Un ours dans le Jura.
Réalisation : Franck Dubosc.
Scénario : Franck Dubosc et Sarah Kaminsky.
Production : Franck Dubosc, Sidonie Dumas, Cédric Iland et Bastien Sirodot.
Musique : Sylvain Goldberg.
Société de production : Gaumont, Pour Toi Public Productions, France 2 Cinéma et Umedia.
Distributeur : Gaumont.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 1er janvier 2025.
Titre original : Un ours dans le Jura.
Durée : 1h53.
Budget : 12 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 1 473 871 entrées.
Résumé.
Après un accident de la route, Michel et Cathy doivent gérer la situation avec des cadavres et un sac plein d’argent qui pourrait éponger leur dette. Ils sont pris en tenaille entre leur moral et l’enquête de police.
Casting.
Michel : Franck Dubosc.
Cathy : Laure Calamy.
Roland : Benoît Poelvoorde.
Florence : Joséphine de Meaux.
Samy : Mehdi Meskar.
Blanche : Kim Higelin.
Dominique « Doudou » : Timéo Mahaut.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé en France.
Notre critique de Un ours dans le Jura.
Vendu comme une comédie noire, ce film a de quoi intriguer pour qu’on se penche dessus.
Effectivement, l’ambiance de l’histoire est tellement particulière qu’elle serait presque indescriptible. On est dans un polar sombre, un drame conjugal, des cadavres, de l’argent, de la drogue… et tout ça avec par moment des petites touches d’humour. Si on aborde les premiers éléments, le scénario est vraiment prenant. On a ce sentiment d’étau car plus l’enquête avance et plus on marche sur des œufs tant la tension est palpable. On se demande vraiment comment tout va s’arranger, ou s’enfoncer, tant c’est particulièrement bien écrit. C’est même glauque sans tomber dans des excès.
Quant aux autres éléments, l’humour est incisif. On n’est jamais dans quelque chose de vraiment drôle avec des situations comiques. C’est plus là qu’on est dans la comédie noire, nous faisant sourire face à des événements qui ne le méritent pas. C’est ce qui va renforcer encore plus cette facette malsaine car les réactions sont crédibles. Le dernier acte du scénario est un peu plus faiblard même s’il y a toujours une certaine retenue.
On a l’habitude de voir Franck Dubosc dans des comédies (au sens premier du temps) et de le voir là dans quelque chose de plus dramatique et ambigüe, on est conquis. Son personnage est attachant car c’est un homme simple, ne sachant pas comment réagir, étant gérer par la panique et perdant pied de plus en plus. Il culpabilise à cause de son sens moral mis à mal. Sa femme est vraiment différente, usant de ses lectures de romans criminels pour cacher l’accident et profiter de la suite. Elle est amusante dans sa façon d’être mais elle reste quelqu’un de fragile aussi.
Leur relation n’est pas au beau fixe et ils vont devoir traverser cette nouvelle épreuve qui peut autant les rapprocher que les éloigner, les enjeux étant importants. Quant au gendarme, il mène son enquête avec une affaire de meurtres dont il n’a pas l’habitude et avec comme suspects ses amis. Son adjointe est aussi intéressante dans son développement et sa personnalité. Elle apporte beaucoup à l’intrigue à sa façon.
Réalisation parfaite. Tout est sobre mais en même temps, il y a une certaine maîtrise dans le rythme et dans l’ambiance. Le fait de nous situer dans un petit village jurassien tranche avec les grosses villes qu’on a l’habitude de voir pour des histoires de meurtre. C’est quelque chose de plus intimiste, de plus simple et où le cercle des problèmes se veut très limité. La mise en scène joue aussi avec le temps, uniquement sur quelques jours aux abords de Noël avec un défilement indiqué à l’écran pour nous situer. Bon point aussi sur la bande originale, en particulier le thème récurrent très dérangeant mais qui colle parfaitement.
Un ours dans le Jura est une belle réussite pour une comédie noire qui se veut étonnante.







