Sexe Intentions.
Réalisation : Roger Kumble.
Scénario : Roger Kumble.
Production : Neal H. Moritz.
Musique : Ed Shearmur.
Société de production : Columbia Pictures, Original Film, Newmarket Capital Group et Cruel Productions LLC.
Distributeur : Sony Pictures Releasing.
Date de sortie USA : 5 mars 1999.
Date de sortie française : 23 juin 1999.
Titre original : Cruel Intentions.
Durée : 1h38.
Budget : 10 millions de dollars.
Box-office mondial : 76,3 millions de dollars.
Box-office USA : 38,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 236 625 entrées.
Résumé.
Kathryn et Sebastian sont des manipulateurs qui accumulent les conquêtes. Ils se lancent dans un jeu : Sebastian doit conquérir Annette, une jeune femme de bonne famille. En échange, elle s’offrira à lui. Mais l’amour prend le dessus sur le jeu.
Achats.

Ces liens sont des liens affiliés Amazon. En tant que Partenaire Amazon, nous touchons une commission sur les achats éligibles.
Casting.
Sebastian Valmont : Ryan Phillippe (VF : Vincent Barazzoni).
Kathryn Merteuil : Sarah Michelle Gellar (VF : Claire Guyot).
Annette Hargrove : Reese Witherspoon (VF : Aurélia Bruno).
Cecile Caldwell : Selma Blair (VF : Morgane Lombard).
Bunny Caldwell : Christine Baranski (VF : Frédérique Cantrel).
Ronald Clifford : Sean Patrick Thomas (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Blaine Tuttle : Joshua Jackson (VF : Alexandre Gillet).
Greg McConnell : Eric Mabius (VF : Damien Boisseau).
Helen Rosemond : Louise Fletcher (VF : Inconnue).
Marci Greenbaum : Tara Reid (VF : Aline Pinsonneault).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Sexe Intentions est l’adaptation moderne de Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos publié en 1782.
Le tournage s’est déroulé du 6 avril au 23 mai 1998 en Californie et New York.
Notre critique de Sexe Intentions.
Jouer avec les sentiments, cela n’est pas sans conséquences.
De jeunes adultes manipulateurs sur le sexe, on craint le pire et pourtant, le scénario va clairement vers le sérieux et surtout le dramatique. L’histoire est très perverse à bien des égards. D’abord sur la relation glauque entre les deux protagonistes principaux qui ont un lien de parenté mais qui vont passer outre en jouant avec l’autre. Ensuite car ils sont tous les deux tordus à vouloir piéger les autres à travers des paris stupides pour savoir qui sera le plus sadique des deux. On voit ainsi l’horreur que peut avoir ce genre de jeu basé sur les souffrances et sur mentir aux autres.
Plus l’intrigue avance et plus ça va s’assombrir où les règles sont de plus en plus brisées et où le besoin de faire du mal prend le dessus. Le fait de mettre ça dans un cadre de famille aisée permet d’offrir un luxe et un cadre confortable où l’argent ne suffit plus pour avoir un plaisir personnel d’un autre genre. Si vous craigniez de voir trop de sexes, on est plus dans un cadre érotique et on évite la lourdeur du sujet.
Très bon casting avec des personnages très bien travaillés. Au nombre de quatre, chacun va avoir une personnalité propre. Kathryn est une manipulatrice sadique qui joue sur le désir et de monter les uns contre les autres pour sa propre satisfaction. Elle est froide derrière son sourire et elle joue ainsi sur deux facettes aux yeux des gens. Elle est l’objet de désir de son demi-frère et elle en profite pleinement pour le contrôler.
Sebastian est un séducteur qui accumule les conquêtes en mentant à tout le monde. Il est bon à ce jeu mais c’est devenu sa seule raison d’être et au contact d’Annette, il va découvrir qu’il peut être autre chose. Si ça ne le rend pas plus attachant, ça montre à quel point ce genre de comportement peut détruire intérieurement.
Annette justement est une jeune femme intelligente, gentille mais qui va être au centre d’un jeu. On compatit pour elle qu’elle soit victime d’une machination atroce et c’est la plus humaine du film. Concernant Cecile, c’est la jeune naïve et innocente qui ne connait rien au sexe et à l’amour, étant encore une enfant dans sa tête et qui va devenir elle aussi un jouet pour les deux personnages principaux en se basant sur sa crédulité.
Si la mise en scène n’a rien de bien artistique ou d’audacieux, la sobriété apparente colle bien avec le scénario. L’élégance est effectivement de rigueur dans ce jeu de dupes. On salue aussi le travail apporté sur les costumes. Kathryn mise tout sur l’apparence et le luxe, là où Sebastian porte des tenues sombres comme s’il n’était plus que l’ombre de lui-même, là où Annette mise sur des vêtements lumineux. C’est subtil mais ça fait plaisir de voir que ça correspond bien aux personnages. On retient aussi une bande originale efficace aussi bien dans les musiques que dans l’utilisation de chansons.
Sexe Intentions montre comment la manipulation des sentiments et la toxicité peuvent nuire aux gens.







