Hurry up tomorrow.
Réalisation : Trey Edward Shults.
Scénario : Trey Edward Shults, Abel Tesfaye et Reza Fahim.
Production : Abel Tesfaye, Reza Fahim, Kevin Turen et Harrison Kreiss.
Musique : Abel Tesfaye et Daniel Lopatin.
Société de production : Live Nation Productions et Manic Phase.
Distributeur : Lionsgate.
Date de sortie USA : 16 mai 2025.
Date de sortie française : 16 mai 2025.
Titre original : Hurry up tomorrow.
Durée : 1h45.
Budget : 15 millions de dollars.
Box-office mondial : Inconnu.
Box-office USA : Inconnu.
Entrées françaises : Inconnue.
Résumé.
La star de la musique Abel souffre d’insomnie et est au bord de la dépression nerveuse. Lorsqu’il rencontre Anima, une de ses fans, elle va l’entraîner dans un monde qui remet en cause sa propre existence.
Casting.
Abel Tesfaye : Abel Tesfaye (VF : Inconnue).
Anima : Jenna Ortega (VF : Inconnue).
Lee : Barry Keoghan (VF : Inconnue).
Lavi : Paul L. Davis (VF : Inconnue).
Jessica : Kiara Liz (VF : Inconnue).
Veronica : Olga Safari (VF : Inconnue).
Le saviez-vous ? Anecdotes et coulisses.
Hurry up tomorrow est inspiré de l’album du même nom de the Weeknd sorti en 2025.
Rachel Zegler a été envisagée pour le rôle d’Anima.
Notre critique de Hurry up tomorrow.
On semble se diriger vers quelque chose de très psychologique, de quoi nous titiller.
Quand on aime ce genre de films, effectivement on y va avec un certain engouement avec bien entendu beaucoup d’inquiétudes sur le traitement donné. La première moitié du scénario va se diviser en deux intrigues. Celle sur Abel, passionnante, avec de la torture morale, des regrets, la vie d’artiste en dehors de la scène, la pression, les soucis personnels… Beaucoup de drames mais bien amenés et convaincants qui donnent déjà là une certaine lourdeur au film. C’est assez intense et on est conquis. Puis il y a celle sur Anima. Son fil conducteur est plus obscur, plus mystérieux, on ne comprend pas vraiment l’origine ni la finalité.
Vient alors la rencontre entre les deux et la seconde moitié du scénario va plus loin. On commence à s’y perdre davantage durant un moment car déjà on ne savait pas trop où on se dirigeait mais là, c’est comme si les scénaristes voulaient pousser encore dans les retranchements pour faire bien psychologique. On va explorer les sources d’inspiration, le pouvoir de la douleur sur une vie, sur ce que la souffrance personnelle peut engendrer sur une mentalité. Il est regrettable que ça part un peu trop loin sur certaines séquences. La fin est aussi très énigmatique, comme si on devait se faire sa propre conclusion mais sans avoir vraiment d’éléments pour nous guider sur ce qu’on devait comprendre.
Bon point sur le casting (Jenna Ortega crève l’écran) et ça fait plaisir car on s’attache davantage aux deux protagonistes. Néanmoins, ils ne sont pas traités de la même façon. Abel est une star de la chanson mais le film ne va jamais approfondir la scène mais comme on le disait, les coulisses. Il vit mal une rupture qui lui a déchiré le cœur, il perd sa voix à cause d’un souci, il s’égare lui-même et n’a plus de repère.
Le soutien de son manager n’est pas si utile car ce dernier est plus dans le business et il se veut même toxique à franchir certaines limites. Il a beaucoup de failles et on suit une forme de deuil émotionnel mais aussi un isolement fort qui le pèse. Anima fait des choses étranges et elle va rester une sorte de mystère tout au long du film. On ne sait pas si elle dit la vérité sur elle-même, ce qu’elle a en tête réellement, pourquoi elle fait tout ça. Intelligence ? Folie ? Perversité ? Cela va la rendre fascinante.
Rien à redire sur la réalisation qui est vraiment marquante. La caméra est souvent en mouvement, via des plans séquences magnifiques de simplicité mais qui nous plonge dans l’action de la scène, comme si on était un témoin de ce qui se passait sous nos yeux sans rien faire. Il y a quelque chose de vraiment intense dans la mise en scène avec plusieurs effets de style.
Il y a aussi plusieurs modifications du format de l’image, allant en pleine largeur pour une sorte de « liberté » à un format plus carré, symbolisant l’enfermement et la prison intérieure. Que dire aussi de la bande originale sublime, que ce soit aussi bien les chansons dont les paroles sont lourdes de sens que les musiques futuristes et enivrantes pour provoquer un malaise.
Hurry up tomorrow est prenant, qui pourrait ne pas plaire à tout le monde par les sujets douloureux abordés, avec une mise en scène très belle.







