The Machinist.
Réalisation : Brad Anderson.
Scénario : Scott Kosar.
Production : Julio Fernández.
Musique : Roque Baños.
Société de production : Filmax Group, Castelao Producciones, Canal+ España, Instituto de la Cinematografía y de las Artes Audiovisuales, ICF et Castelao Pictures.
Distributeur : Paramount Classics.
Date de sortie USA : 22 octobre 2004.
Date de sortie française : 19 janvier 2005.
Titre original : The Machinist.
Durée : 1h42.
Budget : 5 millions de dollars.
Box-office mondial : 8,2 millions de dollars.
Box-office USA : 1 millions de dollars.
Entrées françaises : 76 462 entrées.
Résumé.
Trevor travaille dans une usine. Un emploi répétitif, usant et qui le prive de sommeil. Le moindre accident peut avoir de grosses conséquences.
Casting.
Trevor Reznik : Christian Bale (VF : Laurent Natrella).
Stevie : Jennifer Jason Leigh (VF : Déborah Perret).
Maria : Aitana Sánchez-Gijón (VF : Barbara Delsol).
Ivan : John Sharian (VF : Inconnue).
Miller : Michael Ironside (VF : Inconnue).
Jackson : Lawrence Gilliard, Jr. (VF : Lucien Jean-Baptiste).
Jones : Reg E. Cathey (VF : Saïd Amadis).
Furman : Robert Long (VF : Pierre Dourlens).
Tucker : Craig Stevenson (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Christian Bale a perdu 29 kilos en trois mois pour arriver à un poids de 55 kilos. Il a mangé une pomme et une boîte de thon par jour.
Le tournage s’est déroulé en Espagne.
Notre critique de The Machinist.
On se demande vraiment dans quoi on s’embarque.
On va vite comprendre que le scénario cherche à nous berner ou plus exactement, à nous faire douter de la réalité. Ainsi, on ne sait jamais vraiment ce qu’il en est entre la vérité et les hallucinations ou fantasmes ou imagination. C’est très confus et on se demande vers quoi on se dirige. Et justement, c’est aussi ce qui fait la faiblesse du film. De chercher à nous perdre, c’est souvent une bonne chose mais là on n’a jamais de pièces du puzzle pour tenter de reconstituer l’ensemble.
On se doute que de voir le film à travers les yeux du héros fait qu’on est perdu mais il faut attendre la toute fin pour comprendre et là encore, la révélation n’est pas exceptionnelle. C’est un peu trop ennuyeux et sans grands enjeux. Que ce soit sur les conditions de travailler à l’usine, le travail répétitif, la cadence infernale… Rien n’est vraiment approfondi pour dénoncer quelque chose.
Christian Bale livre une belle performance rien que par sa condition physique. On est face à un homme extrêmement maigre à la limite du squelette. De cette façon, cela reflète l’ouvrir qui se tue à la tâche. De plus, il est privé de sommeil depuis tellement longtemps qu’il perd la notion du temps et de son environnement. Il perd pied progressivement et son évolution montre le talent de l’acteur de sombre dans une forme de folie où il doute de tout. Malheureusement, les autres rôles ne sont pas aussi bien développés. Que ce soit la prostituée qui lui sert de soutien mais aussi d’amie ou encore la serveuse qui est peu exploitée malgré l’attachement qu’ils ont, on espérait mieux.
Scénario chaotique volontairement, la réalisation se devait de suivre la cadence. Elle tente ce qu’elle peut et s’en sort correctement. Plus on avance dans l’intrigue plus la mise en scène s’emballe pour truquer la réalité à sa façon. Ce qu’on note surtout est la colorimétrie du film très grisâtre, rappelant l’usine mais aussi la tristesse et la confusion. C’est d’ailleurs tout ce qu’on peut retenir sur la technique car même la bande originale joue sur l’angoisse mais ça reste trop sommaire.
The Machinist permet à Christian Bale de briller mais le scénario peine à être captivant.







