Windtalkers : les messagers du vent.
Réalisation : John Woo.
Scénario : John Rice et Joe Batteer.
Production : John Woo, Terence Chang, Tracie Graham-Rice et Alison Rosenzweig.
Musique : James Horner.
Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer et Lion Rock Productions.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Date de sortie USA : 14 juin 2002.
Date de sortie française : 4 septembre 2002.
Titre original : Windtalkers.
Durée : 2h15.
Budget : 115 millions de dollars.
Box-office mondial : 77,6 millions de dollars.
Box-office USA : 40,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 379 769 entrées.
Résumé.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, les soldats Enders et Anderson doivent protéger Ben et Charlie, deux messagers indiens utilisés par l’armée américaine pour transmettre des messages en navajo afin que les japonais ne puissent pas intercepter les communications.
Casting.
Joe Enders : Nicolas Cage (VF : Dominique Collignon-Maurin).
Ben Yahzee : Adam Beach (VF : Bruno Choël).
Charlie Whitehorse : Roger Willie (VF : Inconnue).
Peter « Ox » Henderson : Christian Slater (VF : Arnaud Bédouet).
Hjelmstad : Peter Stormare (VF : Patrick Messe).
Chick : Noah Emmerich (VF : Boris Rehlinger).
Milo Pappas : Mark Ruffalo (VF : Olivier Jankovic).
Rita : Frances O’Connor (VF : Françoise Cadol).
Mellitz : Jason Isaacs (VF : Pierre Dourlens).
Hollings : Holmes Osborne (VF : Vincent Grass).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Windtalkers : les messagers du vent est tiré d’un fait réel avec la bataille de Saipan.
John Woo voulait faire un film dans un registre différent du cinéma d’action. Les studios l’ont poussé à rester dans ce domaine et de faire un nouveau montage du film.
Le casting a suivi une semaine d’entraînement dans un camp militaire.
Le tournage s’est déroulé en Utah, Californie, Arizona et Hawaï.
Notre critique de Windtalkers : les messagers du vent.
Encore un film de guerre, comme si chaque réalisateur devait en faire un.
Et encore une fois, on va montrer les forces américaines dans la guerre du Pacifique qui les a tant marqué. Malheureusement, le scénario ne va jamais surprendre et on se contente de voir toujours la même chose. On sent bien que l’écriture est faite pour donner du très classique et très « »Holllywood ». Si on met de côté les conflits interminables dans une guerre survolée dans le fond, on espérait beaucoup sur les fameux « messagers » qui ont contribuer à cette bataille et qui sont peu mis en avant.
Là encore, c’est plutôt décevant vu qu’au final, on les voit à peine communiquer à la radio. On pouvait donc s’attendre à voir toutes les valeurs de la solidarité, de l’esprit de corps, des « frères d’armes » mais ce n’est pas le cas non plus. Même les passages émotionnels sont caricaturaux et ne fonctionnent absolument pas.
En général avec les films de guerre, nous avons beaucoup de personnages plus ou moins utiles et développés. Ici, on n’arrive pas vraiment à s’attacher aux protagonistes. Enders est un officier qui est traumatisé par un ancien conflit où il a perdu toute son unité. Une idée qui aurait pu être brillante mais qui est mal traitée vu qu’on part dans l’excès. Anderson, son camarade d’arme, n’a pas grande profondeur et on l’oublie vite. Reste alors les messagers.
Ben est un navajo qui se bat pour son pays et qui a conscience de la valeur que l’armée lui donne. Il n’a rien vraiment d’un soldat mais il va vivre les horreurs de la guerre. Quant à Charlie, il incarne mieux la culture de son peuple mais c’est dommage que ça ne soit pas plus développée.
Vu le réalisateur, on a du mal à voir John Woo sur un film de guerre. On se retrouve donc plus dans un film d’action bien cliché plutôt que dans un film de guerre. Ralentis ridicules, gros plans catastrophiques, explosions à tout va avec des étincelles venues de nulle part… Il n’y a donc pas d’ambiance ni d’immersion percutante. On a vraiment une version idéalisée de la guerre façon Hollywood qui ne reflète pas vraiment le terrain. Par chance, on pouvait se dire qu’avec James Horner à la bande originale, on serait conquis mais non. À la rigueur, ce sont uniquement les musiques indiennes qui sont envoûtantes mais mal intégrées à l’image.
Windtalkers : les messagers du vent est plus un film d’action qu’autre chose, ratant son concept initial. Un film de guerre plutôt oubliable.







