Chevalier (2001).
Réalisation : Brian Helgeland.
Scénario : Brian Helgeland.
Production : Brian Helgeland, Tim Van Rellim et Todd Black.
Musique : Carter Burwell.
Société de production : Columbia Pictures, Escape Artists, Finestkind et Black and Blu Entertainment.
Distributeur : Sony Pictures Releasing.
Date de sortie USA : 11 mai 2001.
Date de sortie française : 14 novembre 2001.
Titre original : A Knight’s Tale.
Durée : 2h28.
Budget : 65 millions de dollars.
Box-office mondial : 117,5 millions de dollars.
Box-office USA : 56,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 331 241 entrées.
Résumé.
William est écuyer lorsque son suzerain meurt. Voyant là une opportunité de sortir de sa misère, il décide, avec ses amis, de devenir chevalier et participer à des joutes mais seul les nobles peuvent y participer. Il cache alors sa véritable identité.
Achats.

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Casting.
William Thatcher « Ulrich von Lichtenstein« : Heath Ledger (VF : Philippe Valmont).
Geoffrey Chaucer : Paul Bettany (VF : Nicolas Marié).
Jocelyn : Shannyn Sossamon (VF : Julie Dumas).
Adhemar d’Anjou : Rufus Sewell (VF : Guillaume Orsat).
Roland : Mark Addy (VF : Jean-François Aupied).
Wat : Alan Tudyk (VF : Constantin Pappas).
Kate : Laura Fraser (VF : Virginie Méry).
John Thatcher : Christopher Cazenove (VF : Michel Modo).
Christiana : Bérénice Bejo (VF : Caroline Leheup).
Thomas Colville « Édouard le Prince noir » : James Purefoy (VF : Bruno Magne).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Lorsque Chaucer présente William après avoir remporté son combat à l’épée, le public ne réagit pas instantanément. En fait, les figurants tchèques ne parlaient pas l’anglais et n’ont pas compris le discours. C’est Mark Addy (Roland) qui lance le signal d’ovation. La scène fut conservée telle qu’elle.
Geoffrey Chaucer est un écrivain qui a réellement existé.
La vue aérienne de Londres n’est pas en images de synthèse mais est une maquette qui aura coûté 500 000 dollars.
Les lances des joutes étaient simplifiées au maximum pour éviter les blessures des cascadeurs, se brisant alors très facilement.
Le tournage s’est déroulé du 8 mai au 14 août 2000 en République tchèque.
Notre critique de Chevalier (2001).
Une aventure médiévale, entrons dans le tournoi !
Si vous vous attendiez à un film fidèle à l’Histoire du Moyen-Âge, passez votre chemin. On est pleinement ici dans l’anachronisme mais justement, c’est aussi ce qui va donner un caractère intemporel et surtout une folle aventure. En effet, on y voit le parallèle avec un monde moderne avec quelqu’un qui vient d’en bas et qui va se lancer dans un long parcours pour atteindre les sommets, traversant des hauts et des bas. C’est prenant car c’est touchant tout en alternant efficacement le sérieux et l’humour.
Sur le sérieux, on y voit ainsi l’élévation d’un homme qui va vouloir dépasser sa condition et prouver aux autres qu’il faut sortir des cases et des préjugés mais aussi la solidarité. Sur l’humour, il faut reconnaître que l’ambiance est bon enfant pour un public familial. Certes, on ne prendra pas un cours d’Histoire mais ça permet d’apprécier le fond du scénario. La structure de l’intrigue est très classique pour ce genre de film donc il n’y aura pas vraiment de surprise.
William est le héros qui va passer de fils de couvreur à chevalier renommé et victorieux. On s’attache vite à lui car lorsqu’il ne fanfaronne pas avec sa gloire, il est vraiment touchant par les valeurs qu’il dégage, se rappelant d’où il vient et qu’il a toujours rêver d’une vie meilleure. Il prend tous les risques pour ça mais pas uniquement pour lui mais aussi pour ses amis. Roland et Wat sont ses écuyers qui voient aussi en William une façon de repartir en Angleterre retrouver leurs terres natales. Le premier est posé là où le second est le petit comique fou de la bande par ses excès de colère.
Le groupe se complète avec Geoffrey, un orateur hors pair qui sait manier les mots pour conquérir la foule ainsi que Kate, une forgeronne discrète mais douée dans son domaine. Les deux autres grands rôles sont Jocelyn, l’élue du cœur de William, qui va jouer au jeu du chat et de la souris avec lui. Elle est de la noblesse mais il lui cache la vérité, créant un secret dur à garder ; puis Adhemar, l’antagoniste orgueilleux et méprisant, très cliché mais on sait qu’on n’est pas dans le film parfait.
Comme on le disait, c’est un film anachronique par son approche. On n’est donc pas dans la pure fidélité de l’époque mais l’immersion passe plutôt bien entre les décors et les costumes. On sent que tout n’est pas extrêmement convaincant mais on passe outre. La réalisation est bien dynamique lors des joutes mais se veut bien plus envoûtante lorsque les émotions doivent être au rendez-vous. On a vraiment cette impression de voir un film « rock » au temps médiéval. L’autre atout est sa bande originale qui dispose de mélodies somptueuses avec un thème principal féerique mais aussi des chansons rock qui contrastent totalement avec l’époque mais ça en fait quelque chose de plus unique.
Chevalier (2001) est vraiment original de mélanger modernité et médiéval dans une histoire universelle, offrant un pur divertissement.







