Stargate, la porte des étoiles.
Réalisation : Roland Emmerich.
Scénario : Roland Emmerich et Dean Devlin.
Production : Dean Devlin, Oliver Eberle et Joel B. Michaels.
Musique : David Arnold.
Société de production : Canal+, Centropolis Film Productions et Carolco Pictures.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Date de sortie USA : 28 octobre 1994.
Date de sortie française : 1er février 1995.
Titre original : Stargate.
Durée : 2h01.
Budget : 55 millions de dollars.
Box-office mondial : 196,6 millions de dollars.
Box-office USA : 71,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 2 698 444 entrées.
Résumé.
L’égyptologue Daniel Jackson est contacté par l’Air Force pour déchiffrer des hiéroglyphes provenant d’un anneau ancien trouvé dans le désert. Il découvre que c’est un portail qui permet d’aller dans un autre monde.
Casting.
Jonathan « Jack » O’Neil : Kurt Russell (VF : Bernard-Pierre Donnadieu).
Daniel Jackson : James Spader (VF : Éric Herson-Macarel
Râ : Jaye Davidson (VF : Inconnue).
Skaara : Alexis Cruz (VF : Inconnue).
Sha’uri : Mili Avital (VF : Inconnue).
Kasuf : Erick Avari (VF : Inconnue).
Catherine Langford : Viveca Lindfors (VF : Inconnue).
Général W.O. West : Leon Rippy (VF : Inconnue).
Charles Kawalsky : John Diehl (VF : Inconnue).
Anubis : Carlos Lauchu (VF : Inconnue).
Horus : Djimon Hounsou (VF : Inconnue).
Ferretti : French Stewart (VF : Éric Aubrahn).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Stargate, la porte des étoiles devait être une trilogie mais les deux films suivants furent annulés lorsque la série Stargate : SG-1 fut lancée.
À l’origine, la porte des étoiles était noire. Elle fut repeinte en argentée au dernier moment.
Les Mastadges sont en réalité des chevaux portant une combinaison ainsi que des animatroniques.
Des maquettes furent utilisés pour certains décors ou pour les vaisseaux spatiaux.
Le palais de Râ est un décor de 90 mètres de long, de 20 mètres de large et de 12 mètres de haut.
Les scènes en plan large comportent à la fois des milliers de figurants mais aussi des « épouvantails » pour donner l’illusion d’une foule encore plus grande.
Le tournage s’est déroulé en Arizona et Californie.
Notre critique de Stargate, la porte des étoiles.
Égypte et science-fiction, curieux mélange mais fort potentiel si c’est bien amené.
Il est en effet très intéressant de voir un mélange des époques avec d’un côté l’Antiquité, ses traditions, son « archaïsme », ses croyances… et de l’autre la science-fiction avec un autre monde, une technologie de pointe, une civilisation différente, une forme d’aliens… Et le plus amusant, c’est que ça marche. On voit ainsi un rapprochement fait et crédible permettant d’offrir un nouvel univers.
Le scénario apporte donc de l’exploration, du mystère, des confrontations, de l’action mais aussi des sujets plus profonds comme le choc des cultures, le bouleversement des fondements, lutter contre l’oppression d’un peuple et une façon de survivre dans un lieu inconnu. C’est prenant et on a droit à quelques scènes portées sur l’émotion tant tout tend à rester sérieux. Pas d’humour au programme ni de surenchère ridicule.
On se trouve face à deux personnages qui s’opposent mais sans être des caricatures d’eux-mêmes. O’Neil est un colonel qui a tout du militaire froid, sec et autoritaire mais qui est aussi dérangé psychologiquement suite au décès de son fils. Il a un esprit suicidaire et cette mission est une sorte de façon d’y parvenir en prenant tout les risques.
Jackson est l’archéologue passionné, moqué par ses pairs mais qui va réaliser l’impensable. Il est plus dans la découverte, l’apprentissage, la curiosité et le dialogue. Les autres membres de l’expédition ne sont pas très utilisés. Sur la planète, deux protagonistes serviront de liaison avec Skaara qui se montre curieux face aux étrangers et qui veut s’en rapprocher ainsi que Sha’uri qui va se lier d’affection pour Jackson en l’aidant à décrypter les messages. Quant aux antagonistes, on le verra finalement assez tard mais ils ont un certain charisme et usent de leur technologie pour asservir les peuples.
Très bonne réalisation dans l’ensemble. On reste sur quelque chose d’assez sobre qui se veut efficace tout en profitant aussi du cadre égyptien et de son environnement désertique. Mais ce qu’on va surtout apprécié est le travail sur le vaisseau spatial, l’intégration des codes de l’antiquité avec de la technologie futuriste et donc on salue le boulot des artistes en ce sens, aussi bien les décorateurs que les costumiers. Sans compter que les effets numériques sont réussis. Même le combat final n’offre pas un déluge visuel et c’est ce qui rend l’action d’autant plus forte. Enfin, gros point fort avec la bande originale alternant entre l’envoutement et la tension.
Stargate, la porte des étoiles nous offre un magnifique voyage à travers une histoire originale et un univers au fort potentiel.







