American Psycho.
Réalisation : Mary Harron.
Scénario : Mary Harron et Guinevere Turner.
Production : Inconnu.
Musique : John Cale.
Société de production : Am Psycho Productions, Lionsgate, Muse Productions, P.P.S. Films, Pressman Film, Quadra Entertainment et Universal Pictures.
Distributeur : Lionsgate.
Première mondiale : 21 janvier 2000 (Sundance).
Date de sortie USA : 14 avril 2000.
Date de sortie française : 7 juin 2000.
Titre original : American Psycho.
Durée : 1h42.
Budget : 8 millions de dollars.
Box-office mondial : 34,3 millions de dollars.
Box-office USA : 15 millions de dollars.
Entrées françaises : 356 478 entrées.
Résumé.
Patrick Bateman travaille à Wall Street, vivant dans le luxe et le contrôle. Mais derrière cette façade se cache un meurtrier qui tue par plaisir et par jalousie.
Achats.

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Casting.
Patrick Bateman : Christian Bale (VF : Jean-Pierre Michaël).
Donald Kimball : Willem Dafoe (VF : François Dunoyer).
Paul Allen : Jared Leto (VF : Denis Laustriat).
Courtney Rawlinson : Samantha Mathis (VF : Martine Irzenski).
Jean : Chloë Sevigny (VF : Kelvine Dumour).
Evelyn Williams : Reese Witherspoon (VF : Aurélia Bruno).
Timothy Bryce : Justin Theroux (VF : Pierre-François Pistorio).
Craig McDermott : Josh Lucas (VF : Nicolas Marié).
David Van Patten : Bill Sage (VF : Bruno Choël).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
American Psycho est l’adaptation du roman du même nom de Bret Easton Ellis publié en 1991.
Leonardo DiCaprio et d’Edward Norton ont été envisagés pour le rôle de Patrick Bateman.
Christian Bale a suivi un entraînement sportif pour avoir un corps plus musclé.
Le tournage s’est déroulé du 28 février au 23 avril 1999 au Canada.
Notre critique de American Psycho.
Un thriller sur un tueur en série, de quoi bien captiver si le sujet est maîtrisé.
Le scénario ne laisse pas indifférent car ce n’est pas « juste » un film sur un meurtrier. Il y a une critique donnée sur le conformisme où tout le monde se ressemble, sur la superficialité où l’image est plus importante que la personnalité, sur le vide global d’une société qui ne se rend pas compte de toutes les disparitions de personne, trop absorbée par le travail, le confort et les biens matériels.
Il y a même un côté dérangeant dans l’écriture car on n’est pas dans quelque chose d’oppressant ou de morbide car tout vient par pulsion, créant une atmosphère malaisante ou une simple conversation peut se terminer en meurtre atroce. Vu qu’on se doute de ce qui arrive, ça donne un côté voyeur glauque.
Il y a même des scènes qui peuvent virer au comique (comme la culte sur les cartes de visite), donnant un contraste encore plus fort avec le reste. On regrette juste qu’il faille du temps avant que l’histoire décolle et soit un peu plus captivante. De même, la fin est plutôt brouillonne et nous laisse trop en suspens.
Christian Bale est excellent car il incarne autant le charmeur souriant et beau parleur que le psychopathe sans âme au visage glacial qui peut changer d’expression en un clin d’œil. Bateman aime le contrôle, la domination, ne supporte pas la réussite des autres, a une passion dévorante pour la musique, dragueur à tout va mais qui va aussi avoir une autre facette.
Celle du meurtrier, qui manipule ses victimes pour mieux les tuer ensuite. Il les sélectionne avec des critères bien précis et joue avec elles en usant de différentes méthodes criminelles. Les autres rôles sont moins développés mais ont plusieurs points communs vu que le film dénonce l’uniformité. Dommage que l’enquêteur ne soit pas mieux exploité vu le sujet.
On notera que si la réalisation n’est pas audacieuse dans sa mise en scène, cette sobriété correspond parfaitement aussi bien à l’intrigue qu’au personnage principal. Il y a un caractère froid, dénué d’âme qui mise aussi beaucoup sur la colorimétrie grisâtre. De cette façon, les plans sanglants sont plus percutants tant le rouge ajoute enfin de la couleur, comme si c’était la source de vie de Bateman. Pourtant, il est intéressant de voir que les morts ne sont jamais montrées, s’attardant sur la réaction du protagoniste à la place et sur la folie.
American Psycho est un thriller sur un esprit sadique qui nous mène vers quelque chose de malsain mais qui a une histoire confuse par moment.







