Vidocq.
Réalisation : Pitof.
Scénario : Pitof et Jean-Christophe Grangé.
Production : Dominique Farrugia.
Musique : Bruno Coulais.
Société de production : RF2K Productions, StudioCanal et TF1 Films Production.
Distributeur : UGC Fox Distribution.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 19 septembre 2001.
Titre original : Vidocq.
Durée : 1h38.
Budget : 23 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 1 881 086 entrées.
Résumé.
En 1830, l’enquêteur Vidocq a été tué après avoir traqué l’Alchimiste, un tueur au masque composé d’un miroir. Le biographe Étienne Boisset veut retracer l’histoire.
Casting.
Eugène-François Vidocq : Gérard Depardieu.
Étienne Boisset : Guillaume Canet.
Préah : Inés Sastre.
Lautrennes : André Dussollier.
Sylvia : Édith Scob.
Nimier : Moussa Maaskri.
Tauzet : Jean-Pierre Gos.
Marine Lafitte : Isabelle Renauld.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Vidocq s’inspire librement d’Eugène François Vidocq (1775 -1857), ancien prisonnier devenu policier.
Daniel Auteuil a été envisagé pour le rôle de Vidocq.
Le tournage s’est déroulé de mai à juillet 2000 en France.
Notre critique de Vidocq.
Idée intéressante sur le papier d’une traque d’un tueur en plein Paris de 1830.
Commençons par le moins pire : le scénario. L’intrigue est correcte mais n’a pas de quoi enthousiasmer. Déjà car le contexte politique de l’époque est mal expliquée alors qu’il y avait là un potentiel à prendre. Ensuite tout simplement parce qu’on a l’impression que c’est mal écrit, que ça tente de se la jouer enquête très profonde et complexe mais sans avoir un réel talent.
En effet, pas de tension, peu de surprises et rien qui va marquer pleinement les esprits. Par chance, ce n’est pas ennuyeux mais pour une telle enquête, on s’attendait à bien plus captivant. Le mystère est mal géré et on finit par se perdre un peu entre réel et fantastique bancal. Alors lorsque vient la révélation de l’individu derrière le masque, c’est cruellement décevant d’inventivité.
On ne peut pas dire que les différentes interprétations soient excellentes vu qu’on a l’impression que le casting ne sait pas trop quoi faire avec leurs personnages. Ces derniers sont mal développés et sans charisme. Vidocq n’a aucun passif explicite et on le voit juste enquêter avec sa méthode un peu brutal. Mais malheureusement, ça reste trop en surface et on ne s’attache pas du tout au personnage.
Pour le biographe qui mène l’enquête a posteriori, c’est encore pire. On n’aura même du mal à le décrire si ce n’est qu’il est curieux. Les autres rôles ne sont pas dignes d’intérêt. Quant à l’Alchimiste, c’est un peu du n’importe quoi. Il fait ses cabrioles, semble indestructible et il se la joue petit sorcier dans des expériences confuses.
Venons-en maintenant au pire : sa réalisation. Il y a un niveau d’amateurisme trop prononcé à vouloir jouer dans la cour des grands sans expériences ni talents. Le réalisateur veut faire constamment des gros plans hideux avec des angles de caméras dérangeants avec en plus des mouvements donnant le mal de mer. Ne parlons même pas de la direction artistique qui est assez risible.
En effet, visuellement il y a un style qui veut être appliqué mais les effets numériques sont aussi laids que de faire mal aux yeux. Il y en a beaucoup trop, que ce soit dans les décors, le ciel, les arrière-plans… Le fond vert semble partout. Enfin, la bande originale arrive à donner un semblant de propre.
Vidocq est un massacre en règle entre un scénario bancal et une réalisateur aussi hasardeuse que catastrophique.







