The ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt.
Réalisation : David Midell.
Scénario : Enrico Natale et David Midell.
Production : Enrico Natale, Ross Marks, Andrew Stevens et Mitchell Welch.
Musique : Jason Lazarus et Joseph Trapanese.
Société de production : Cinemachine Shop, Andrew Stevens Entertainment, Baweja Studios, BondIt Media Capital, Buzzfeed Studios, Eyevox Entertainment, Jeff Rice Films, LB Entertainment, Metafilms, Redbird Entertainment et XYZ Films.
Distributeur : Variance Films.
Date de sortie USA : 6 juin 2025.
Date de sortie française : 20 août 2025.
Titre original : The ritual.
Durée : 1h38.
Budget : Inconnu.
Box-office mondial : 5,7 millions de dollars.
Box-office USA : 527 000 dollars.
Entrées françaises : 46 826 entrées.
Résumé.
En 1928, Emma Schmidt est admise dans un couvent et d’étranges phénomènes se produisent. Le prêtre fait appel à Theophilus Riesinger, un exorciste pour sauver la jeune femme.
Casting.
Père Theophilus Riesinger : Al Pacino (VF : Patrick Raynal)
Père Joseph Steiger : Dan Stevens (VF : Maxime Donnay)
Sœur Rose : Ashley Greene (VF : Inconnue).
Emma Schmidt : Abigail Cowen (VF : Inconnue).
Évêque Edwards : Patrick Fabian (VF : Inconnue).
Mère supérieure : Patricia Heaton (VF : Inconnue).
Sœur Camila : María Camila Giraldo (VF : Inconnue).
Sœur Sarah : Meadow Williams (VF : Inconnue).
Docteur Fabian : Enrico Natale (VF : Inconnue).
Chester : Ritchie Montgomery (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
The ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt est tiré du livre Begone Satan! de Carl Vogl publié en 1935, ouvrage inspiré d’un fait réel en 1928.
Le tournage s’est déroulé au Mississippi.
Notre critique de The ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt.
Et allez, encore un film d’exorcisme. Un genre qui malheureusement n’arrive jamais à se renouveler.
Ce film ne fera pas exception et même pire, qu’est-ce qu’on s’ennuie… Vendu comme l’exorcisme le plus documenté de l’histoire américaine, on se dit qu’il ne devait y avoir qu’un petit bout de papier comme source. En effet, le scénario tourne en rond comme pas possible. Nous n’aurons donc pas un mais plusieurs rituels, plusieurs tentatives d’exorcisme et c’est lassant car au final, on n’apprend pas grand chose à chaque fois. Entre chaque rituel, les scénaristes tentent de meubler avec… du vide.
Les rares intrigues secondaires sont réduites à peau de chagrin et n’apportent rien du tout au métrage. Par chance, le film ne va pas se finir par une grande séquence loufoque. Il est dommage que le scénario n’approfondisse pas davantage la dualité entre la science et la religion.
Une science prônée par le Père Joseph. Certes, il est prêtre mais il est plus dans l’optique de s’orienter vers la médecine pour soigner Emma. Une idée intéressante qui ne sera jamais exploitée pleinement et qui aurait permis au film de se démarquer. Son passif est là mais sans un intérêt quelconque pour le développement de son personnage. Le Père Theophilus est tellement effacé qu’on ne s’attache pas du tout à lui (au contraire de Joseph qui se veut plus charismatique). On se demande vraiment pourquoi Al Pacino a pris ce rôle tant sa performance est fade. Il faut dire que son personnage n’a rien à offrir.
Sœur Rose est mieux utilisée dans l’intrigue, se voulant de plus en plus perdue face aux événements. Quant à Emma, c’est un comble de n’éprouve aucune compassion pour elle. On la voit trop peu et vu qu’on ne la connaissait pas en version « saine », on ne peut que se contenter de la partie démoniaque qui ne fait pas peur.
Avec un film d’exorcisme, on s’attend au moins à une ambiance pesante. Raté. C’est simple et ça ne procure rien comme sensation. Alors qu’on est dans les années 1920, ça ne se ressent pas du tout dans les décors. L’immersion est donc inexistante. Mais le véritable souci provient de la réalisation. Pourquoi avoir demandé aux cadreurs de filmer comme s’ils étaient bourrés ? Tout est filmé caméra à l’épaule, donnant un sentiment de mal de mer en permanence, encore plus accentué avec des zooms ou dézooms sans aucune utilité artistique. On a presque l’impression que les tremblements de la caméra sont amplifiés volontairement. Pour la bande originale, rien à dire vu qu’on l’entend à peine à cause de sa discrétion.
The ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt est vide de tout, mal mis en scène et sans intérêt.







