Sept ans au Tibet.
Réalisation : Jean-Jacques Annaud.
Scénario : Becky Johnston.
Production : Jean-Jacques Annaud, Iain Smith et John H. Williams.
Musique : John Williams.
Société de production : Mandalay Entertainment, Reperage & Vanguard Films, Applecross, Milestone Entertainment et TriStar Pictures.
Distributeur : Sony Pictures Releasing.
Première mondiale : 13 septembre 1997 (Toronto).
Date de sortie USA : 8 octobre 1997.
Date de sortie française : 26 novembre 1997.
Titre original : Seven Years in Tibet.
Durée : 2h17.
Budget : 70 millions de dollars.
Box-office mondial : 131,5 millions de dollars.
Box-office USA : 37,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 793 855 entrées.
Résumé.
Après s’être évadé de prison durant la guerre, Heinrich Harrer erre au Tibet durant sept ans, découvrant une nouvelle culture ainsi que le dalaï-lama.
Achats.

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Casting de Sept ans au Tibet.
Heinrich Harrer : Brad Pitt (VF : Jean-Pierre Michaël).
Peter Aufschnaiter : David Thewlis (VF : Bernard Alane).
Ngawang Jigmé : B. D. Wong (VF : François Godin).
Pema Lhaki : Lhakpa Tsamchoe (VF : Catherine Bramy).
Tenzin Gyatso : Jamyang Jamtsho Wangchuk (VF : Jackie Berger).
Kungo Tsarong : Mako (VF : Jean-Pierre Leroux).
Régent : Danny Denzongpa (VF : Michel Vigné).
Ingrid Harrer : Ingeborga Dapkunaite (VF : Inconnue).
Chef de la mission chinoise : Victor Wong (VF : Jim Adhi Limas).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Sept ans au Tibet est inspiré de l’autobiographie du même nom de Heinrich Harrer publié en 1952.
Le réalisateur n’a pas obtenu les autorisations de la Chine pour tourner au Tibet. Il a donc filmé une vingtaine de minutes en toute discrétion.
Ralph Fiennes et Daniel Day-Lewis ont été envisagés pour le rôle de Heinrich Harrer.
Le tournage s’est déroulé du 30 septembre 1996 au 7 mars 1997 en Argentine, Chine, Canada, Autriche et Angleterre.
Notre critique de Sept ans au Tibet.
Petit voyage au Tibet inspirée d’une histoire vraie, une belle aventure en perspective.
Si seulement le scénario avait voulu en faire quelque chose de vrai mais ce n’est pas le cas. En fait, on ne voit pas trop où on veut nous emmener. Alors qu’il y avait un potentiel immense avec la culture tibétaine, c’est presque sous-exploité. Pourtant, on avait l’impression qu’on serait dans une quête personnelle, une élévation spirituelle, une prise de conscience et une nouvelle façon de voir le monde. Il y a beaucoup d’amorces mais peu d’approfondissements.
Alors en parallèle, il y a la guerre et ses conséquences mais là encore, alors que ça touche une culture d’un autre endroit du monde, on en voit peu les tenants et aboutissants. Au final, on se retrouve avec une histoire sans émotions, qui peine à offrir quelque chose et de plus en plus ennuyante. Même les tensions entre le pouvoir chinois et le Tibet sont mal gérées.
Heinrich est quelqu’un de très solitaire, égoïste et très aventureux. Mais de tout le film, on n’arrivera jamais à s’attacher à lui. Pour ne rien changer, il y a plusieurs tentatives pour donner plus d’épaisseur au personnage avec son divorce, le fait d’être loin de chez lui, de vivre dans un autre pays et de ne pas connaître son enfant. C’est pour ça qu’il va s’attacher au dalaï-lama mais ça donne une relation qui manque de crédibilité. On n’a pas non plus la sensation qu’il évolue vraiment.
Son ami Peter est plus là comme un soutien car lui n’ont plus n’est pas particulièrement développé. Chez les tibétains, on s’attendait à mieux car même s’ils mettent ainsi en avant leur culture et traditions, ainsi que leur politique et leur religion, ils ne sont pas tous mis à la même enseigne et même le dalaï-lama n’a pas le charisme qu’on espérait.
Le film dispose d’une réalisation bien simple et pour un registre qui se voulait plutôt spirituel, il était possible de donner un style plus prononcé. Durant un temps, on profite aisément des paysages tibétains mais on s’en éloigne trop vite. Certes, c’est un film qui donne quand même envie de voyager et de découvrir ces lieux car les décors sont plutôt beaux à voir mais il manque un petit quelque chose pour provoquer un effet « wahou ». Le rythme est également lent mais dans le sens monotone tout du long. Même les séquences de guerre sont faiblardes. Quant à la bande originale, il y a de belles mélodies mais on aurait apprécié bien plus de musiques traditionnelles pour renforcer l’immersion.
Sept ans au Tibet avait un excellent sujet mais on en ressort déçu par une histoire bien molle et manquant de profondeur.







