Toy Story 5.
Réalisation : Andrew Stanton et Kenna Harris.
Scénario : Andrew Stanton et Kenna Harris.
Production : Lindsey Collins.
Musique : Randy Newman.
Société de production : Pixar Animation Studios et Walt Disney Pictures.
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures.
Date de sortie USA : 19 juin 2026.
Date de sortie française : 17 juin 2026.
Titre original : Toy Story 5.
Durée : 1h42.
Budget : 250 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : Inconnue.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Bonnie se détourne de ses jouets traditionnels pour Lilypad, une tablette tactile. Jessie, Buzz et leurs amis vivent mal cette situation jusqu’à ce que Woody ne fasse son retour.
Casting.
Jessie : Joan Cusack (VF : Barbara Tissier).
Woody : Tom Hanks (VF : Jean-Philippe Puymartin).
Buzz l’Éclair : Tim Allen (VF : Richard Darbois).
Lilypad : Greta Lee (VF : Laura Felpin).
Rouleau-pote : Conan O’Brien (VF : Jonathan Cohen).
Atlas : Craig Robinson (VF : Jean-Pascal Zadi).
Snappy : Shelby Rabara (VF : Marine Leonardi).
Blaze Manoukian : Mykal-Michelle Harris (VF : Inconnue).
Bo : Annie Potts (VF : Vanina Pradier).
Bonnie : Scarlett Spears (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Toy Story 5 est la suite de Toy Story, Toy Story 2, Toy Story 3 et Toy Story 4.
Le projet est annoncé en février 2023.
Notre critique de Toy Story 5.
Le quatrième opus était bon mais il offrait une belle conclusion, l’idée d’un cinquième film peut inquiéter.
C’est là que le scénario va s’ancrer dans notre temps en mettant le débat sur la place des écrans auprès des enfants. L’histoire va en effet traiter d’un sujet d’actualité qui pose questions : les écrans nuisent-ils aux enfants ? Le scénario prend alors le parti pris de répondre « oui ». Ainsi, on voit les enfants qui se coupent des autres, ne sachant plus « jouer », ne laissant plus libre court à leur imagination et se déconnectant ainsi de la réalité.
Une sorte d’enfermement vraiment bien mis en scène sans négliger non plus d’autres dégâts : le harcèlement en ligne. Une scène se veut marquante à ce sujet et aurait mérité d’être plus approfondi encore afin de montrer le danger des conversations en ligne sans surveillance.
L’impact social est très bien travaillé mais dans un sens, on regrette aussi qu’il n’y ait pas plus de nuance. Ici, c’est assez manichéen pour montrer que « écran pas bien / jouets bien ». Le film n’apporte pas de solutions autre que « confiscation des écrans », sans passer par la prévention, l’écoute, le dialogue. Surtout que l’histoire parle aussi des jouets technologiques, en opposition aux jouets traditionnels, et ça apporte presque plus de douceur qu’il est possible d’allier les deux.
Mais on attendait aussi beaucoup de Pixar pour approfondir d’autres thèmes et ça fait plaisir de voir que les studios reviennent davantage aux sources. Le film a ainsi sa part d’émotions à plusieurs reprises en traitant des intrigues en parallèle. Au-delà de la facette technologique, il y a aussi le passé de Jessie. Le film va vraiment se concentrer sur elle et ça fonctionne clairement bien.
Sa peur de l’abandon est toujours présente et va être utilisée tout au long du scénario même si on reconnait qu’on aurait apprécié voir une certaine scène que le film omet (surtout qu’on semble nous la titiller tout du long). On notera aussi que l’humour est au rendez-vous sans trop en faire, donnant alors une ambiance familiale aussi bien dans le joyeux que dans le dramatique, l’équilibre idéal qu’on attend d’un film Pixar.
On le disait, Jessie prend enfin le feu des projecteurs. Devenue la nouvelle shérif, elle remplace ainsi Woody. Elle est fière de son nouveau rôle et elle fait beaucoup pour Bonnie mais aussi pour ses amis jouets. Sa personnalité gagne en intérêt car ce n’est plus la cow-girl hyper dynamique qui ne se pose jamais. Là, elle va devoir faire face à son passé, faire des choix de vie et ses angoisses vont devoir être surmontées. On sent que ça la torture et ça la rend d’autant plus attachante.
Buzz n’est plus le ranger de l’espace qu’on connait mais devient un second rôle tout timide pour déclarer sa flamme à Jessie. Même constat pour Woody qui arrive à réintégrer l’histoire (la justification est plausible) mais dans un sens, il se noie vraiment avec Buzz en tant que doublon. Et ce, au détriment des autres jouets qui sont juste des figurants car ils n’ont aucun impact sur l’histoire.
Bonnie a grandi mais reste la petite enfante imaginative et timide. Elle n’arrive plus à se faire des amis, qui sont tous passés à la tablette tactile. On ressent pleinement sa tristesse, voire même sa colère, car elle se sent différente et donc rejetée des autres. Elle incarne ainsi un pan de la jeunesse et on compatit pour elle. Du côté des nouveaux, les trois petits jouets technologiques sont amusants car complémentaires et ça permet de voir aussi leur façon de penser face aux nouvelles addictions des enfants. Pour les multiples Buzz « nouvelle technologie », ils permettent certaines folies dans l’histoire mais on a ce sentiment de déjà-vu.
Quant à Lilypad, antagoniste du film, elle symbolise la technologie, le fait de rendre accro les enfants à travers ses fonctions élaborées, ses couleurs, ses jeux… Elle se sent supérieure aux autres en se sentant importante. Néanmoins, elle n’est pas une caricature car elle a une certaine conscience qui va clairement servir l’histoire.
Avec les studios à la lampe, on sait que techniquement c’est toujours somptueux et ce film le confirme encore. Le photoréalisme est partout, les effets d’éclairages sont saisisssants, on est immergé dans les différents décors assez nombreux. Tout est très détaillé et vivant. La réalisation gère également très bien son rythme, déjà en entremêlant ses intrigues mais aussi en dosant parfaitement l’action ainsi que les moments plus dramatiques (qui sont au final bien présents dans cet opus).
C’est plus sur la bande originale qu’on aura un peu une déception avec des musiques peu mémorables. On relève tout de même que le thème iconique de la saga ne soit pas exploité au profit d’un autre encore plus touchant vu les circonstances.
Toy Story 5 aborde efficacement un sujet d’actualité sur l’impact des écrans sur la vie des enfants, le tout dans une ambiance émouvante et amusante.







