True romance.

Réalisation : Tony Scott.
Scénario : Quentin Tarantino.
Production : Samuel Hadida, Gary Barber, Steve Perry et Bill Unger.
Musique : Hans Zimmer.
Société de production : Morgan Creek Entertainment, Davis Films, August Entertainment, Miramax, Sterling MacFadden et True Romance Productions.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 10 septembre 1993.
Date de sortie française : 20 octobre 1993.
Titre original : True romance.
Durée : 2h01.
Budget : 13,5 millions de dollars.
Box-office mondial : 13 millions de dollars.
Box-office USA : 12,3 millions de dollars.
Entrées françaises : 360 768 entrées.
Résumé.
Clarence fait la rencontre d’Alabama, une call-girl, dans un cinéma. Tombant amoureux d’elle, il affronte son proxénète et le tue. En récupérant ses affaires, il trouve une valise pleine de drogues. Le couple se trouve traqué par la mafia.
Casting de True romance.
Clarence Worley : Christian Slater (VF : Jean-Philippe Puymartin).
Alabama Whitman : Patricia Arquette (VF : Déborah Perret).
Clifford Worley : Dennis Hopper (VF : Michel Bedetti).
Drexl Spivey : Gary Oldman (VF : Daniel Beretta).
Vincenzo Coccotti : Christopher Walken (VF : Patrick Floersheim).
Elvis : Val Kilmer (VF : Luc Bernard).
Floyd : Brad Pitt (VF : Philippe Vincent).
Dick Ritchie : Michael Rapaport (VF : Bertrand Liebert).
Elliot Blitzer : Bronson Pinchot (VF : Vincent Violette).
Lee Donowitz : Saul Rubinek (VF : Gérard Rinaldi).
Virgil : James Gandolfini (VF : Richard Leblond).
Nicky Dimes : Chris Penn (VF : Thierry Ragueneau).
Cody Nicholson : Tom Sizemore (VF : José Luccioni).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Drew Barrymore, Juliette Lewis, Bridget Fonda, Diane Lane, Julia Roberts et Joan Cusack ont été envisagées pour le rôle d’Alabama.

Le tournage s’est déroulé de septembre à décembre 1992 en Californie.
Notre critique de True romance.
Amour, fuite et poursuite, c’est ce qui semble nous être vendu.


On passe un bon moment sur la première moitié du film qui plante aussi bien le décor que l’intrigue. Tout est crédible et on sent les enjeux arriver. D’un côté la relation romantique, même si très soudaine, qui va montrer ce que l’amour est capable de faire. Il y a une sensualité entre les deux tourtereaux alors qu’ils sont entourés de violence. Cette opposition fonctionne vraiment bien. Néanmoins, la seconde moitié se veut moins palpitante, développant d’autres intrigues secondaires peu utiles et qui négligent le concept initial.
Même la traque manque de tension et ça part trop dans tous les sens. Il est dommage de ne pas avoir axer davantage sur cette facette car l’ambiance se veut très légère. De plus, on a d’un côté la police qui recherche le couple, de l’autre la mafia, mais ça survient bien trop tard alors que le potentiel était là. C’est comme si le scénariste ne savait pas sur quel pied danser, tantôt l’amour tantôt le thriller.
Clarence est quelqu’un de simple, passionné de comics et d’Elvis Presley, tombant très rapidement amoureux. C’est suite à ce genre de sentiments qu’il va franchir plusieurs lignes rouges, comme s’il était aveuglé par son amour au détriment des conséquences très nuisibles qui l’attendent. L’élue de son cœur est Alabama, une call-girl qui va elle aussi tomber amoureuse et découvrir qu’elle peut vivre une relation comme tout le monde même si celle-ci se voudra très chaotique. Leur duo est bon et convaincant, chacun étant prêt à tout pour l’autre. Les autres rôles sont souvent trop de passages et la présence de grands noms au casting semble plus là par camaraderie avec la production que pour un quelconque intérêt.


Techniquement, le film n’a rien de bien exceptionnel. La mise en scène est simple mais parvient en revanche à trouver un bon équilibre entre action et romance sans faire trop explosif ou trop guimauve. On ne s’ennuie pas c’est déjà ça. Si l’image n’est pas ce qui sera mémorable, ce n’est pas le cas de la bande originale. Hans Zimmer livre des mélodies à contre-emploi. Pas de musiques sous tension, ni épique ni dynamique. Au contraire, c’est plutôt envoûtant, reposant et exotique.
True romance est sympathique à voir, pas inoubliable mais un mélange des genres bien géré.

