The Island.
Réalisation : Michael Bay.
Scénario : Alex Kurtzman, Roberto Orci et Caspian Tredwell-Owen.
Production : Michael Bay, Ian Bryce et Walter F. Parkes.
Musique : Steve Jablonsky.
Société de production : DreamWorks Pictures, Warner Bros., Parkes/MacDonald Image Nation, Amblin Entertainment et K/O Paper Products.
Distributeur : DreamWorks Distribution.
Date de sortie USA : 22 juillet 2005.
Date de sortie française : 17 août 2005.
Titre original : The Island.
Durée : 2h16.
Budget : 120 millions de dollars.
Box-office mondial : 162,9 millions de dollars.
Box-office USA : 35,8 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 556 590 entrées.
Résumé.
La planète est contaminée et l’humanité vit dans un bunker. Une loterie permet à un des habitants d’aller vivre sur une île paradisiaque, dernier lieu naturel préservé. Jordan est gagnante mais son ami Lincoln doute des faits. Ils découvrent qu’ils sont en réalité des clones.
Achats.

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Casting.
Lincoln Six Echo / Tom Lincoln : Ewan McGregor (VF : Bruno Choël).
Jordan Two Delta / Sarah Jordan : Scarlett Johansson (VF : Julia Vaidis-Bogard).
Bernard Merrick : Sean Bean (VF : François-Éric Gendron).
Albert Laurent : Djimon Hounsou (VF : Jean-Paul Pitolin).
James « Mac » McCord : Steve Buscemi (VF : Hervé Bellon).
Starkweather Two Delta / Jamal Starkweather : Michael Clarke Duncan (VF : Saïd Amadis).
Gandu Three Echo : Brian Stepanek (VF : Pierre-François Pistorio).
Suzie : Shawnee Smith (VF : Laëtitia Godès).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le film devait initialement se dérouler dans un futur éloigné mais le budget l’en empêcha.
Le tournage s’est déroulé du 24 octobre 2004 au 22 mars 2005 au Nevada, Michigan et Californie.
Notre critique de The Island.
Une dystopie sur le clonage, un sujet porteur.
Le premier tiers de l’histoire est vraiment prenant. On découvre un nouveau monde, on est dans la science-fiction crédible et lorsqu’on découvre qu’il y a autre chose de pas net, c’est là que le scénario prend son envol… mais pour trop peu de temps. En effet, là où on parle de clonage à des fins médicales, considérant les clones comme de simples produits, que l’éthique morale est totalement dépassée, on s’attendait à quelque chose de plus profond et surtout soulevant le débat.
On bascule alors dans le second tiers qui est la très longue course poursuite. Ce n’est qu’un enchaînement d’action qui divertit mais qui ne raconte plus rien. Quant au dernier tiers, on reste sur quelque chose de plus posé où on va voir les conséquences du clonage sur la société, l’impact moral et les choix à faire. Il y a donc du sérieux dans le scénario mais il y avait moyen de faire plus fort encore.
Lincoln et Jordan sont des clones de quelques années en conception. Ils sont fabriqués de façon à avoir une mentalité d’adolescent et totalement endoctrinés dans un mensonge fait d’espoir pour mieux les contrôler. On s’attache à eux car en plus d’avoir une approche enfantine du monde et donc insouciant, on se met aussi à leur place. Ils savent qu’ils ne sont utiles que comme pièce de rechange sans aucune autre valeur.
Cela questionne ainsi sur ce qui fait la conscience car si d’habitude la science-fiction l’applique aux robots, là c’est sur des clones. Le directeur de l’agence triche aussi sur la vérité afin de s’enrichir mais il aurait été intéressant de développer son point de vue car il est le lien entre patients mourants et les clones. Quant à celui qui traque le duo, on le voit trop peu pour qu’il soit vraiment menaçant.
Michael Bay met toujours sa patte dans un film d’action et ça se ressent ici. Il y a du rythme, des scènes assez spectaculaires et le sens de la mise en scène avec ses fameuses contre-plongées et ses ralentis. La facette futuriste est aussi bien gérée car on est dans un futur proche et c’est convaincant. Il n’y en a pas des tonnes pour nous faire croire à ce futur. On retient surtout la bande originale somptueuse dont le thème principal mémorable.
The Island est une bonne dystopie mais qui aurait du approfondir encore son sujet pour être parfait.







