VF : Guy Chapellier).
Quincy Jones : Larenz Tate (VF : Guillaume Lebon).
Ray Robinson (enfant) : C.J. Sanders (VF : Alexandre Bacon).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Ray est un biopic sur Ray Charles.
Ray Charles a pu lire le scénario qui a été traduit en braille.
Jamie Foxx portrait des prothèses oculaires où il était « aveugle » 14 heures par jour. C’est également lui qui joue du piano dans le film.
Le tournage s’est déroulé en Louisiane.
Notre critique de Ray.
Chanteur célèbre, il est donc à l’honneur de ce nouveau biopic.
Si vous vous attendiez à y trouver de la passion, le scénario mise plutôt sur l’ennui. Il y a pourtant plein de bonnes idées qui sont posées. Celle bien évidemment sur la carrière musicale, le nouveau style apporté… mais ça n’est pas suffisamment développé pour montrer comment ça a justifié un tel succès. Il y a bien sûr la vie personnelle qui est bien moins joyeuse, montrant les travers du succès mais ça reste bien classique.
Puis il y a le racisme et la ségrégation qui sont bien trop survolés malgré une époque américaine marquante à ce sujet. Quant au monde pour un aveugle, cela aurait pu être plus approfondi surtout dans l’enfance. En fait, l’histoire n’arrive pas à insuffler suffisamment d’émotions et ça donne quelque chose d’assez fade. Rien ne marque les esprits.
En revanche, la performance de Jamie Foxx est bien plus réussie. On voit Ray, pas l’acteur. Ray est un musicien et chanteur compétent, novateur en associant les styles et qui veut s’exprimer à sa façon. Sur scène, le succès est là, l’esprit créatif aussi et il arrive à galvaniser le public. En dehors, on voit un homme bien plus perturbé à cause de la drogue qu’il prend trop fréquemment, lui créant un trouble du comportement.
C’est aussi quelqu’un qui tient à sa femme… tout en allant voir ailleurs, séduisant toutes les femmes dont une qui lui donne presque une double vie. Son enfance est plus touchante et aurait mérité d’être plus présente, on voit vraiment un enfant qui doit apprendre à vivre autrement.
Della est l’épouse de Ray, elle le soutient mais elle est en réalité en souffrance permanente car elle le voit se détruire à travers la drogue et l’infidélité, n’arrivant pas à quitter cette relation malsaine. On s’attache fortement à elle. Il y a bien sûr les amantes de Ray qui marquent sa vie mais pas de la façon qu’il faudrait.
Rien de bien extraordinaire dans la réalisation pour un biopic musical. C’est déséquilibré dans le sens que sur la première moitié on alterne régulièrement entre présent et passé, pour montrer la jeunesse de Ray et son impact sur sa vie actuelle. Sauf que ça disparait trop vite alors que ça permettait de créer un parallèle intéressant. On ne ressent pas non plus un style très particulier pour marquer l’immersion de cette époque. Bien évidemment, nous avons les chansons de Ray (dont les plus célèbres) mais elles ne sont pas suffisamment mises en valeur.
Ray est un biopic qui méritait mieux comme traitement aussi bien sur le fond que sur la forme. Seule la performance de l’acteur vaut le détour.







