Sharknado.
Réalisation : Anthony C. Ferrante.
Scénario : Thunder Levin.
Production : Paul Bales, David Michael Latt et David Rimawi.
Musique : Ramin Kousha.
Société de production : The Asylum, Syfy et Southward Films.
Distributeur : Syfy.
Date de sortie USA : 11 juillet 2013.
Date de sortie française : Inconnue.
Titre original : Sharknado.
Durée : 1h24.
Budget : 2 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé de Sharknado.
Une tempête va provoquer de violences inondation dans une ville côtière qui se voit infestée de requins tueurs. Fin veut aller sauver sa famille.
Casting de Sharknado.
Fin Shepard : Ian Ziering (VF : Christophe Seugnet).
April Wexler : Tara Reid (VF : Marie Gamory).
Nova Clarke : Cassie Scerbo (VF : Marie Nonnenmacher).
George : John Heard (VF : Gérard Rouzier).
Baz Hogan : Jaason Simmons (VF : Eric Omet).
Bobby : Alex Arleo (VF : Inconnue).
Carl Hubert : Neil H. Berkow (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Diffusé pour la télévision, le téléfilm a eu un tel succès qu’il a été diffusé de manière limitée dans les cinémas.
Le titre de tournage était Dark Skies.

Lindsay Lohan a été envisagée pour le rôle de Nova ; Teri Hatcher , Rebecca Romijn et Tiffani Thiessen pour celui d’April.
Le tournage s’est déroulé en 18 jours en Californie.
Notre critique de Sharknado.
Entre le titre et le synopsis, on ne sait pas à quel point on va aller dans les abysses de la médiocrité.
Parfois, on se demande vraiment ce que les scénaristes ont en tête (ou prennent comme drogue) pour concevoir de telles histoires totalement grotesques du début à la fin. En plus d’être totalement irréaliste, le film ne fait qu’enchaîner les incohérences sans jamais chercher à se poser pour se dire « mais on ne fait pas n’importe quoi là ? ». Alors qu’on est dans une situation de catastrophe naturelle (surnaturelle pourrait-on même dire), on va se concentrer sur un petit groupe d’individus avec le reste de la population qui continue de vivre sa vie tranquillement, sans que ça n’alerte davantage les autorités ou les pouvoirs publiques.
C’est tellement loufoque qu’on a envie de rire devant de telles stupidités. Ou de pleurer tant c’est une souffrance. Le dernier acte du film est tellement pathétique qu’on a hâte d’arriver au générique de fin.
En général, les téléfilms n’ont pas toujours un casting de qualité mais ici, c’est plutôt correct dans l’ensemble. On a surtout l’impression que les acteurs et actrices se disent « au point où on en est, jouons le jeu et prenons le chèque ». Fin est trop le bon samaritain valeureux et protecteur de sa famille au point d’être un super-héros pas du tout crédible.
Nova est un personnage intéressant qui en pince pour son patron mais qui n’est pas la nunuche de service, sachant se défendre et prendre des initiatives (sûrement la plus courageuse du groupe). Les autres rôles sont sans saveur et ne sont là que pour donner le change et créer des situations tout en symbolisant la famille désunie conflictuelle.
Un film catastrophe demande de gros moyens mais quand c’est un téléfilm, le budget est fortement réduit. Pourtant, ils ont voulu quand même en mettre une tonne et ça frise le saignement des yeux. Déjà par le style visuel d’avoir tourné en plein jour par grand soleil et de mettre un filtre très laid grisâtre avec une pluie de tournage ou une pluie numérique. Il y a parfois même des intégrations d’autres vidéos dérobées à droit et à gauche sur le net. Ensuite, car les images de synthèse sont très présentes mais sans grande qualité (jusqu’à en utiliser Google Street View pour les vues aériennes…).
C’est presque fait avec un logiciel débutant par des débutants qui veulent s’amuser. Enfin, comme si ça ne suffisait pas, la réalisation est brouillonne dans les scènes d’action à en oublier toute crédibilité (placer les angles de caméras pour ne pas montrer les arrière-plans de la ville qui continue sa vie paisiblement). Le gore est aussi là pour faire plus horrible et choquer.
Sharknado démontre qu’il existe plus profond que la fosse des Mariannes pour la débilité, un vrai nanar.






