Coast Guards.

Réalisation : Andrew Davis.
Scénariste : Ron L. Brinkerhoff.
Producteurs : Armyan Bernstein, Lowell D. Blank, Zanne Devine et Beau Flynn.
Musique : Trevor Rabin.
Société de production : Touchstone Pictures, Beacon Pictures, Contrafilm, Firm Films, A School Productions et Eyetronics.
Distributeur : Buena Vista Pictures.
Date de sortie USA : 29 septembre 2006.
Date de sortie française : 20 décembre 2006.
Titre original : The Guardian.
Durée : 2h19.
Budget : 70 millions de dollars.
Box-office mondial : 94,9 millions de dollars.
Box-office USA : 54,9 millions de dollars.
Entrées françaises : 177 071 entrées.
Résumé.
Après avoir perdu toute son équipe lors d’un sauvetage en mer, Ben Randall (un nageur-sauveteur hautement décoré) devient formateur de gardes-côtes. Il va avoir pour recrue Jack Fischer, un jeune frimeur et tête brûlée.
Casting.
Ben Randall : Kevin Costner (VF : Bernard Lanneau).
Jake Fischer : Ashton Kutcher (VF : Adrien Antoine).
Emily Thomas : Melissa Sagemiller (VF : Vanina Pradier).
Jack Skinner : Neal McDonough (VF : Bruno Dubernat).
William Hadley : Clancy Brown (VF : José Luccioni).
Billy Hodge : Brian Geraghty (VF : Alexis Tomassian).
Frank Larson : John Heard (VF : Gabriel Le Doze).
Ken Weatherly : Dulé Hill (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Afin de coller au plus près de leurs métiers, les studios se sont entourés de gardes-côtes qui les ont conseillé sur les méthodes et les équipements nécessaires pour les missions de sauvetage.
Un énorme bassin fut construit pour simuler la mer de Bering. Il mesure 30 mètres de long et 24 mètres de large. Des vagues s’élevant jusqu’à 2,80 mètres ont pu être refaites dans ce bassin.

La plupart des figurants dans le film appartiennent au corps des gardes-côtes.
Le tournage s’est déroulé en Louisiane.
Notre critique de Coast Guards.
Il est rare de voir un film sur les gardes-côtes. C’est chose faite avec ce film.


Si vous vous attendez à un grand film original, passez votre chemin. En effet, tout le scénario de Coast Guards est du déjà-vu : le mentor qui subit un grave accident suite à une mission qui a mal tourné, le mentor qui devient instructeur, le jeune tête brûlée qui se croit le meilleur, un entraînement intensif et parfois tortionnaire, le jeune qui a un passé douloureux, le mentor qui voit son couple se détruire, la mission entre le jeune et le mentor, la passation de pouvoir. Fin. Autrement dit, la seule chose qui relève le niveau est le fait de situer l’histoire chez les gardes-côtes. La très longue première partie relève de l’entraînement quand la petite dernière partie offre la première mission réelle du jeune après sa formation.
Ce dernier point permet justement de découvrir un peu plus leur métier surtout que l’histoire se focalise spécialement sur les plongeurs. On en apprend ainsi sur les véritables dangers et sur les différents types d’intervention qu’ils peuvent rencontrer. Evidemment, pour le côté cinématographique, toutes les missions se déroulent en pleine tempête et de nuit.
Vu que Coast Guards est du recyclé, les personnages sont du même genre. Randall est l’homme expérimenté avec un long passé glorieux. En tant qu’instructeur, il se montre intransigeant et très autoritaire, proche de la caricature. Kevin Coster est excellent dans son interprétation mais n’arrive pas à apporter une originalité en plus à son personnage. De l’autre côté, nous avons Jake, incarné par Ashton Kutcher qui livre une prestation basique. Son personnage est en plus tellement arrogant qu’il en devient tête à claques. Il ne parviendra qu’à être convaincant au moment de la révélation de son passé, la seule scène intéressante de l’acteur.


La réalisation permet cependant de garder en haleine le spectateur pendant près de 2h30. Malgré rien de nouveau sur l’histoire, les mouvements de caméra et les effets spéciaux permettent d’en prendre plein les yeux pour les scènes en haute mer. Elle est accompagnée d’une bande originale correcte de Trevor Rabin qui nous a déjà offert bien mieux.
Coast Guards est donc un film sans surprises qui se laisse regarder sans briller. Le seul sursaut se situe à la fin du film même si on pourrait dire dans un sens que c’est prévisible. Enfin, on s’interroge sur le titre du film en France, passant de The Guardian à Coast Guards. En quoi l’usage d’un titre anglophone est plus vendeur ? Surtout que son titre américain trouve son explication à la fin du film, permettant de conclure sur une touche de poésie.

