Grimcutty : l’enfer des réseaux.

Réalisation : John Ross.
Scénario : John Ross.
Production : David Brooks, Jenna Cavelle et Arbi Pedrossian.
Musique : Sara Barone.
Société de production : 20th Digital Studio et Capture.
Distributeur : Hulu / Disney+.
Date de sortie USA : 10 octobre 2022.
Date de sortie française : 10 octobre 2022.
Titre original : Grimcutty.
Durée : 1h40.
Budget : Inconnu.
Résumé.
Les parents d’Asha privent leur fille de toute technologie, craignant le challenge du Grimcutty des réseaux sociaux consistant à s’auto-mutiler. Asha cherche à résoudre le mystère après en avoir été victime.
Casting.
Asha Chaudhry : Sara Wolfkind (VF : Emmylou Homs).
Leah Chaudhry : Shannyn Sossamon (VF : Marie Giraudon).
Amir Chaudhry : Usman Ally (VF : Franck Sportis).
Kamran Chaudhry : Callan Farris (VF : Vanessa Van-Geneugden).
Tracy Johnston : Brenda Schmid (VF : Inconnue).
Grimcutty : Joel Ezra Hebner (VF : Inconnue).
Cassidy Johnston : Tate Moore (VF : Rébecca Benhamour).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
À venir.

Notre critique de Grimcutty : l’enfer des réseaux.
Un film d’épouvante sur les dangers des réseaux sociaux. Une idée pas si novatrice mais qui peut amener de bonnes choses.


On le dit d’entrée de jeu, ne vous attendez pas à un grand film excellent. Il n’est certes pas une catastrophe (chose fréquente dans le cinéma d’horreur) mais ne parvient pas à exploiter à fond son concept. Ce dernier voulait montrer les fameux challenges ridicules et dangereux proposés aux jeunes sur les réseaux sociaux. Sauf qu’au lieu de persister dans quelque chose de sérieux et angoissant, on bascule dans le fantastique déroutant mais pas exceptionnel avec une créature visible que par les victimes. On perd un peu en qualité car il y avait tellement matière à faire pour montrer la toxicité des challenges. Pourtant, il y a de bonnes idées avec la paranoïa des parents qui basculent complètement dans l’exagération en se faisant dans un sens manipuler par les médias qui amplifient le phénomène car ils n’y comprennent rien. Il y a donc un bon équilibre de proposé. Quant à la tension de ce genre de film, elle est pourtant quasi inexistante et c’est un peu dommage.
Bon point également sur le casting qui se veut convaincant. Les personnages sont aussi correctement construits sans tomber dans des caricatures ridicules. Asha est prise entre deux feux entre le Grimcutty qui la poursuit et la pousse à se mutiler mais aussi ses parents qui sombrent dans la paranoïa comme s’ils étaient dictés par une force supérieure. Elle tente par tous les moyens de résoudre le mystère et se en devant se passer majoritairement des moyens de recherche moderne, sans téléphone ni ordinateur. Les parents sont presque des antagonistes pire que le Grimcutty. Voulant le bien pour leur fille, ils se mettent à se méfier de tout jusqu’à en devenir obsédés. La mère se veut plus mesurée que le père. Ce dernier se voulant intraitable tandis que la première veut comprendre pour sauver sa famille. Quant au petite frère, il voit sa famille se détruire tout en voulant aider sa sœur du mieux qu’il peut. Enfin, Grimcutty n’est pas si présent que ça car c’est plus une force de persuasion qu’un véritable tueur mais on ne vous révèle pas l’origine de ses apparitions.


Grimcutty a justement un design un peu classique avec ce grand sourire inquiétant et ses yeux menaçants. Oui il est quand même effrayant par son apparence digne d’un personnage de Tim Burton mais on évite les autres clichés du déplacement rapide, des apparitions subites, des courses effrénées… C’est d’ailleurs aussi une des réussites du film d’éviter les stéréotypes du genre. En effet, la réalisation n’use pas des « jump scare », ses sursauts brutaux destinés à faire peur. On est plus dans quelque chose de mesuré qui veut virer plus vers la psychologie. On regrette juste une bande originale peu recherchée qui n’offre pas de mélodies pesantes ou d’un thème principal mémorable.
Grimcutty : l’enfer des réseaux est plutôt intéressant et pas si mauvais pour un petit film d’épouvante sur un phénomène de société.

