Scarface.

Réalisation : Brian De Palma.
Scénario : Oliver Stone.
Production : Martin Bregman.
Musique : Giorgio Moroder.
Société de production : Universal Pictures et Martin Bregman Productions.
Distributeur : Universal Pictures.
Première mondiale : 9 décembre 1983 (New York).
Date de sortie USA : 9 décembre 1983.
Date de sortie française : 7 mars 1984.
Titre original : Scarface.
Durée : 2h50.
Budget : 25 millions de dollars.
Box-office mondial : 66,4 millions de dollars.
Box-office USA : 45,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 770 544 entrées.
Résumé.
Dans les années 1980 à Miami, Tony Montage, alias Scarface, va entrer dans le monde de la drogue et grimper les échelons pour devenir un baron du trafic où il ne laissera aucun concurrent sur son terrain.
Casting.
Antonio « Tony » Montana : Al Pacino (VF : Sylvain Joubert).
Manolo « Manny » Ribera : Steven Bauer (VF : François Leccia).
Elvira Hancock : Michelle Pfeiffer (VF : Françoise Dorner).
Gina Montana : Mary Elizabeth Mastrantonio (VF : Monique Thierry).
Frank Lopez : Robert Loggia (VF : Georges Atlas).
Georgina : Míriam Colón (VF : Tamila Mesbah).
Omar Suarez : F. Murray Abraham (VF : Jean-Pierre Moulin).
Alejandro Sosa : Paul Shenar (VF : Sady Rebbot).
Mel Bernstein : Harris Yulin (VF : Roger Crouzet).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Scarface est le remake du film du même nom de Howard Hawks de 1932.
Robert De Niro et Sylvester Stallone ont été envisagés pour le rôle de Tony Montana ; Glenn Close, Rosanna Arquette, Melanie Griffith, Kim Basinger, Jodie Foster, Brooke Shields et Sharon Stone pour celui d’Elvira.

La cocaïne du film était du lait en poudre.
Le tournage s’est déroulé du 22 novembre 1982 au 6 mai 1983 en Californie et Floride.
Notre critique de Scarface.
L’ascension dans le trafic de drogues, voyons le parcours d’un malfrat.


Ne tournons pas autour de la bobine, l’histoire ne nous aura absolument pas emballé. Il n’y a vraiment rien de captivant à cause d’enjeux faibles, d’absences de péripéties palpitantes et qu’il y a trop de facilités scénaristiques. Alors qu’on pensait le voir lutter pour se faire une place et grimper les échelons avec de nombreux obstacles, Montana va au contraire très vite et ça semble si facile. Plusieurs parties de l’intrigue ne sont là que pour meubler étant donné qu’on ne ressent aucune tension. Que ce soit aussi bien la concurrence des trafiquants qui ne semble pas très présente, une absence de traque par la police qui semble ignorer son existence une bonne partie du film, d’une vie personnelle inintéressante, on tourne en rond. Enfin, l’écriture est là pour y caser plein d’insultes pour faire mauvais garçon.
Tony Montana est donc le personnage principal qui est donc mauvais de base, mauvais en ascension et finira mauvais avec plein d’argent. C’est le cliché du gangster qui braille, tue, qui gueule fort, qui se la joue négociateur et autoritaire… Alors qu’on aurait pu s’intéresser à son évolution dans sa carrière illégale, on ne s’attache pas du tout à lui car il n’a rien de nouveau sur sa personnalité tout au long du film, à l’exception qu’il baigne de plus en plus dans le luxe. Les seconds rôles sont encore moins intéressants sans grand charisme.


Si au moins la mise en scène pouvait nous réveiller un peu. Tout est très simpliste dans la réalisation et même les séquences d’action sont faiblardes jusque dans la grosse fusillade finale qui est plutôt ridicule. Alors qu’on baigne dans le banditisme, jamais la réalisation n’arrive à planter une ambiance de dangers ou pesante. Le métrage manque également de rythme, gardant un ton monotone où tout est tiré en longueur sans avoir un quelconque intérêt. Même la bande originale est oubliable et se contente du minimum syndical.
Scarface laisse une trace qui cicatrise mal à cause d’un scénario ennuyeux et d’une réalisation mollassonne.

