Avalon.
Réalisation : Mamoru Oshii.
Scénario : Kazunori Itō.
Production : : Atsushi Kubo, Kazumi Kawashiro, Shin Unozawa, Tetsu Kayama, Naoyuki Sakagami, Toru Shiobara et Shigeru Watanabe.
Musique : Kenji Kawai.
Société de production : Deiz Production, Bandai Visual Company, Media Factory, Dentsu Productions Ltd. et Nippon Herald Films.
Distributeur : Nippon Herald Films.
Date de sortie japonaise : 20 janvier 2001.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 27 mars 2002.
Titre original : Abaron.
Durée : 1h47.
Budget : 8 millions de dollars.
Box-office mondial : 449 275 dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 133 749 entrées.
Résumé.
Avalon est un jeu vidéo où les joueurs sont branchés et deviennent dépendants. Ash est une joueuse aguerrie qui cherche à accéder à un niveau secret.
Achats.

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Casting.
Ash : Malgorzata Foremniak (VF : Delphine Moriau).
Maître du jeu : Wladyslaw Kowalski (VF : Inconnue).
Murphy : Jerzy Gudejko (VF : Inconnue).
Bishop : Dariusz Biskupski (VF : Inconnue).
Stunner : Bartłomiej Świderski (VF : Inconnue).
Gill : Alicja Sapryk (VF : Inconnue).
Murphy des 9 Sœurs : Michał Breitenwald (VF : Inconnue).
Ghost : Zuzanna Kasz (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le tournage s’est déroulé en Pologne.
Notre critique de Avalon.
Univers virtuel pour une double vie, idée intéressante à l’essor du numérique.
L’idée de base est effectivement intéressante de voir des gens devenir dépendant d’un monde virtuel, d’un jeu vidéo où ils peuvent réellement gagner de l’argent pour compenser la misère sociale du monde réel. Il y avait là quelque chose à exploiter pleinement afin de nous retourner le cerveau, nous faire réfléchir sur la société actuelle… et il n’y aura finalement rien de tout ça. L’histoire est proche d’être soporifique car elle n’a rien à raconter : pas de tension, pas d’enjeux, pas de réflexions, pas d’émotions… et on s’interroge tout du long sur la finalité qui peut nous attendre.
La conclusion n’est d’ailleurs pas du tout à la hauteur et on a la sensation d’avoir perdu notre temps. Nous ne sommes donc pas dans un film d’action, pas dans quelque chose de philosophique non plus, ça tente des choses mais qui sont sûrement rester dans la tête du scénariste qui n’a pas su retranscrire le fond de ses pensées.
Le casting ne brille pas non plus par son jeu vu que tout le monde se contente d’avoir un visage figé en particulier son actrice principale. On décroche ainsi trop souvent du film à cause de cette froideur. Ash est une combattante réputée mais quand on la voit à l’écran, ses quelques actions ne finissent pas par nous convaincre. On ne s’attache pas à elle ni à ses doutes. Elle n’a pour ainsi dire aucune personnalité.
Les quelques protagonistes sur sa route ne sont guère mieux, que ce soit le maitre du jeu qui ne sert à pas grand chose que les autres joueurs sans âme. Le film ne dispose pas d’un antagoniste car on serait plus dans une sorte de quête personnelle mais ça ne fonctionne pas malgré tout.
Néanmoins, ce qui frappe le plus dans ce film est bien son esthétisme. La colorimétrie tire vers le marron aussi bien dans le virtuel que dans le réel mais ça ne s’arrête pas que là. Que ce soit les éléments de jeux vidéo qui sont en réalité des plans en deux dimensions, les différents trucages numériques prenants… il y a une approche intéressante. Certains plans sont même beaux à voir dans leur composition. On regrette cependant que les ralentis soient aussi laids comme si c’était fait via un logiciel de montage bon marché.
Dans les autres défauts, le rythme est d’une lenteur abyssale au point d’avoir presque des pauses entre chaque réplique des personnages. Le réel atout de ce métrage est bien sa bande originale. Les musiques sont somptueuses de même que les chansons envoûtantes.
Avalon était prometteur sur le papier mais ne vaut le détour que pour ses musiques et son style visuel.







