Brice de Nice.
Réalisation : James Huth.
Scénario : Karine Angeli, Jean Dujardin et James Huth.
Production : Éric et Nicolas Altmayer.
Musique : Bruno Coulais.
Société de production : Mandarin Films, M6 Films, Canal+, CinéCinéma, Cofimage 15, Uni Etoile 2, Société des Producteurs de Cinéma et de Télévision et Angoa-Agicoa.
Distributeur : TFM Distribution.
Date de sortie USA : Inconnue.
Date de sortie française : 6 avril 2005.
Titre original : Brice de Nice
Durée : 1h39.
Budget : 5,4 millions d’euros.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : 4 424 136 entrées.
Résumé.
Brice, 30 ans mais toujours un esprit d’enfant, est un accro du surf… à Nice. Il adore casser les gens en se moquant d’eux. Lorsque son père est arrêté, il se retrouve livré à lui-même sans savoir quoi faire.
Casting.
Brice de Nice : Jean Dujardin.
Marius Lacaille : Clovis Cornillac.
Igor d’Hossegor : Bruno Salomone.
Jeanne : Élodie Bouchez.
Chantal / Alice de Nice : Alexandra Lamy.
Marjorie : Delphine Chanéac.
Eudes Angellini : Mathias Mlekuz.
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Brice de Nice est tiré d’un personnage créé par Jean Dujardin dans un sketch avec les « Nous Ç Nous » dans les années 1990.
Le tournage s’est déroulé en France.
Notre critique de Brice de Nice.
Faire un film sur un personnage tiré d’un sketch, ce qui peut marcher quelques minutes peut-il tenir plus d’une heure ?
Pas du tout et c’est bien là le souci. Après une première demi-heure reprenant plusieurs répliques de la scène, alternant entre humour correct et lourdingue, on part sur l’originalité avec l’heure restant. C’est là que ça part encore plus vers la catastrophe. Le scénario est du n’importe quoi, ne parvenant pas à donner quelque chose d’assez satisfaisant en comédie pour être prenant. La cavale de Brice dans un monde inconnu pour lui n’apporte pas grand chose et sa rencontre avec un autre protagoniste va juste lui permettre de découvrir la vie autrement.
Des messages intéressants sur le papier mais finalement mal écrits qui ne permettent pas de développer le maigre potentiel. Alors oui, le film permet de se divertir mais il ne faut pas non plus être très exigeant sur la qualité. Pourtant, même lorsque Brice rencontre enfin de vraies vagues, l’histoire ne parvient pas à décoller et offre à nouveau plus de ridicule.
Si Jean Dujardin est performant dans son rôle (vu qu’il en est à l’origine), Brice n’est pas le genre de personne si agréable à côtoyer au quotidien. S’amusant à faire du mal aux gens par pur plaisir, grand gamin immature, profitant de l’argent de son père et ne connaissant rien de la vie, il est vite insupportable. Quand il perd tout, on pensait qu’il commencerait à grandir mais c’est peine perdue.
Son ami Marius, qui est bien plus adulte dans sa tête (enfin, presque…) apporte un tout petit peu plus de sérieux. Il a un vrai objectif dans sa vie qui lui tient à cœur et c’est le seul élément qui le rend intéressant. Jeanne arrive bien tard dans l’intrigue mais elle apporte vraiment quelque chose de plus au film. Quant à Igor, le vrai surfeur, il est imbu de lui-même et contraste bien avec Brice.
Malgré un personnage loufoque, la réalisation est très basique. Rien qui permette de donner plus de folie à part deux chansons façon clip mais qui arrivent comme ça pour le fun d’en mettre. Même le fait d’être au bord de l’eau n’est pas plus mis en valeur que ça. Il n’y a donc rien à retenir sur le plan technique avec un rythme bien trop inégal, étant rapide lorsque des phases de « casse » et bien plus lent le reste du temps. Il faut attendre quasi la fin du film avec la compétition de surf pour au moins avoir quelque chose à se mettre sous la dent. La bande originale manque également de dynamisme pour coller vraiment à l’esprit surf.
Brice de Nice est aussi plat que la Méditerranée et le film ne se casse pas, il se vautre.







