The birth of a Nation.

Réalisation : Nate Parker.
Scénario : Nate Parker.
Production : Jason Michael Berman, Aaron L. Gilbert, Preston L. Holmes, Nate Parker et Kevin Turen.
Musique : Henry Jackman.
Société de production : BRON Studios, Creative Wealth Media Finance, Follow Through Productions, Hit 55 Ventures, Infinity United Entertainment, Juniper Productions, Mandalay Pictures, Novofam Productions, Oster Media, Phantom Four Films, Point Made Films et Tiny Giant Entertainment.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première mondiale : 25 janvier 2016 (Sundance).
Date de sortie USA : 7 octobre 2016.
Date de sortie française : 1er février 2017.
Titre original : The birth of a Nation.
Durée : 1h59.
Budget : 8,5 millions de dollars.
Box-office mondial : 16,8 millions de dollars.
Box-office USA : 15,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 94 088 entrées.
Résumé.
Esclave et prédicateur, Nat Turner ne supporte plus le mauvais traitement des maîtres sur les esclaves. Il décide de mener une rébellion.
Casting.
Nat Turner : Nate Parker (VF : Abd al Malik).
Samuel Turner : Armie Hammer (VF : Mathieu Moreau).
Révérend Walthall : Mark Boone Junior (VF : Jacques Frantz).
Hark Turner : Colman Domingo (VF : Frantz Confiac).
Nancy Turner : Aunjanue Ellis (VF : Mbembo).
Isaac Turner : Dwight Henry (VF : Inconnue).
Cherry : Aja Naomi King (VF : Astrid Bayiha).
Bridget Turner : Esther Scott (VF : Joëlle Brover).
Isaiah : Roger Guenveur Smith (VF : Inconnue).
Esther : Gabrielle Union (VF : Inconnue).
Elizabeth Turner : Penelope Ann Miller (VF : Claire Guyot).
Raymond Cobb : Jackie Earle Haley (VF : Julien Kramer).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
The birth of a Nation s’inspire d’un fait réel. En 1831, l’esclave et prêcheur Nat Turner mène une rébellion avec ses semblables dans le comté de Southampton, en Virginie, causant de nombreux morts.

Le tournage s’est déroulé en mai 2015 en Géorgie (USA).
Notre critique de The birth of a Nation.
Les films sur l’esclave sont souvent très marquants et touchants, encore plus quand cela concerne un retournement de situation.


Si globalement le scénario est plus que correct, l’intrigue manque quand même d’envergure tant il y avait du potentiel pour atteindre bien plus les esprits. En effet, cela met beaucoup trop de temps à se mettre en place. Même s’il était important de poser les bases et de voir le cheminement d’une pensée, au final, il faut attendre la dernière demi-heure pour que l’histoire passe la seconde et nous montre enfin la révolte des esclaves. Du coup, on voit plus la souffrance qu’ils ont enduré que le combat qu’ils ont mené. Tout devient vite expédié et se finit rapidement. Le tout manque aussi d’émotions. En revanche, les tortures qu’on voit sont vraiment dures à supporter et on se sent mal après ça à juste titre. Le film est aussi beaucoup axé sur la religion, ce qui a été la ligne directrice du leader. Dommage là aussi que l’opposition présent dans les textes sacrés ne soient pas plus mis en avant pour soulever les différentes contradictions et les points de vue. Ce sont des paroles bibliques qui servent de grand discours là où on aurait plutôt voulu de vraies paroles d’un homme se battant pour une cause.
Le casting s’en sort plutôt bien mais rien qui va permettre de frapper les esprits par des performances exceptionnelles. Pourtant, il y a un travail assez réussi sur le développement des personnages mais cela reste bien inégal par rapport à tous les protagonistes qu’on voit. Le héros, Nat, est porté par la Foi et son évolution est très convaincante vu qu’on parcourt plusieurs années de sa vie. Cependant, on ne s’attache pas suffisamment à lui car on a du mal à s’identifier à lui. Il est trop dans la religion et il est plus dans un combat mystique que dans combat de libération. Les autres protagonistes servent à étoffer l’intrigue et permettent de donner des situation stéréotypées de l’époque (la femme soumise, le maître d’esclaves inhumain…).


On s’attendait également à mieux en terme de réalisation. C’est simple mais nous sommes dans un film d’époque avec des messages porteurs très fort et il n’y a pas d’audace artistique de faire de belles choses sur le plan visuel ou de mise en scène pour que le long-métrage soit percutant. Néanmoins, la force technique du film repose sur sa bande originale de toute beauté qui donne un côté épique et émotionnel. Cela compense la faiblesse des images alors que l’association des deux auraient été parfaites.
The birth of a Nation se regarde mais ne touche pas suffisamment.

