2001 : l’Odyssée de l’espace.
Réalisation : Stanley Kubrick.
Scénario : Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke.
Production : Stanley Kubrick.
Musique : Richard Strauss, Johann Strauss fils, György Ligeti et Aram Khatchatourian.
Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer et Stanley Kubrick Productions.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Première mondiale : 2 avril 1968 (Washington).
Date de sortie USA : 3 avril 1968.
Date de sortie française : 27 septembre 1968.
Titre original : 2001: A Space Odyssey.
Durée : 2h29.
Budget : 12 millions de dollars.
Box-office mondial : 69 millions de dollars.
Box-office USA : 60,5 millions de dollars.
Entrées françaises : 103 329 entrées.
Résumé.
Des australopithèques découvrent un monolithe noir qui va les faire évoluer. Quatre millions d’années plus tard, des astronautes sont en route pour Jupiter où un monolithe noir émet des signaux.
Achats.

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Casting.
David Bowman : Keir Dullea (VF : Denis Manuel).
Frank Poole : Gary Lockwood (VF : Bernard Murat).
Heywood R. Floyd : William Sylvester (VF : René Arrieu).
Moonwatcher : Daniel Richter (VF : Inconnue).
Andrei Smyslov : Leonard Rossiter (VF : Nicolas Youmatoff).
Elena : Margaret Tyzack (VF : Nathalie Nerval).
Halvorsen : Robert Beatty (VF : Gabriel Cattand).
Michaels : Sean Sullivan (VF : Inconnue).
CARL 500 : Douglas Rain (VF : François Chaumette).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
2001 : l’Odyssée de l’espace s’inspire des nouvelles À l’aube de l’histoire (1953) et La Sentinelle (1951) de Arthur C. Clarke.
Le film devait à l’origine démarrer par une longue introduction d’interviews d’experts scientifiques et technologiques.
Le logo MGM est réputé pour son lien rugissant au début du film mais ce ne fut pas le cas pour ce long-métrage.
De nombreux effets spéciaux sont faits directement sur le tournage. Le stylo flottant est en réalité accroché à une plaque de verre suspendue, de nombreuses maquettes ont été conçues pour les vaisseaux spatiaux, l’acte d’ouverture en Afrique a pour arrière-plan des vidéos projetées… À eux seuls, les effets spéciaux représentent 60% du budget du film.
Afin que les décors et maquettes ne soient réutilisés dans d’autres films, Stanley Kubrick les a tous fait détruire.
HAL signifie « Heuristic Algorithmic Computer ». À l’origine, c’était une voix féminine nommée Athena.
Si la bande originale comporte de nombreuses musiques classiques, certaines l’ont été sans autorisation. C’est le cas par exemple de « Adventures » où le compositeur György Ligeti a porté plainte.
Le tournage s’est déroulé du 29 décembre 1965 au 7 juillet 1966 en Ecosse, Namibie, Angleterre, Arizona et Utah.
Notre critique de 2001 : l’Odyssée de l’espace.
Direction l’espace pour un long périple, à une époque où l’aventure aérospatiale prenait un grand essor.
Côté histoire, on reconnait qu’on est un peu déçu alors que le potentiel était là. Même si on doit se mettre dans le contexte des années 1960, l’intrigue a du mal a captivé. Alors qu’elle débute de manière surprenante avec son lot de mystères, la suite va vraiment traîner en longueur sans vraiment raconter quelque chose. Alors qu’un signal est détecté et que ça va lancer le périple spatial, on s’attendait à quelque chose de plus profond en terme de réflexion.
Le mystère du monolithe n’est pas pleinement exploité, la condition humaine dans l’univers n’est pas évoquée, l’intelligence artificielle grandissante et toute puissante est juste effleurée, la soif de connaissance et de survie tourne en rond… Le scénario n’offre ainsi aucune émotion tant tout est plat et monotone car les quelques péripéties sont très faiblardes. Quant à la séquence finale, elle se veut très étrange. Certes, on a compris que le réalisateur voulait que son film pose plus de questions que de réponse mais ça en vient presque tout gâcher comme si c’était une fin bâclée, ne sachant quoi raconter après toute cette aventure.
Les personnages ne sont pas mieux et c’est même frustrant. Alors qu’on en a que très peu à l’écran, aucun n’est développé pour qu’on s’attache à eux. Ils n’ont pas vraiment de personnalité et sont presque interchangeables. Vu qu’on ne sait pas grand chose d’eux, ils ont du mal à avoir le charisme nécessaire ou une profondeur pour qu’on s’identifie à eux et à leurs problèmes. Il n’y a que l’ordinateur de bord, véritable intelligence artificielle et la pointe technologique du film, qui est plus ambigüe. CARL est là pour aider l’humanité à accomplir sa mission mais est surtout là pour la mission, se disant infaillible mais le doute subsiste.
Quand on regarde un vieux film de science-fiction, on s’attend parfois à saigner des yeux. Ici, c’est impressionnant comme la qualité technique est au rendez-vous au point qu’on n’a l’impression de voir un film récent. Les décors sont superbes et le fait d’avoir recours au concret et non au numérique à l’excès renforce d’autant plus l’immersion. On est impressionné par tout ce qu’on voit pour un film de 1968. L’autre grand atout est sa bande originale, avec des musiques classiques qui font un grand effet et sublimant même certaines scènes par leur intensité ou leur malaise.
Concernant la réalisation, si Kubrick aime jouer avec la composition de l’image, on a la sensation qu’il joue trop au « regardez ce que je peux faire » tant des scènes tirent en longueur et cassant vraiment la puissance ou le danger imminent. C’est très contemplatif mais cassant un rythme déjà peu élevé.
2001 : l’Odyssée de l’espace est une vitrine technologique qui n’a pas vieilli du tout mais souffre d’un scénario simpliste et de personnages oubliables.







