Wilson.

Réalisation : Craig Johnson.
Scénario : Daniel Clowes.
Production : Jared Goldman et Mary Jane Skalski.
Musique : Jon Brion.
Société de production : Ad Hominem Enterprises.
Distributeur : Fox Searchlight Pictures.
Première mondiale : 22 janvier 2017 (Sundance)
Date de sortie USA : 24 mars 2017.
Date de sortie française : 16 août 2017.
Titre original : Wilson.
Durée : 1h35.
Budget : 5 millions de dollars.
Box-office mondial : 848 646 dollars.
Box-office USA : 653 951 dollars.
Entrées françaises : 1 452 entrées.
Résumé.
Souffrant de solitude, Wilson retrouve son ex-femme. Il apprend alors qu’il a une fille qui a été adoptée. Il prend la décision de réunir toute la famille.
Casting.
Wilson : Woody Harrelson (VF : Jérôme Pauwels).
Pippi : Laura Dern (VF : Rafaèle Moutier).
Claire : Isabella Amara (VF : Alexia Papineschi).
Shelly : Judy Greer (VF : Anne Massoteau).
Polly : Cheryl Hines (VF : Laurence Sacquet).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Wilson est l’adaptation du roman graphique du même nom de Daniel Clowes publié en 2010.

Le tournage s’est déroulé de juin à août 2015 dans le Minnesota.
Notre critique de Wilson.
Un petit pitch intéressant et qui peut apporter beaucoup d’émotions, on est donc emballé à première vue.


Sauf qu’à la deuxième vue, c’est à dire au visionnage, on ne peut pas dire que ce soit grandiose. L’histoire ne parvient jamais à toucher la corde sensible car on oscille entre comédie satyrique et des scènes dramatiques sans grandes émotions (à l’exception d’une vers la dernière partie du film). Il n’y a pas grand chose à retenir de l’intrigue car tout semble trop survolé. Dommage car il y avait tellement matière à approfondir les conséquences de la solitude, l’envie de se reconstruire, de découvrir la parentalité, de vivres d’espoirs sans résultats… Le scénario ne semble plus savoir quoi proposer et s’accompagne de passages inutiles. Il y a trop de hauts et de bas à cause de péripéties qui s’enchaînent mais sans grande consistance, comme s’il fallait à chaque fois s’axer sur un autre drame pour faire pleurer dans les chaumières sans y parvenir. Ce n’est que le tout dernier acte du film qui se veut bien plus réussi mais c’est trop tard quand même.
La vraie force du film repose sur les épaules de Woody Harrelson qui livre une sublime prestation. Son personnage vit pas mal de choses et il est bien de voir les épreuves qu’ils traversent et qui font qu’il va évoluer. C’est assez convaincant par rapport à ce qu’on peut vivre dans la réalité. Il se veut agaçant au début à vouloir forcer la sociabilisation, le rendant presque fou et inquiétant, avant de le voir s’épanouir par la suite et reprendre goût à la vie. Puis vient le retour au plus bas mais avec une force plus forte pour s’en sortir. L’autre rôle important est celui jouée par Laura Dern. Femme qui a menti dans le passé, qui veut refaire sa vie et qui se laisse embarquer par Wilson pour renouer le contact avec leur fille perdue. Elle a un peu de folie en elle mais comme pour son ex mari, elle va puiser la force pour se reconstruire et avancer dans la vie en étant plus heureuse. Quant aux autres protagonistes, ils ne sont pas particulièrement développés pour être suffisamment intéressants.


Techniquement, le long-métrage s’en sort correctement dans sa zone de confort et n’ose qu’une seule fois une petite réussite artistique pour montrer le temps qui passe. Mais cela reste la seule fantaisie tant le reste est trop classique. Il y a un manque de rythme qui ne permet pas d’accrocher pleinement. En effet, certaines séquences tirent trop en longueur et n’offrent pas beaucoup d’intérêts. On met aussi un bémol sur la bande originale qui n’apporte pas une immersion musicale percutante qui aurait pu faire ressentir bien plus de choses à un film qui en manque un peu.
Wilson ne nous aura pas bouleversé.

