Sex Nerd.
Réalisation : Talia Osteen.
Scénario : Tate Hanyok.
Production : Ryan Bennett, Mark Fasano, Jeremy Garelick, Mickey Liddell, Will Phelps, Pete Shilaimon et Tobias Weymar.
Musique : Jeffrey Brodsky.
Société de production : Nickel City Pictures, Lit Entertainment Group American High et LD Entertainment.
Distributeur : Hulu / Disney+.
Date de sortie USA : 14 janvier 2022.
Date de sortie française : 8 avril 2022.
Titre original : Sex Appeal.
Durée : 1h30.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Avery est une perfectionniste qui ne fait que ce en quoi elle excelle. Quand son petit ami virtuel souhaite plus, elle étudie les mécanismes du sexe en cherchant à créer une application.
Casting.
Avery : Mika Abdalla (VF : Camille Donda).
Larson : Jake Short (VF : Maxime Baudouin).
Mama Suze : Fortune Feimster (VF : Vanessa Van-Geneugden).
Maman Deb : Margaret Cho (VF : Élisabeth Fargeot).
Maman Kim : Rebecca Henderson (VF : Rafaèle Moutier).
Casper : Mason Versaw (VF : Aurélien Raynal).
Danica McCollum : Paris Jackson (VF : Rebecca Benhamour).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Sex Nerd est le premier film de la réalisatrice Talia Osteen.
Le tournage s’est déroulé à New York.
Notre critique de Sex Nerd.
On se demande si on s’oriente vers le teen-movie lourdingue ou bien si on va avoir droit à autre chose.
Rassurez-vous, on est plutôt dans la seconde catégorie. Le film se divise en deux actes, pas égaux en durée cependant. La première partie se concentre sur la recherche de la sexualité, des techniques, pratique à deux ou en solo, accessoires… Oui dit comme ça, cela donne l’impression que c’est un film très adolescent porté sur le sexe. Mais la manière dont c’est fait est très intéressante. Déjà car c’est basé sur l’humour sans tomber dans l’excès. Il n’y a pas de tabou et c’est plutôt une forme d’éducation sexuelle modernisée.
Vu qu’Avery interroge tout le monde, on a ainsi différents points de vue et c’est une richesse d’un point de vue de la diversité. Les approches ne sont pas les mêmes. Il est juste dommage que l’héroïne soit aussi intelligente pour créer une intelligence artificielle qui doit compiler les données car ça dénature un peu la crédibilité de l’ensemble. Néanmoins, on passe de bons moments.
Puis vient la seconde partie qui occupe le dernier tiers du film. Fini l’humour, place aux émotions. On s’éloigne de la comédie pour aller plus vers le dramatique, là encore sans surenchère. Avery était tellement obnubilée par la technique qu’elle en oublie la part importante des sentiments dans ce domaine. Elle joue et va se brûler les ailes en faisant souffrir autour d’elle. On a alors beaucoup plus de messages véhiculés dans cet acte qui va permettre de donner une autre vision de la sexualité. On reste même dans les surprises avec une conclusion originale mais qui restera quand même le petit bémol tant le soufflé émotionnel se ratatine.
Point fort pour l’ensemble du casting qui rend vraiment les personnages convaincants. Avery est une grosse tête, maîtrisant tout car s’appliquant à fond mais elle est aussi sans gêne en disant ce qu’elle pense. Elle veut bien faire mais s’y prend mal, voulant tout contrôler selon son plan. Cependant, elle n’est pas antipathique, bien au contraire. Très attachante, on comprend qu’elle a aussi un mal être qu’elle cache, se sentant perdue par moment car découvrant bien plus que du sexe. Elle est aidée par son meilleur ami Larson.
Partant pour l’aventure, pour lui l’expérience va bien au-delà et il se retrouve coincé dans cette situation, voulant soutenir Avery mais pour lui, le sexe est secondaire. Une confrontation des idées qui rendent le binôme très intéressant. On apprécie aussi la touche humoristique avec les trois mamans d’Avery, chacune ayant une manière différente d’aborder le sujet.
Un autre élément qu’on a beaucoup aimé dans ce film est sa réalisation. Classique par moment, elle devait également montrer du sexe. Sauf qu’au lieu d’y aller crûment, on passe par des séquences détournées, suggestives mais avec un penchant comique indéniable qui permet de vraiment comprendre sans voir. Cela donne une très bonne ambiance avec une colorimétrie très chaleureuse et on plonge dans la tête d’Avery pour découvrir le plaisir. Loin d’être kitch malgré des décors en carton pâte, c’est une idée réussie. Le rythme du film est également très bon pour alterner entre amusement, information et émotion. Un très bon équilibre qui fait mouche.
Sex Nerd est un film réussi sur l’alliance de la sexualité et de l’amour.







