Spermageddon.
Réalisation : Tommy Wirkola et Rasmus A. Sivertsen.
Scénario : Tommy Wirkola, Jesper Sundnes et Vegar Hoel.
Production : Jørgen Storm Rosenberg et Kjetil Omberg.
Musique : Christian Wibe.
Société de production : 74 Entertainment et Qvisten Animation.
Distributeur : SF Studios Norge.
Première mondiale : 10 juin 2024 (Annecy).
Date de sortie norvégienne : 28 février 2025.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 3 octobre 2025 (directement sur Paramount+).
Titre original : Spermageddon.
Durée : 1h20.
Budget : 3 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Jens est un adolescent maladroit qui va faire sa première fois avec Lisa. Mais dans son corps, c’est une course qui débute pour Simonce et ses amis, des spermatozoïdes qui veulent attendre l’ovule.
Casting.
Simonce : Aksel Hennie (VF : Inconnue).
Cumilla : Mathilde Storm (VF : Inconnue).
Lisa : Nasrin Khusrawi (VF : Inconnue).
Jens : Christian Mikkelsen (VF : Inconnue).
Saltsmak : Bjørn Sundquist (VF : Inconnue).
Jizzmo : Christian Rubeck (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2021.
Notre critique de Spermageddon.
OK, vu le sujet, on part sur une grosse originalité et sûrement énormément de folie.
Il fallait en effet être fou pour avoir l’idée d’un tel scénario. Et pourtant, on ne peut pas nier que les scénaristes se sont creusés la tête pour concevoir une intrigue qui de base est minimaliste. On voit ainsi deux intrigues en parallèle. Tout d’abord, celle du point de vue humain avec le premier rapport sexuel de deux adolescents. Même si c’est sous le trait de l’humour, il y a une forme de dénonciation de « l’éducation sexuelle » via les sites pornographiques. On retrouve ainsi deux jeunes qui ne savent pas trop s’y prendre et qui ont de mauvais exemples (même si on notera quand même la prévention avec toujours des rapports protégés et les risques de s’y prendre mal).
Puis il y a bien sûr l’intrigue interne, celle des spermatozoïdes. On suivra ainsi plusieurs protagonistes selon les « lieux » dans lequel ils sont (on vous passe les détails). Si l’histoire débute avec beaucoup d’humour qui donne le sourire, il y a un essoufflement dans la deuxième moitié car on s’éparpille un peu trop.
Côté des humains, Jens et Lisa sont amoureux et font leur première fois ensemble. Lisa est quelqu’un de très enthousiaste, plus sûre d’elle et qui prend goût à ce qu’elle vit. Là où Jens est plus maladroit et a du mal à réaliser ce qu’il fait. Côté interne, Simonce est un spermatozoïde qui ne veut pas suivre son destin mais qui va y être contraint. Il a surtout une grande culture du corps humain qu’il étudie. Son savoir va bien évidemment être utile.
Cumilla est au contraire à fond dans son but dans la vie et elle a le goût de l’aventure. Ils seront accompagnés dans leur périple par un jeune spermatozoïde cliché d’un adolescent mais aussi d’un autre bien plus savant qui vit enfin ce qu’il enseigne aux jeunes. Il n’y a pas vraiment d’antagoniste ici car Jizzmo n’est là que pour être le plus fort avec ses propres méthodes.
Les artistes se sont aussi clairement amusés à créer tout un univers basé sur la biologie. Le design des spermatozoïdes donne un aspect cartoon très sympathique mais aussi leur monde est « personnalisé » à leur façon. C’est une sorte de parodie du monde réel. Lorsqu’on va explorer l’intérieur du corps humain, on ne repère pas toujours où on est et les modélisations sont parfois un peu hasardeuse mais il faut réussir à donner un style « enfantin » à quelque chose de pas toujours réjouissant alors l’équilibre est délicat.
L’animation est plutôt bonne même si un peu brouillonne concernant la fluidité du monde réel. Enfin, c’est aussi un film qui va offrir des chansons et elles sont vraiment là pour le côté comique vu les paroles.
Spermageddon est un film complètement fou qui n’est pas pour tout le monde mais qui est aussi amusant que préventif.







