Requiem for a dream.
Réalisation : Darren Aronofsky.
Scénario : Hubert Selby Jr. et Darren Aronofsky.
Production : Eric Watson et Palmer West.
Musique : Clint Mansell.
Société de production : Artisan Entertainment, Thousand Words, Sibling Productions, Protozoa Pictures, Industry Entertainment, Bandeira Entertainment et Truth and Soul Pictures.
Distributeur : Artisan Entertainment.
Date de sortie USA : 27 octobre 2000.
Date de sortie française : 21 mars 2001.
Titre original : Requiem for a dream.
Durée : 1h42.
Budget : 4,5 millions de dollars.
Box-office mondial : 7,4 millions de dollars.
Box-office USA : 3,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 228 410 entrées.
Résumé.
Sara vit seule et rêve de participer à son émission de télévision préférée. Harry, Marianne et Tyrone sont drogués. Ils vivent tous une addiction qui va faire des ravages dans leur vie.
Casting de Requiem for a dream.
Sara Goldfarb : Ellen Burstyn (VF : Nadine Alari).
Harry Goldfarb : Jared Leto (VF : Christophe Lemoine).
Marianne Silver : Jennifer Connelly (VF : Sophie Riffont).
Tyrone C. Love : Marlon Wayans (VF : Inconnue).
Tappy Tibbons : Christopher McDonald (VF : Patrick Guillemin).
Ada Golshein : Louise Lasser (VF : Jacqueline Cohen).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Requiem for a dream est l’adaptation du roman Retour à Brooklyn d’Hubert Selby publié en 1978.
Faye Dunaway a été envisagée pour le rôle de Sara Goldfarb ; Neve Campbell pour celui de Marianne ; Tobey Maguire et Joaquin Phoenix pour celui d’Harry Goldfarb.
Darren Aronofsky souhait initialement des adolescents comme acteurs. Les producteurs ont refusé sous prétexte que ce serait trop choquant pour le public que des enfants vivent de telles situations.
Jared Leto a perdu environ 12 kilos pour son rôle. Il a également rencontré plusieurs toxicomanes.
Le tournage s’est déroulé du 19 avril au 16 juin 1999 à New York.
Notre critique de Requiem for a dream.
Drogue, addiction et ravage, voilà ce qui semble nous attendre.
Le scénario n’est effectivement pas des plus joyeux. On va suivre ainsi des parcours de plusieurs protagonistes qui ont tous pour point commun d’être accro à la drogue. Sara rêve de passer à la télévision et va suivre un régime drastique à base de médicaments pour rentrer dans sa robe idéale. Des médications qui vont lui procurer bien-être, euphorie et relaxation mais dont les effets vont s’estomper, laissant apparaître la dépression, la solitude renforcée, la folie… Là où Harry est consommateur avéré d’héroïne, avec sa copine Marianne.
Là encore, expert dans le domaine, la chute du trafic local va les rendre en manque. Ils basculent alors dans ce qu’il y a de plus néfaste pour obtenir de l’argent, allant du vol à la prostitution. Leur ami, Tyrone, est moins mis en avant mais son intrigue le centre sur les coulisses du trafic de drogue. Si la première moitié piétine un peu, la seconde moitié est plus prenante mais aussi dérangeante tant ça devient dramatique.
Au moins, l’histoire pourrait sans doute faire réfléchir certains à ne pas tomber dans la drogue vu qu’on voit comment la vie peut s’assombrir et accumuler les problèmes dont leur unique solution pour eux est de prendre encore plus de drogue pour échapper à la réalité, créant un cercle vicieux.
Quatre personnages qui n’ont pas réellement de personnalités distinctes. Ce sont plus des images qui les rendent plus universelles. Sara vit mal sa solitude, se basant alors sur l’image pour s’en sortir, motivée par son jeu télévisé mais qui la conduit à sa perte progressive. Son actrice est remarquable et crève l’écran. On voit en effet sa lente descente aux enfers et ce que produit le manque. Harry est un consommateur prononcé, allant jusqu’à se piquer régulièrement sans faire attention à sa santé ni à l’hygiène. Il dérive de plus en plus.
Marianne est sa petite amie et ils partagent ensemble le besoin de se créer un monde paradisiaque à travers les substances qu’ils prennent. Mais quand elle est en manque, elle va user de ses charmes pour obtenir de l’argent ou des doses. Elle semble se mépriser elle-même mais son addiction est plus forte. Quant à Tyrone, on ne le voit pas vraiment se drogué mais il connait les gens, il connait le business, il connait les produits. On sait qu’il consomme aussi et il se trouve dans les ennuis suite à ses trafics, entre police et guerre de gangs.
Avec un tel sujet, le réalisateur a décidé d’appuyer la mise en scène pour accentuer le trouble. Tout d’abord à travers un rythme bien particulier. En effet, certaines scènes usent d’énormément de plans, façon jump cut, créant un malaise visuel, accouplé avec un mixage sonore qui a une grande importance dans le film, jouant sur les sons comme un tic tac d’une horloge.
Ensuite, par l’utilisation d’écran partagé, montrant plusieurs actions à la fois, que ce soit pour de la simultanéité mais aussi le consommation et sa vision de drogué. L’image et le son vont créer une ambiance glauque et sordide, illustrant la dose qui s’écoule lentement dans le sang en détruisant le cerveau et l’organisme. Enfin, la bande originale participe également à cet enfer, usant à plusieurs reprises d’un thème principal devenu iconique.
Requiem for a dream montre efficacement les dangers de la drogue à travers une mise en scène endiablée.







