The apprentice.

Réalisation : Ali Abbasi.
Scénario : Gabriel Sherman.
Production : Daniel Bekerman, Julianne Forde, Jacob Jarek, Louis Tisné et Ruth Treacy.
Musique : Martin Dirkov.
Société de production : Gidden Media, Rocket Science, Head Gear Films, LB Entertainment, Metrol Technology, Fís Éireann / Screen Ireland, Scythia Films, Profile Pictures, Tailored Films, Film Institute, DR Danish Broadcasting, AC Films, Rich Spirit et Wild7Films.
Distributeur : Briarcliff Entertainment.
Date de sortie USA : 11 octobre 2024.
Date de sortie française : 9 octobre 2024.
Titre original : The apprentice.
Durée : 2h00.
Budget : 16 millions de dollars.
Box-office mondial : 17,3 millions de dollars.
Box-office USA : 4 millions de dollars.
Entrées françaises : 268 756 entrées.
Résumé.
Dans les années 1970, Donald J. Trump veut sortir de l’ombre de son père. Il fera la rencontre de l’avocat Roy Cohn. Ce dernier voit en Trump une forte ambition et une soif de succès.
Casting.
Donald Trump : Sebastian Stan (VF : Axel Kiener).
Roy Cohn : Jeremy Strong (VF : Jérémie Covillault).
Ivana Trump : Maria Bakalova (VF : Macha Petina).
Fred Trump : Martin Donovan (VF : François-Éric Gendron).
Mary Anne Trump : Catherine McNally (VF : Annie Sinigalia).
Fred Trump Jr. : Charlie Carrick (VF : Thomas Roditi).
Russell Eldridge : Ben Sullivan (VF : Jérémie Bédrune).
Roger Stone : Mark Rendall (VF : Loïc Guingand).
Mary Trump : Iona Rose MacKay (VF : Inconnue).
Ivanka Trump : Emily Mitchell (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2018.

Le tournage s’est déroulé du 29 novembre 2023 au 28 janvier 2024 au Canada.
Notre critique de The apprentice.
Avant d’être Président des États-Unis, il était un homme d’affaires. Retraçons alors ce parcours avant la Maison Blanche.


Le film ne propose pas un biopic complet mais bien une partie de sa vie mais pas la plus inintéressante. En effet, le scénario se veut évolutif et va montrer un homme d’affaires ambitieux qui va petit à petit grimper les échelons pour créer un empire. C’est assez passionnant car là où on peut être attiré par une élévation via le mérite, ici, on est plus dans les coups tordus, les manigances, tout écraser sur son passage. C’est détestable mais le résultat est là. Surtout, on va voir progressivement un homme se façonner car l’histoire va aussi montrer l’élève et le mentor, la formation puis le dépassement. Un maître et un padawan jusqu’à basculer dans le côté obscur en somme. Si vous vous attendiez à un film politique, passez votre chemin car c’est vraiment un entrepreneur qui est au cœur de l’histoire.
Qui dit scénario évolutif dit aussi personnage qui va devoir changer. Le début présente un Trump qui veut s’émanciper de l’ombre de son père et qui va faire une rencontre qui changera sa vie. Il est encore sage et innocent, naïf, mais avide d’apprendre. N’approuvant pas au début les méthodes qui lui sont enseignées, il va finalement y adhérer quand cela lui permet d’arriver à ses fins. Se prenant au jeu, il va grandir vite et mettre ses connaissances en application, dépassant alors son maître. Sebastian Stan livre une superbe prestation tant on ne reconnait plus l’acteur dans ce rôle. Nous verrons aussi sa vie privée à travers un couple tout d’abord amoureux avant que ça ne devienne qu’une image à donner. Quant au maitre, c’est Roy. Avocat hors pair, filou, stratège, il va prendre Donald sous son aile mais plus il le forme, plus il se rend compte qu’il perd le contrôle sur sa marionnette. Il voit même qu’il le dépasse, retournant ses armes contre lui. Là encore, magnifique interprétation de Jeremy Strong qui a un visage figé mais qui laisse passer ce qu’il pense.


Avec un biopic, on peut s’attendre à tout dans la réalisation : non linéaire, classique, partant dans tous les sens… Ici, on est dans une continuité chronologique qui permet de voir le cheminement d’un homme. Sur l’artistique, c’est habile car ce sera sur la qualité de l’image que ça va donner une différence. Le format déjà plus proche du carré, rappelant le format de la télévision d’époque. Mais aussi sur le grain de l’image et des couleurs désaturées, renforçant l’esprit années 1970 et donnant une meilleure immersion. C’est très efficace, associé en plus à une caméra souvent à l’épaule comme pour faire un documentaire.
The Apprentice montre efficacement l’évolution d’un chef d’entreprise correct en un dirigeant autoritaire et manipulateur d’un empire. Un biopic avec une très bonne réalisation et des acteurs excellents.

