Barry Lyndon.
Réalisation : Stanley Kubrick.
Scénario : Stanley Kubrick.
Production : Stanley Kubrick.
Musique : Inconnu.
Société de production : Peregrine, Hawk Films et Warner Bros..
Distributeur : Warner Bros..
Date de sortie USA : 18 décembre 1975.
Date de sortie française : 8 septembre 1976.
Titre original : Barry Lyndon.
Durée : 3h05.
Budget : 11 millions de dollars.
Box-office mondial : 31,5 millions de dollars.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 3 475 185 entrées.
Résumé.
Au XVIIIe siècle, l’irlandais Redmond Barry, sans argent, convoite la gloire et la fortune. Il va vivre une ascension sociale à travers les guerres et le mariage en devenant un noble : Barry Lyndon.
Casting.
Redmond Barry Lyndon : Ryan O’Neal (VF : Bernard Murat).
Comtesse de Lyndon : Marisa Berenson (VF : elle-même).
Lord Bullingdon : Leon Vitali (VF : François Marthouret).
Lord Bullingdon (enfant) : Dominic Savage (VF : Inconnue).
Balibari : Patrick Magee (VF : François Chaumette).
Potzdorf : Hardy Krüger (VF : Dominique Paturel).
Belle : Marie Kean (VF : Nicole Vervil).
Samuel Runt : Murray Melvin (VF : Christian de Tilière).
Bryan Patrick Lyndon : David Morley (VF : Morvan Salez).
Lord Ludd : Steven Berkoff (VF : Jacques Ciron).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Barry Lyndon est l’adaptation du roman Mémoires de Barry Lyndon de William Makepeace Thackeray publié en 1844.
Le tournage avait début en Irlande mais lorsque Stanley Kubrick a appris qu’il avait été mis sur la liste noire de l’IRA pour avoir mis des soldats anglais en Irlande, il a délocalisé le film en Angleterre.
Stanley Kubrick a décidé pour les scènes à la bougie d’être réellement éclairées que par des bougies et non avec de l’éclairage artificiel. Il a fallu améliorer les objectifs des caméra pour arriver au résultat voulu.
Le tournage s’est déroulé du 3 mai 1973 au 27 février 1974 en Irlande et Angleterre.
Notre critique de Barry Lyndon.
Les films où le héros part de rien, monte haut puis chute, rien de très original.
Même au bout des trois heures, nous n’aurons rien trouvé de très audacieux dans l’histoire qui reste bien classique. On a surtout droit à deux films en un à cause d’un scénario divisé en deux moitiés très distinctes. La première montre les aller et retour de Barry avec les guerres jusqu’à faire la bonne rencontre qui va lui permettre de s’enrichir. On n’y trouvera pas beaucoup d’explications historiques et on a l’impression que l’intrigue va vraiment tirer en longueur en mettant des obstacles en tout genre sur le parcours du protagoniste. Le second acte va effectivement nous montrer la très longue chute à travers d’autres obstacles.
Le film manque clairement d’envergure dans les enjeux et ne propose aucune émotion. Tout est un peu trop facile avec des péripéties anodines. Il faut dire que ça contraste aussi beaucoup avec l’aristocratie de l’époque et on reste bien trop focalisé sur cette classe sociale, ne jouant pas assez avec les débuts de Barry. Si on ne s’ennuie pas vraiment, on n’est pas pour autant très emballé. Les dialogues se veulent aussi dans le style de l’époque avec un langage soutenu et poétique.
Barry n’est pas non plus un personnage très appréciable. Il n’a pas de grandes convictions, prenant la facilité dès qu’il le peut pour atteindre son objectif de pouvoir et de richesse. Que ce soit à la guerre où il retourne sa veste rapidement jusqu’à déserter, vivant dans le mensonge, profitant des autres, même quand il va enfin réussir son but, il devient encore plus exécrable. Devenu mari et père, il se veut encore plus autoritaire, plus violent, plus manipulateur et perdant même la tête à cause de tout cet argent.
Si parfois les personnages détestables ont un certain charisme, ici il n’en est rien, l’acteur peinant à être suffisamment expressif. Les nombreux seconds rôles sont peu développés, voire de passage, et le seul qui vaut vraiment le détour est le fils ainé dans la seconde partie. Il est celui qui lui tiendra tête, ayant une vraie personnalité qui va évoluer.
Visuellement, la réalisation n’a rien d’extraordinaire. Les plans sont académiques, sobres et ne jouent pas vraiment sur la composition de l’image. Dommage pour un tel film de ne pas avoir été plus audacieux. En revanche, on salue le soin apporté sur les costumes, l’ambiance de la noblesse britannique de cette époque, les décors naturels qui donnent une authenticité supplémentaire. Le fait d’avoir tourné en éclairage naturel n’apporte pas nécessairement une plus-value mais on reconnait que les scènes filmées à la bougie ont un certain charme, surtout en prenant compte de la technique de l’époque.
Ce qu’on va surtout retenir est la bande originale. Utilisant de nombreuses musiques classiques, elles collent parfaitement à cette période, sans compter qu’elles dégagent vraiment quelque chose pour appuyer davantage l’image. Enfin, l’utilisation du narrateur est bien gérée, comme si un témoin extérieur nous contait l’histoire. Technique aussi pratique pour permettre de gagner du temps en nous expliquant rapidement certaines ellipses temporelles.
Barry Lyndon est bien long pour ce qu’il a à raconter avec une histoire très simple. Rien de bien transcendant.







