À l’ouest, rien de nouveau.
Réalisation : Edward Berger.
Scénario : Edward Berger, Lesley Paterson et Ian Stokell.
Production : Edward Berger, Daniel Marc Dreifuss et Malte Grunert.
Musique : Volker Bertelmann.
Société de production : Amusement Park Films, Gunpowder Films, Sliding Down Rainbows Entertainment et Anima Pictures.
Distributeur : Netflix.
Première mondiale : 12 septembre 2022 (Toronto).
Date de sortie USA : 28 octobre 2022.
Date de sortie française : 28 octobre 2022.
Titre original : Im Westen nichts Neues.
Titre anglais : All Quiet on the Western Front.
Durée : 2h27.
Budget : 20 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
En mai 1917, Paul Bäumer est enthousiaste et s’engage dans l’armée allemande pour participer à la guerre. Sa joie retombe vite lorsqu’il découvre l’horreur des conflits et des tranchées.
Casting de À l’ouest, rien de nouveau.
Paul Bäumer : Felix Kammerer (VF : Julien Crampon).
Matthias Erzberger : Daniel Brühl (VF : Jochen Hägele).
Stanislaus « Kat » Katczinsky : Albrecht Schuch (VF : Volodia Serre).
Frantz Müller : Moritz Klaus (VF : Alexandre Nguyen).
Albert Kropp : Aaron Hilmer (VF : Martin Faliu).
Tjaden Stackfleet : Edin Hasanovic (VF : Jérémie Bédrune).
Friedrichs : Devid Striesow (VF : Philippe Valmont).
Ferdinand Foch : Thibault de Montalembert (VF : lui-même).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
À l’ouest, rien de nouveau est l’adaptation du roman du même nom d’Erich Maria Remarque publié en 1929.
Le tournage s’est déroulé de mars à mai 2021 en Belgique, République Tchèque et Allemagne.
Notre critique de À l’ouest, rien de nouveau.
Les films sur la Première Guerre Mondiale sont plus rares et ici, on va aller du côté allemand.
Si on devait parler en terme de ressenti, le scénario va en offrir deux. La première partie est plutôt inintéressante dans son ensemble. Après un rapide engouement des protagonistes, ils voient la réalité du terrain mais au final, on ne va pas trop être concentré sur ça. En effet, l’histoire s’attarde plus sur les liens de camaraderie qui se créent. Pour autant, ce n’est pas fameux ni touchant. C’est la seconde moitié du métrage qui vaut le détour. On suivra alors deux intrigues en parallèle.
Celle de la guerre, la brutale, la violente et les ravages que ça cause sur le mental des soldats. C’est dur à voir et c’est prenant, là on ne reste pas insensible. Puis de l’autre, on va avoir les négociations pour l’armistice. Une idée très sympathie mais qu’on aurait aimé voir davantage pour découvrir comment mettre fin à une guerre cruelle.
Paul va servir de fil conducteur à l’histoire. On le voit d’abord comme un jeune homme surmotivé, plein d’enthousiasme à servir son pays et content d’aller en guerre. Puis lorsque la vérité lui saute aux yeux, il se rend compte de l’erreur qu’il a faite mais c’est trop tard. On va le voir sombrer progressivement, perdre son sourire, son instinct de survie le guidant à chaque instant, devant commettre des atrocités pour rester en vie. Il est proche de ses camarades et ça le rend vraiment humain.
Ces derniers justement sont pour la plupart de passage et on n’a pas le temps de s’attacher à eux suffisamment. Mais chacun va vraiment montrer la même chose : la souffrance. Même les plus émérites et expérimentés ne seront pas épargnés. Du côté des officiers dans les lignes arrières, c’est un combat idéologique pour préserver l’honneur tout en cherchant à arrêter le massacre de sa population.
Bon point pour la réalisation qui arrive à donner une certaine lourdeur qui représente bien cette guerre. La lenteur de plusieurs séquences est parfois insoutenable car elle permet de donner le calme avant la tempête, cette attente interminable qui donne du stress. Mais la mise en scène prend tout son envol lors des conflits. Si vous êtes sensibles, gare à vous car la violence est présente, elle ne fait pas dans la demi-mesure ni dans l’exagération. Elle dépeint de vraies horreurs véritables. Belle satisfaction aussi de la bande originale qui fait parfaitement le travail.
À l’ouest, rien de nouveau symbolise bien une jeunesse marquée et détruite par la guerre mais qui a un scénario qui tarde à prendre son envol.







