The Mandalorian and Grogu.
Réalisation : Jon Favreau.
Scénario : Jon Favreau, Dave Filoni et Noah Kloor.
Production : Ian Bryce, Jon Favreau, Dave Filoni, Karen Gilchrist et Kathleen Kennedy.
Musique : Ludwig Göransson.
Société de production : Lucasfilm, Golem Creations et Ian Bryce Productions.
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures.
Date de sortie USA : 22 mai 2026.
Date de sortie française : 20 mai 2026.
Titre original : The Mandalorian and Grogu.
Durée : 2h12.
Budget : 165 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : Inconnue.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Après la chute de l’Empire, la Nouvelle République fait appel au chasseur de prime mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu pour protéger la galaxie.
Casting.
Din Djarin : Pedro Pascal (VF : Dominique Guillo).
Ward : Sigourney Weaver (VF : Véronique Augereau).
Rotta le Hutt : Jeremy Allen White (VF : Mlki Izzouzi).
Garazed « Zed » Orrelios : Steven Blum (VF : Olivier Cuvellier).
Ardennien : Martin Scorsese (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
The Mandalorian and Grogu est un film tiré de la série Star Wars : The Mandalorian.
Le projet débute en 2024.
Le film prend place après la saison 3.
Le tournage s’est déroulé de juin à décembre 2024 en Californie.
Notre critique de The Mandalorian and Grogu.
La sortie d’un Star Wars au cinéma est toujours un événement mais celui-ci semble ne pas avoir la même attente.
La série fut la production phare du lancement de Disney+ il y a plusieurs années et l’idée de faire un film est audacieux. En effet, il faut réussir à créer une histoire pour les fans de la série mais aussi pour un public qui ne l’a pas vu. De ce côté là, c’est clairement réussi. Si vous êtes novices, vous ne serez pas largués par l’univers car on comprend rapidement.
Certes, cela n’aurait pas été de refus d’avoir un petit récapitulatif pour éviter de se poser certaines questions (qui sont les deux héros par exemple) mais au global, ça passe très bien. Le scénario en lui-même est très rempli, il se passe à la fois beaucoup de choses et pas grand chose.
Beaucoup de choses car on sent que c’est plus un téléfilm tiré d’une série, ou bien un triple épisode, qu’un film indépendant dans l’univers galactique. C’est une simple mission avec ses nombreuses péripéties qui tournent parfois à la redondance (de quoi caser différents combats). Mais aussi pas grand chose car il manque un véritable gros enjeu à l’histoire. Il n’y a pas une attente particulière, pas de finalité notable qui nous font accrocher à notre siège. L’humour est très présent et ce n’est pas un mal pour éviter de faire trop « gamin ».
Mando est toujours le chasseur de primes efficace, combattif de nombreuses façons et qui gère bien ses missions. Il ne gagne pour autant pas en développement malgré le format « film ». C’est ce qui est regrettable même si ce qui est mis en avant est aussi son amour pour Grogu. Il le voit comme son apprenti et il lui apprend les ficelles du métier. On verra aussi le mandalorien en fâcheuse posture mais ça dure trop peu alors que c’était l’occasion de dévoiler davantage de ses failles.
Concernant Grogu (surnommé par le public « bébé Yoda »), c’est certes la touche mignonne mais c’est aussi un personnage à part entière. Malgré sa taille, il gère habilement les missions avec son éternelle maladresse et entêtement. Il est toujours aussi goinfre également. Néanmoins, il va avoir droit à sa grande séquence à lui seul qui montre qu’il n’est pas seulement un « enfant » et qu’il gagne en maturité.
Rotta est un protagoniste qui a une bonne place dans l’intrigue. Il veut son indépendance et derrière son impressionnante musculature, il est aussi fragile. Il veut s’éloigner de l’héritage de son père et s’en démarquer. Ça le travaille de l’intérieur et c’est presque le personnage le mieux approfondi. Au contraire des seconds rôles entre Zed qui fait office de figurant et le rôle incarné par Sigourney Weaver qui voulait juste apparaitre dans un Star Wars le temps de quelques scènes. Pour les antagonistes, ça aurait pu être mieux bien que ça permette de montrer davantage les Hutt.
Visuellement, rien à redire c’est propre. La réalisation est soignée mais on aurait aimé voir davantage de folie de la part de Jon Favreau pour l’approche artistique. On se laisse porter sans voir les 2h20 défiler et il y a de la variété dans les environnements, aussi bien naturels qu’urbains. Si les effets numériques sont efficaces, le gros atout est bien Grogu. C’est une marionnette et on ne peut que féliciter grandement le travail des artistes qui arrivent à lui donner vie et même des émotions.
On est en revanche un peu plus mitigé sur la bande originale qui, bien qu’elle reprenne le thème iconique de la série, n’arrive pas à donner suffisamment un côté épique et opte au contraire pour une mélodie trop « synthétiseur ».
Star Wars : The Mandalorian and Grogu est un bon film de la saga mais pas de quoi en faire un enjeu majeur de la galaxie lointaine.







