Un long dimanche de fiançailles.

Réalisation : Jean-Pierre Jeunet.
Scénario : Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Laurant.
Production : Jean-Pierre Jeunet.
Musique : Angelo Badalamenti.
Société de production : 2003 Productions, Warner Bros., Tapioca Films, TF1 Films Production, Canal+, Centre et Gerber Pictures.
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 17 décembre 2004.
Date de sortie française : 27 octobre 2004.
Titre original : Un long dimanche de fiançailles.
Titre anglais : A very long engagement.
Durée : 2h13.
Budget : 46 millions d’euros.
Box-office mondial : 69,4 millions de dollars.
Box-office USA : 6,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 4 454 783 entrées.
Résumé.
Durant la Première Guerre Mondiale, cinq soldats français sont condamnés à mort, dans le « no man’s land », pour automutilation. Parmi eux se trouve Manech. Sa fiancée, Mathilde, refuse son décès et se met à enquêter pour le retrouver.
Casting de Un long dimanche de fiançailles.
Mathilde : Audrey Tautou.
Manech « Le bleuet » Langonnet : Gaspard Ulliel.
Pierre-Marie Rouvières : André Dussollier.
Germain Pire « la Fouine » : Ticky Holgado.
Valentina « Tina » Lombardi : Marion Cotillard.
Sylvain : Dominique Pinon.
Benoît « Le paysan de la Dordogne » Notre-Dame : Clovis Cornillac.
Kléber « Bastoche » Bouquet : Jérôme Kircher.
Bénédicte : Chantal Neuwirth.
Célestin Poux : Albert Dupontel.
Francis « Six-sous » Geignard : Denis Lavant.
Thouvenel : François Levantal.
Daniel Esperanza : Jean-Pierre Becker.
Ange « Droit commun » Bassignano : Dominique Bettenfeld.
Caporal Benjamin « Biscotte » Gordes : Jean-Pierre Darroussin.
Élodie Gordes : Jodie Foster.
Favourier : Tchéky Karyo.
Le facteur : Jean-Paul Rouve.
Lavrouye : Jean-Claude Dreyfus.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Un long dimanche de fiançailles est l’adaptation du roman du même nom de Sébastien Japrisot publié en 1991.
Le tournage s’est déroulé du 25 août 2003 au 23 janvier 2004 en France.
Notre critique de Un long dimanche de fiançailles.
Amour, mystère et guerre, un curieux mélange mais avec un fort potentiel.
On fait face à un scénario qui va sans cesse nous promener dans le temps de la plus belle des manières. L’intrigue au présent est donc l’enquête de l’héroïne. Là où c’est passionnant, c’est qu’on va avoir droit à plusieurs versions de l’histoire, en fonction des souvenirs de chacun et de la façon dont il raconte le passé. C’est une sorte de puzzle où les pièces semblent avoir du mal à s’emboîter. C’est captivant car on aimerait vraiment savoir si le fiancé a survécu.
Les autres temporalités alternent entre flash-back du passé de Mathilde ainsi que les pans de cette période à travers plusieurs soldats ou témoignages ou ouï-dire. On découvre ainsi les horreurs de la guerre qui se veut brutale et intense mais aussi le lien entre les soldats ainsi que les traumatismes causés par le conflit. On est captivé du début à la fin et montre aussi la force de l’amour ainsi qu’une forme de déni, la vérité étant dure à trouver, à entendre et à accepter.
Mathilde est le fil conducteur du métrage. Elle va tout faire pour retrouver son fiancé qui est déclaré mort. Têtue mais muée par amour, elle s’investit énormément en retraçant le périple des cinq condamnés ainsi que les différents témoins. Il est juste dommage que l’actrice Audrey Tautou ne soit pas plus expressive pour qu’on s’attache davantage à elle.
Quant à Manech, c’est le jeune homme qui se veut fragile, romantique et qui va se retrouver dans une guerre. On le voit peu (logique vu le scénario) mais il marque rapidement les esprits tant il semble innocent. Le film dispose de nombreux seconds rôles qui n’ont pas tous la même envergure, entre des parents adoptifs un peu « bisounours », une meurtrière énigmatique, un détective jovial, un avocat qui semble ne pas tout dire… Mais là où parfois c’est un point négatif d’en avoir trop, ici c’est vraiment bien géré car chacun apporte une pierre à l’édifice.
Le réalisateur donne un vrai style au film pour ne pas rester dans le classique. Tout d’abord un bon rythme qui se veut ni trop lent, ni trop rapide, juste de quoi tenir en haleine. On salue le gros travail des séquences de bataille, prenant aux trippes et ne faisant pas semblant pour montrer aussi bien la réaction des hommes que les dégâts causés.
Il y a aussi, dans tout le métrage, une colorimétrie très marquée. Le passé se veut grisâtre, terne, reflétant la noirceur de cette période. Le présent se veut jaunâtre (à l’excès même…), symbolisant quelque chose de plus chaleureux mais c’est aussi un peu trop irréaliste. L’utilisation de superpositions de scènes fonctionne également très bien pour illustrer des propos narrés. Enfin, la bande originale est de bonne qualité, se voulant mélodieuse et touchante.
Un long dimanche de fiançailles est un magnifique film fort et touchant dans une enquête passionnante d’un amour en pleine guerre.






