Sinister.
Réalisation : Scott Derrickson.
Scénario : Scott Derrickson et C. Robert Cargill.
Production : Jason Blum et Brian Kavanaugh-Jones.
Musique : Christopher Young.
Société de production : Summit Entertainment, Alliance, IM Global, Blumhouse Productions, Automatik Entertainment, Possessed Pictures et Alliance Films.
Distributeur : Lionsgate.
Date de sortie USA : 12 octobre 2012.
Date de sortie française : 7 novembre 2012.
Titre original : Sinister.
Durée : 1h50.
Budget : 3 millions de dollars.
Box-office mondial : 82,5 millions de dollars.
Box-office USA : 48 millions de dollars.
Entrées françaises : 414 741 entrées.
Résumé.
Ellison écrit des romans inspirés de crimes réels. Il emménage dans une maison où une famille s’est pendue. En fouillant dans le grenier, il trouve des bobines de meurtres de plusieurs familles.
Achats.

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Casting.
Ellison Oswalt : Ethan Hawke (VF : Jean-Pierre Michaël).
Tracy : Juliet Rylance (VF : Laëtitia Lefebvre).
Ashley : Clare Foley (VF : Karine Foviau).
Trevor : Michael Hall D’Addario (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé).
Shérif adjoint : James Ransone (VF : Donald Reignoux).
Jonas : Vincent D’Onofrio (VF : Patrick Béthune).
Shérif : Fred Dalton Thompson (VF : Michel Bedetti).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Les scènes sur les bobines ont réellement été tournées avec une caméra Super 8.
Le tournage s’est déroulé du 19 septembre 2011 au 25 octobre 2011 en Californie et New York.
Notre critique de Sinister.
Encore un film d’horreur dans une maison qui se veut hantée, rien de bien original.
C’est un peu ce qu’on se dit avec le début de l’histoire. L’emménagement tranquille, les doutes puis les premiers phénomènes. Si tout semble bien classique, on bascule dans quelque chose de plus intéressant car plusieurs meurtres vont être liés à travers des snuff movie, des scènes filmées de morts atroces. On comprend, comme le héros, qu’il y a un lien entre tout ça, une présence malfaisante.
On se retrouve finalement dans du déjà-vu mais l’histoire parvient à être suffisamment captivante car on veut découvrir l’origine de tout ça, qui est ce « meurtrier ». Il y a aussi cette ambiance pesante qui colle à merveille et on n’a pas de surenchère ridicule comme souvent dans ce genre de film d’horreur. On apprécie aussi l’intrigue secondaire de la tension familiale où l’écriture de ce genre de romans entraîne des tensions dans le couple.
Ellison est romancier et son métier, qui devient une passion obsessionnelle, le pousse à creuser sur des enquêtes de meurtres (contestant parfois les résolutions ou faisant les siennes) mais ça n’est pas sans conséquence. Il a besoin d’écrire pour se sentir heureux, épanoui alors qu’en réalité, ça le détruit de l’intérieur, ça détruit son couple ainsi que sa famille. Il se trouve piégé par ses actes et ça se renforce avec cette fameuse présence qui amplifie encore le mal.
Son épouse est très bien construite car elle ne supporte plus cette vie, d’être au milieu de meurtres et ça la ronge. Elle veut protéger ses enfants qui vont eux aussi subir ça avec des idées sombres. Quant à la présence, elle porte bien son nom car on la verra à peine, elle joue plus sur les peurs et c’est une bonne idée de ne pas la voir constamment en chair et en os (ou ce qu’il en est).
En général avec les films d’horreur, on se retrouve avec tous les codes du genre bien cliché qui ne surprennent plus. Curieusement, malgré l’utilisation de quelques jumps scare, de scènes nocturnes et d’apparitions, c’est parfaitement maîtrisé pour ne pas faire ridicule. Si les habitués du genre s’en amuseront quand même, on ne peut pas nier que la réalisation est qualitative car elle mise beaucoup sur l’ambiance oppressante, faisant grimper la tension progressivement. La bande originale contribue grandement à l’immersion avec des musiques stridentes et angoissantes.
Sinister est un bon film d’horreur bien construit et bien mis en scène qui peut déranger les plus sensibles.







