The Crow : wicked prayer.
Réalisation : Lance Mungia.
Scénario : Lance Mungia, Jeff Most et Sean Hood.
Production : Edward R. Pressman et Jeff Most.
Musique : Jamie Christopherson.
Société de production : Dimension Films, Pressman Film, Jeff Most Productions, Fubu Films et Image Comics.
Distributeur : Dimension Films.
Date de sortie USA : 4 juin 2005.
Date de sortie française : Inconnue.
Titre original : The Crow : wicked prayer.
Durée : 1h39.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : Inconnue.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Après le meurtre de sa fiancée et de soi-même, Jimmy revient d’entre les morts pour se venger d’une secte satanique.
Casting.
Jimmy Cuervo / The Crow : Edward Furlong (VF : Inconnue).
Lola Byrne : Tara Reid (VF : Inconnue).
Luc Crash / Satan : David Boreanaz (VF : Inconnue).
Pestilence : Yuji Okumoto (VF : Inconnue).
War : Marcus Chong (VF : Inconnue).
Famine : Tito Ortiz (VF : Inconnue).
Harold : Danny Trejo (VF : Inconnue).
Lilly : Emmanuelle Chriqui (VF : Inconnue).
El Niño : Dennis Hopper (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
The Crow : wicked prayer est la suite de The Crow, The Crow : la cité des anges et The Crow 3 : Salvation, adaptation des comics du même nom de James O’Barr publiés en 1989.
Le film n’est sorti qu’une semaine en salles avant d’être disponible en DVD.
Le tournage s’est déroulé dans l’Utah.
Notre critique de The Crow : wicked prayer.
Pourquoi faire encore une suite à une franchise qui s’écroulait déjà au deuxième opus ?
Les scénaristes avaient probablement une idée d’histoire puis ce sont dit que ce n’était pas assez porteur et qu’il fallait relier ça à un nom déjà plus porteur. Car honnêtement, on est dans du grand n’importe quoi. On passe la grosse majorité du film sur un rite satanique d’un culte de décérébrés adeptes de la violence. Puis accessoirement, on voit The Crow qui par moment tente de se venger. Bref, on est très loin du premier film. Le pire est qu’on bascule dans complètement autre chose sans âme et surtout sans intérêt.
On ne comprend pas tout entre le rite pour devenir Satan (rien que ça…), une tribu indienne qui veut s’en sortir, une vengeance du héros principal qu’on ne voit pas… C’est d’un ennui profond et tellement mal écrit que ça fait mal aux oreilles. On ne compte même pas les incohérences comme l’autre qui se remplace les yeux par ceux de sa victime ou bien celui qui arrache un cœur à main nu du torse d’un autre.
L’autre point faible du film réside en son casting. C’est une catastrophe et on va dire que seule Tara Reid évite le naufrage mais de peu. Elle incarne une sorte de chamane prophétique sorcière… en fait on ne sait pas trop car c’est confus. Elle est le bras droit de Luc, le grand antagoniste du film (incarné par un pitoyable David Boreanaz qui se demande sûrement ce qu’il fait là). Il veut devenir le Diable et sa motivation s’arrête là. On ne parle pas des autres vilains du film qui sont les clichés des cavaliers de l’Apocalypse mais sans charisme.
Parlons en du charisme. On est dans une saga dont le personnage principal, qui donne le titre au film, est aux abonnés absents. Son acteur n’est pas du tout convaincant (mais déjà mieux que celui du deuxième film) mais son personnage n’est même pas construit. Ses pouvoirs sont encore plus forts qu’auparavant car maintenant il peut ressusciter les morts et même survivre malgré la suppression de son corbeau.
Pour rester dans la même lignée, la réalisation souffre atrocement. Rien que le début du film avec des présentations textuelles façon jeu vidéo des différents personnages est déjà une idée ratée. Mais le reste tombe dans la simplicité et des explosions et fusillades comme si le réalisateur avait envie de faire son film d’action sans âme. Il n’y a absolument aucune approche artistique. Le seul fait notable est d’avoir quitté la ville pour s’orienter plus au sud avec une ambiance mexicaine et indienne.
Sauf que cela n’apporte strictement rien si ce n’est justifié sans doute un rite cultuel avec des traditions chamaniques. Il y a aussi une grande inégalité de rythme car The Crow n’apparait qu’après le premier tiers du film. La bande originale ne relève pas plus le niveau si ce n’est rester dans une zone de confort pour coller au style du sud.
The Crow : wicked prayer est autant une purge que le second et vient d’enterrer vraiment la franchise.







