Challengers.

Réalisation : Luca Guadagnino.
Scénario : Justin Kuritzkes.
Production : Luca Guadagnino, Rachel O’Connor, Amy Pascal et Zendaya.
Musique : Trent Reznor et Atticus Ross.
Société de production : Frenesy Film Company, Metro-Goldwyn-Mayer, Pascal Pictures et Why Are You Acting Productions.
Distributeur : Metro-Goldwyn-Mayer.
Date de sortie USA : 26 avril 2024.
Date de sortie française : 24 avril 2024.
Titre original : Challengers.
Durée : 2h12.
Budget : 55 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnue.
Box-office USA : Inconnue.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
Tashi est une ancienne joueuse de tennis. Elle va être convoitée par Patrick et Art, deux amis d’enfance, aussi bien pour ses talents d’entraîneuse que pour son cœur. Une rivalité va s’installer et Tashi va en profiter.
Casting.
Tashi Duncan : Zendaya (VF : Victoria Grosbois).
Patrick Zweig : Josh O’Connor (VF : Léo Dussollier).
Art Donaldson : Mike Faist (VF : Maxym Anciaux).
L’arbitre : Darnell Appling (VF : Jean-Christophe Clément).
Lily Donaldson : A.J. Lister (VF : Inconnue).
La mère de Tashi : Nada Despotovich (VF : Marina Moncade).
Le père de Tashi : Naheem Garcia (VF : Inconnue).
Helen : Hailey Gates (VF : Inconnue).
Finn Larsen : Jake Jensen (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Austin Butler et Timothée Chalamet ont été envisagés pour le rôle d’Art Donaldson ; Austin Abrams , Jacob Elordi et Dominic Fike pour celui de Patrick Zweig
Zendaya s’est entrainé trois mois avec un professionnel du tennis.

Le tournage s’est déroulé du 3 mai au 26 juin 2022 dans le Massachusetts.
Notre critique de Challengers.
Un film dont le titre a un double sens, prenons la raquette à la découverte de l’amour.


Effectivement, deux histoires s’offrent à nous. La première concerne le tennis, la rivalité entre deux joueurs pour gagner, l’entraînement, la gloire à obtenir… Et ce n’est pas fameux du tout. Ce n’est pas convaincant, mal géré, sans réel intérêt et c’est surtout assez cliché. Quant à la seconde, c’est l’histoire romantique. Et… c’est encore pire. On tombe dans un triangle amoureux aussi classique que ridicule. Cette fois-ci, deux hommes convoitent la même femme et cette dernière en joue également. Une intrigue amoureuse qui ne donne aucune émotion, c’est un comble car c’est plutôt malsain dans l’ensemble. Le scénario n’offre vraiment rien et on a l’impression de faire du surplace continuellement. Surtout que chacun des deux joueurs va avoir les mêmes péripéties à affronter alors on a ce sentiment de doublon qui devient ennuyeux.
Qui dit triangle amoureux dit trois protagonistes. Tashi est l’objet de convoitise des deux joueurs et elle ne semble pas trop savoir ce qu’elle veut non plus. Elle est même machiavélique dans un sens en les poussant à s’affronter pour obtenir son cœur tout en étant à la fois entraîneuse de tennis pour les obliger à aller encore plus loin dans leurs compétences. On n’arrive pas à s’attacher à elle. C’est le même constat qu’on peut partager avec les deux hommes. Patrick et Art sont meilleurs amis depuis l’enfance, ont vécu beaucoup ensemble et la rivalité va devenir amoureuse. Affrontement sur le terrain, affrontement en dehors, coup bas, amitié qui en prend un coup… Ils sont interchangeables dans leur personnalité.


La réalisation est toute aussi chaotique. Si parfois ça peut fonctionner dans les films de naviguer dans les temporalités à travers plusieurs séquences, ici on n’y voit pas un réel intérêt. En effet, cela rend les choses plus confuses et ne donnent pas une évolution prenante. Si le rythme ne convainc pas, on salue quelques approches audacieuses comme de passer dans les yeux des joueurs en vue subjective. Sauf que… pourquoi ? Cela vient comme ça, par moment, et on ne comprend pas trop. Il n’y a que le plan astucieux d’être en caméra embarquée dans une balle de tennis qui marque les esprits. Peut-être pour symboliser l’esprit torturée de Tashi qui joue entre les deux hommes. La bande originale n’est pas exceptionnelle et est même en décalage à bien des aspects.
Challengers ne restera pas dans les esprits et porte mal son titre. Histoire classique et brouillonne sans enjeux ni intérêt.

