Black Phone.

Réalisation : Scott Derrickson.
Scénario : Scott Derrickson et C. Robert Cargill.
Production : Jason Blum, Scott Derrickson et C. Robert Cargill.
Musique : Mark Korven.
Société de production : Universal Pictures, Blumhouse Productions et Crooked Highway.
Distributeur : Universal Pictures.
Première mondiale : 25 septembre 2021 (Austin).
Date de sortie USA : 24 juin 2022.
Date de sortie française : 22 juin 2022.
Titre original : The Black Phone.
Durée : 1h44.
Budget : 16 millions de dollars.
Box-office mondial : 161,4 millions de dollars.
Box-office USA : 90,1 millions de dollars.
Entrées françaises : 452 381 entrées.
Résumé.
Finney Shaw, 13 ans, est kidnappé par l’Attrapeur, qui a déjà fait plusieurs victimes dans sa ville. Enfermé dans un sous-sol, Finney va recevoir de l’aide grâce à un téléphone où il peut communiquer avec les précédentes victimes.
Achats.

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Casting.
Finney Blake : Mason Thames (VF : Achille Dubois).
Gwendolyn Blake : Madeleine McGraw (VF : Elena Lebrun).
L’Attrapeur : Ethan Hawke (VF : Sébastien Hébrant).
Terrence Blake : Jeremy Davies (VF : Pierre Lognay).
Wright : E. Roger Mitchell (VF : Franck Dacquin).
Miller : Troy Rudeseal (VF : Michel Hinderyckx).
Max : James Ransone (VF : Maxime Donnay).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Black Phone est l’adaptation de la nouvelle Le téléphone noir du recueil Fantômes – Histoires troubles publié en 2004.
Le tournage s’est déroulé du 9 février au 27 mars 2021 en Caroline du Nord.
Notre critique de Black Phone.
Un film d’horreur qui semble plus terre à terre avec des enlèvements ? On a hâte !
C’est effectivement ce qu’on se dit au début du scénario. Tout se met en place doucement et on est plutôt intrigué de retrouver enfin quelque chose de stable et convaincant. L’ambiance est assez lourde, présentant à la fois le harcèlement scolaire, la violence intrafamiliale, l’humiliation… jusqu’au kidnapping. À partir de là, tout est toujours prenant et on vit les premiers moments d’isolement… jusqu’au téléphone noir qui s’active. Malheureusement, l’intérêt va dans un sens retombé car nous ne sommes plus dans le réel mais dans le surnaturel.
Le fait que les anciennes victimes indiquent à Finney ce que chacun ont fait pour tenter de s’échapper est intéressante mais on est un peu déçu quand même. Néanmoins, l’écriture de l’histoire est bonne et on se demande vraiment si le jeune garçon va s’en sortir. On comprend aussi qu’on ne nous dit pas tout et c’est ce mystère latent qui vaut le détour. Certaines questions restent cependant sans réponses et ça gâche un peu le plaisir.
Finney est un jeune garçon martyrisé à l’école (frappé principalement) qui a donc le bon rôle de victime. Il est donc étrange que lorsqu’il est kidnappé, il soit si débrouillard, confiant et courageux. Si on oublie le début, on peut dire que ça passe même si on aurait apprécié voir un peu plus la peur. Sa sœur avait aussi du potentiel avec ses rêves étranges mais le concept n’est pas exploité pleinement et on tourne en rond avec elle. Leur père est quelqu’un d’alcoolique et de violent, un peu trop cliché. Quant à l’Attrapeur, il est vraiment angoissant avec sa voix posée et ses différents masques. Pourquoi cache-t-il son visage ? Honte de ses actes ou physique désavantageux ?
On note que le réalisateur parvient à ne pas user de tous les codes du cinéma d’horreur. Ici, pas de sursauts, de jeu sur l’éclairage ou la nuit, pas de violences extrêmes. C’est plus l’ambiance qui est bien maîtrisée ainsi que son rythme. On apprécie aussi la façon dont on a droit à des flash-backs via les rêves, donnant des indices pour démêler le puzzle. L’image est plus terne, plus granuleuse, façon camescope amateur d’époque. Même les conversations téléphoniques arrivent à être visuelle efficacement. On salue aussi le travail des artistes pour la conception des masques qui sont impressionnants d’angoisse. Enfin, la bande originale est efficace pour donner un style angoissant sans tomber dans la surenchère.
Black Phone a une approche assez originale de son concept même si la touche fantastique est de trop à nos yeux.






