Écrire pour exister.
Réalisation : Richard LaGravenese.
Scénario : Richard LaGravenese.
Production : Danny DeVito, Tracey Durning et Stacey Sher.
Musique : Mark Isham et Will.i.am.
Société de production : Paramount Pictures, Double Feature Films, MTV Films, Jersey Films et Kernos Filmproduktionsgesellschaft & Company.
Distributeur : Paramount Pictures.
Date de sortie USA : 5 janvier 2007.
Date de sortie française : 14 mars 2007.
Titre original : Freedom Writers.
Durée : 2h02.
Budget : 21 millions de dollars.
Box-office mondial : 43 millions de dollars.
Box-office USA : 36,6 millions de dollars.
Entrées françaises : 258 214 entrées.
Résumé.
Erin Gruwell est une nouvelle enseignante dans une école d’un quartier difficiles où la guerre des gangs fait rage dans la rue mais aussi en classe. Elle va trouver un moyen pour apaiser la tension parmi ses élèves : l’écriture.
Achats.

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Casting de Écrire pour exister.
Erin Gruwell : Hilary Swank (VF : Virginie Méry).
Eva Benitez : April Lee Hernandez (VF : Laëtitia Lefebvre).
Andre Bryant : Mario (VF : Emmanuel Garijo).
Gloria Munez : Kristin Herrera (VF : Karl-Line Heller).
Margaret Campbell : Imelda Staunton (VF : Hélène Otternaud).
Scott Casey : Patrick Dempsey (VF : Damien Boisseau).
Steve Gruwell : Scott Glenn (VF : Bernard Tiphaine).
Sindy : Jaclyn Ngan (VF : Inconnue).
Alejandro Santiago : Sergio Montalvo (VF : Inconnue).
Marcus : Jason Finn (VF : Christophe Lemoine).
Jamal Hill : Deance Wyatt (VF : Donald Reignoux).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Écrire pour exister est l’adaptation de la biographie The Freedom Writers Diary d’Erin Gruwell. Le film est donc tiré d’un fait réel.
Le tournage s’est déroulé en Californie.
Notre critique de Écrire pour exister.
Aura-t-on droit à une histoire caricaturale ou au contraire qui fera réfléchir sur un sujet sérieux ?
On est dans un entre deux tant le scénario arrive parfois à toucher et d’autres à faire dans le mélodrame. On a ainsi une histoire qui va avoir deux moitiés bien distinctes en ambiance. La première est la réalité des guerres des gangs, des préjugés, du racisme, des conflits, des fusillades, une insécurité grandissante, une rage de survivre et ça va s’opposer à une enseignante qui est un peu trop dans le monde des bisounours.
Puis lorsqu’elle va trouver un moyen de les comprendre et communiquer, la seconde moitié va s’appuyer sur une façon de s’exprimer. On rentre dans quelque chose de plus sérieux où une autre façon d’enseigner en donnant de l’espoir, de l’écoute et en combattant les clichés pour offrir une porte de sortie. On est donc devant une histoire qui peut sembler par moment trop idyllique mais qui va aussi avoir comme message que certains doivent arrêter avec les préjugés et que d’autres ont le moyen de s’en sortir s’ils le veulent et que même si le combat sera rude, le résultat peut être encore plus glorieux.
Hilary Swank livre une belle performance mais on s’en doutait. Elle incarne Erin, une jeune enseignante qui vit dans sa bulle de bonheur et de guimauves à paillettes. En voyant la réalité de la classe qu’elle a, elle va vite déchanter mais pour mieux rebondir et faire ça d’une autre façon. Elle va s’investir corps et âmes pour offrir une autre voie à ses élèves tout en écoutant leurs souffrances et les atteindre. Elle est volontaire et réussit dans ce qu’elle mais ça a un prix. D’être trop investi dans son travail va détériorer son couple et on regrette juste que ça ne soit pas davantage approfondi.
Les élèves sont ceux qui vont le plus évoluer car ils vivent dans des gangs, le risque de se faire tuer, la haine de l’autre mais progressivement, ils vont voir que leurs différences sont en fait leurs points communs et qu’ils sont tous dans la même galère. Le fait qu’Erin les écoute va leur donner un regain d’intérêt pour l’enseignement et découvrir que les horreurs qu’ils vivent ont déjà existé dans le passé et qu’il faut arrêter ça à temps.
La réalisation n’a pas un style bien défini et se veut même assez simple mais pourtant, on n’arrive pas à décrocher du film. On est vraiment captif grâce à un rythme prenant sans être toujours soutenu. C’est le point fort tant on profite pleinement des scènes dramatiques avec une certaine douceur lourde mais aussi des passages plus dynamiques montrant une tension constante dans le cœur des jeunes.
On aurait pu s’attendre à voir bien plus de violence avec la guerre des gangs mais justement on ne verra rien, on est plus dans une mise en scène qui met en avant les ressentis et les prises de paroles. La bande originale va user de rap pour coller à l’ambiance des rues mais sans tomber dans la caricature.
Écrire pour exister est un beau film sur les préjugés, une enseignant dévouée et l’envie de s’extirper des gangs pour s’offrir une autre vie.







