Babylon.
Réalisation : Damien Chazelle.
Scénario : Damien Chazelle.
Production : Olivia Hamilton, Marc Platt et Matthew Plouffe.
Musique : Justin Hurwitz.
Société de production : Paramount Pictures, C2 Motion Picture Group, Marc Platt Productions, Material Pictures, Organism Pictures et Wild Chickens Productions.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 23 décembre 2022.
Date de sortie française : 18 janvier 2023.
Titre original : Babylon.
Durée : 3h09.
Budget : 80 millions de dollars.
Box-office mondial : 65,3 millions de dollars.
Box-office USA : 15,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 1 505 989 entrées.
Résumé.
Dans les années 1920, le cinéma est en pleine gloire et bascule du muet au parlant. De quoi changer le destin de Nellie LaRoy, star montante et Jack Conrad, acteur célèbre.
Casting de Babylon.
Nellie LaRoy : Margot Robbie (VF : Dorothée Pousséo).
Jack Conrad : Brad Pitt (VF : Jean-Pierre Michaël).
Manuel « Manny » Torres : Diego Calva (VF : Harrison Arevalo).
Sidney Palmer : Jovan Adepo (VF : Baptiste Marc).
Elinor St. John : Jean Smart (VF : Isabelle Gardien).
Lady Fay Zu : Li Jun Li (VF : Geneviève Doang).
Ruth Adler : Olivia Hamilton (VF : Pascale Mompez).
Max : P. J. Byrne (VF : Philippe Bozo).
George Munn : Lukas Haas (VF : David Mandineau).
Irving Thalberg : Max Minghella (VF : Arthur Khong).
Le Comte : Rory Scovel (VF : Mario Bastelica).
Estelle Conrad : Katherine Waterston (VF : Pascale Chemin).
James McKay : Tobey Maguire (VF : Damien Witecka).
Ina Conrad : Olivia Wilde (VF : Caroline Pascal).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Le projet débute en 2019. Le réalisateur avait commencé à écrire le scénario en 2009.
Emma Stone a été envisagée pour le rôle de Nellie LaRoy.
Le tournage s’est déroulé du 1 juillet au 21 octobre 2021 en Californie.
Notre critique de Babylon.
Un film sur le cinéma d’époque, un sujet captivant au premier abord.
Pas d’aller bien loin pour dire que le scénario est vraiment superbe. On va y voir ainsi l’évolution aussi bien du cinéma mais aussi du destin des personnages. Si on reste sur le 7ème art, on y trouve le pouvoir du cinéma muet et l’arrivée du parlant qui va tout révolutionner. De ce fait, on a presque droit à un petit documentaire car les techniques de tournage changent, les contraintes sont différentes et la créativité évolue en ce sens.
Puis concernant les protagonistes, ce sont des courbes qui vont se croiser entre l’essor de certains, le déclin pour d’autres et ce parce qu’Hollywood évolue. Il est aussi enrichissant de voir le contraste entre les plateaux de tournage et de l’autre les cérémonies mondaines et pleine d’hypocrisie où chacun se juge derrière un faux sourire. Le scénario offre autant de tristesse que de rire, de moments de joies et de drames, et c’est ce qu’on attend d’un film. On a un petit essoufflement vers la fin du film avec une séquence longue et peu intéressante en soit.
Plusieurs destins pour des protagonistes en tout genre. Nellie est l’aspirante actrice qui devient star tant elle est talentueuse mais elle garde constamment la tête sur les épaules et vit bien le passage du muet au parlant mais tombera dans les travers avec le temps. Margot Robbie livre une prestation impressionnante car elle va passer par toutes les émotions. L’autre acteur est Jack, la célébrité du muet qui lui, au contraire, va connaître la chute car il ne sait pas « jouer » le parlant et il persiste à se prendre pour une star. C’est un désespoir grandissant qui l’habite.
Mais on ne va pas se contenter juste du casting de Babylon, on va aussi voir les métiers de l’ombre. Manny va démarrer comme simple technicien avant de grimper les échelons à grande vitesse grâce à sa débrouillardise et ses compétences. Sidney est un trompettiste qui va attirer les cinéastes grâce à son talent à l’arrivée du parlant. Le fait qu’il soit noir montre aussi les préjugés de l’époque. On met un bémol sur deux autres personnages sous-exploités : Elinor, une critique qui a de l’expérience du show-business et Lady Fay Zu, une spécialiste des intertitres qui voit sa carrière s’arrêter tout en symbolisant le début d’un univers très codifié.
Beau travail également de la réalisation qui va jouer avec l’évolution du cinéma et des carrières de chacun. Alors que la première partie use de longs plans séquences, le reste du film se veut plus ou moins dynamique mais offrant souvent de très beaux plans, rappelant aussi bien l’âge d’or du muet que la chute de certains dans un nouvel Hollywood. L’immersion d’époque est convaincante même si on va surtout adorer la première partie qui montre toutes les coulisses d’un tournage des années 1920. La durée du film ne se fait vraiment pas sentir. Concernant la bande originale, on est un peu mitigé car elle n’offre aucune musique percutante alors qu’il y avait de quoi en jouer.
Babylon est un magnifique film sur une période charnière du cinéma et ses conséquences sur l’industrie.







